Jessica Gabrielle – Café de la Danse

Jessica Gabrielle en voix-guitare ? J’avoue, j’étais curieux, habitué à l’entendre avec son groupe. J’ai la réponse, j’ai été séduit.


Au Bus Palladium, Jessica Gabrielle avait mis le feu, entrainant son public – et celui des autres – dans un rythme insensé, il était impossible de rester immobile. Au Café de la Danse, mes émotions n’avaient rien à voir, les titre s’enchainaient, je regrettais de n’avoir personne à côté de moi avec qui échanger un regard, à qui serrer la main, à bousculer d’un coup de bassin.

Jessica Gabrielle chante l’amour, ses amours, ses amours et ses blessures. Avec une voix qui répond à son âme, parfois ingénue, cristalline et fragile, parfois solide, soul, venant des tripes. Voilà un instant intimiste, qui donne envie de se regrouper autour d’elle sur la scène, se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer le corps, le coeur. Voilà sa voix qui prend son ampleur, la voute se couvre d’étoiles, le monde est à elle.

Un set trop court, mes airs fétiches sont là, Give It All, Goodbye, Crazy, Run. Des instants, des instants dans lesquels la salle se retrouve.

L’avantage ? dans cette configuration on saisit le sens des paroles, légères… ou pas.

Jessica Gabrielle, retenez ce nom, quand vous le verrez sur une affiche, votre âme saura où se réchauffer.

Igudesman & Joo – Olympia

J’avoue, je suis fan d’Igudesman & Joo, j’ai vu leur premier spectacle 3 fois, j’avais trouvé que le deuxième ne se renouvelait pas vraiment. Avec Play it Again, j’ai été servi.

L’idée de Play it Again, c’est de reprendre les morceaux joués en rappel de A Little Nightmare Music et de And Now Mozart, adaptés à chaque pays, et d’en faire un spectacle. Il y a plus de travail sur le contexte, et moins sur la musique, ce spectacle met en avant les qualités de linguiste de Joo, les grandes qualités d’acteur de Igudesman, appuyées, bien sûr, sur leurs talents d’instrumentistes, ils se sont rencontrés à l’âge de 12 ans, à l’école de Yehudi Menuhin.

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La résistible ascension d’Arturo UI – Comédie Française

Arturo Ui dans la salle Richelieu, je m’attendais à avoir le sang glacé à la fin de la pièce.

Avec La résistible ascension d’Arturo Ui, Bertolt Brecht transfigure la prise du pouvoir en Allemagne par Adolf Hitler. Sans éviter les sujets qui peuvent fâcher, a-t-il pris, le pouvoir, ou a-t-il été mis au pouvoir, et par quels intérêts. La pièce est presque entrainante, comme un spectacle de foire, on pourrait presque s’attacher à Ui, jusqu’à la scène finale, qui doit glacer le sang, attention la bête est encore vivante, le même ventre peut enfanter à nouveau.

J’ai trouvé que la mise en scène de Katharina Thalbach forçait trop ce trait du spectacle de foire, tombait dans la caricature, avec ses personnages au masque du Joker de Batman à la mode Tim Burton. Du coup on sait qu’il va perdre, le Joker perd toujours, qu’il se réincarnera à l’épisode suivant, pour perdre à nouveau. Et donc on passe à côté du message de méfiance de la scène finale.

Au delà, j’ai passé un excellent moment, la mise en scène est superbe, les acteurs sont grands chacun dans leur rôle, le dispositif scénique prend son ampleur dans l’espace immense de la scène (belle idée que ce filet – toile d’araignée, mais qui est vraiment à l’affut). Mon vrai regret reste de n’avoir reçu qu’avec mon cerveau cette pièce que je crois tripale, dont j’attendais qu’elle me fige le sang.

A la Comédie Française en fonction de l’alternance

Deux âmes en noir sur un toit blanc – Folie Théâtre

Certaines pièces (La Femme du Boulanger par exemple) valent le coup pour leur scène finale, et c’est le cas de Deux âmes en noir sur un toit blanc, que donne la troupe Les Serges à La Folie Théâtre, qui vous amène petit à petit à un moment d’émotion vraie que le public a pris le temps d’avaler à coup de longs applaudissements.

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Le Tartuffe – Petit Théâtre de Naples

Une intéressante vision colorée secoue et actualise la pièce de Molière au Petit Théâtre de Naples, par la Compagnie Icare de Naples, sous la direction de Patrick Rouzaud assisté de Sonia Ouldammar. Je l’ai trouvée d’une grande actualité, en cette avant veille de second tour d’élections présidentielles, qui devraient voir une nouvelle armée de faux dévots s’incliner devant le monarque nouveau.

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Ouragan catégorie 5 – La Folie Théâtre

J’ai vu une superbe pièce, hier soir, Ouragan Cat 5 à La Folie Théâtre, mais surtout j’ai été subjugué par le jeu de Candice Méchaly, tout en pudeur et en retenue, la colonne vertébrale de la pièce écrite et mise en scène par Nicolas Rocq.

Ouragan

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Nous les Humains – Comédie des 3 Bornes

Je suis sorti perplexe de ce spectacle de Maryvonne Beaune, sans pouvoir déterminer qui d’elle ou de moi est passé à côté du spectacle.

Maryvonne Beaune joue son propre texte. Elle parle d’elle, « folle » comme un compliment. De traces de sa grossesse, de sa conviction vegan (oui, je sais que le veau de la blanquette est mort), de la sixième extinction de masse, celle qui est en cours. Elle effleure les sujets, sans donner ses réponses, sans emmener le public dans sa croisade. Elle passe de la disparition de la race humaine à celle de la galanterie, je ne la crois pas superficielle au point de mettre ces deux sujets sur le même plan.

Humains

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Particule Particulière – Comédie des 3 Bornes

Ombeline de Tarragon a 35 ans, 2 enfants, et le poids d’une famille sur l’ascendance. Une famille d’aristos fauchés, ne pas confondre avec les néo-bourgeois friqués. Ombeline de Tarragon voulait faire du théâtre, elle est à la Comédie des 3 Bornes, où elle donne un One Woman Show de qualité, que j’ai trouvé plutôt fin et plutôt bien fait.

Tara

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Piège Mortel – Théâtre La Bruyère

J’ai pris un vrai pied, assis au milieu du deuxième rang du théâtre La Bruyère, à voir se succéder les coups de théâtre de Piège Mortel, l’histoire de Sydney Brown, auteur de pièces policières en panne d’inspiration, qui a besoin d’un succès à tout prix. Il reçoit le Piège Mortel, d’un de ses jeunes élèves. Il le fait venir pour travailler sur le texte, lui voler la pièce. Sera-t-il prêt à tout pour l’avoir ?

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Alimentation Générale – Théâtre des Béliers Parisiens

Alimentation Générale ne tient pas sa promesse, et j’en suis sorti déçu. Au vu du niveau habituelle de la programmation des Béliers Parisiens, du flyer, du logo « déconseillé aux moins de 16 ans » comme celui des jeux vidéo, je m’attendais à vivre quelques moments de terreur bien sentie comme le cinéma, et The Walking Dead, inspiration manifeste, savent bien le faire. Au lieu de ça, j’ai vécu une guignolade sans prétention, sympathique et caricaturale.

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