ARCHIBALD – GAF*GIG

Achibald est un explorateur imaginaire, incarné et chanté par Roxane Terramorsi (elle est aussi Emilie dans l’épopée des Franglaises), soutenue par Nicolas Gardel à la guitare, complétés par une section piano / contrebasse / batterie pour faire un quintet efficace.

Roxane est une personne singulière, extraordinaire au sens vrai du terme, elle a fait des études de biologie et d’éthologie, parcouru le monde, étudié les singes en Afrique et les blattes en laboratoire, exploré le Cap Horn (qui est une ile) et l’épave du navire d’un explorateur retrouvée par des pêcheurs pirates chinois, le plaisir d’un concert d’Archibald vient pour moitié de la musique et pour moitié des contes de Roxane. Forcément, elle a le sentiment d’appartenir à l’humanité, la conscience qu’elle est partie d’un tout. Elle met dans ses chansons l’aventure, les modes de vie nomades, la musicalité des langues.

Chaque chanson a une histoire, fait partie de son histoire, parfois a attendu que son histoire se déroule avant de prendre sens.

Archibald est un explorateur imaginaire, il peut voyager dans l’espace, dans le temps, les contraintes des frontières sont pour lui la démarcation des espaces à découvrir, des souvenirs à rapporter.

A l’arrivée, une musique inclassable, qui me donne érection pilaire sur érection pilaire, à base de notes soutenues, sa voix laisse aux instruments le soin de dérouler les lignes mélodiques, c’est magique. Une forte teinture jazzy, c’est vrai, seulement une teinture, sa musique est personnelle et universelle.

Archibald se produit parfois en duo intimiste, la voix de Roxane Terramorsi sur les notes de la guitare de Nicolas Gardel, parfois en formation complète, la musique prend alors toute son ampleur, et vous emmène pour un voyage qui vous ouvre l’esprit, vous fait découvrir des contrées inconnues, le secret de la vie, regarder, recevoir.

Le site d’Archibald

Achille’s Family – GAF GIG

Superbe moment que ce concert d’Achille’s Family.

De la bonne musique funk, celle qui fait se lever les invalides et se remuer les culs serrés.

Configuration oblige, ils étaient en configuration restreinte, à 5, basse, guitare, cornet/clavier, choriste, sous les baguettes de Léo Anabia, chanteur/batteur/leader, on ne se lance pas dans les parallèles, mais quand le batteur prend le lead, ça donne des grandes choses.

Ils se produisent aussi à huit, et puis sur des grandes scènes… là, on ne compte plus.

Achille’s Family, c’est de la joie de vivre à l’état pur, d’ailleurs c’est le nom de leur premier album, et d’un de leurs titres, Life is Beautiful.

Avec une mention particulière pour Laura Etchegoyhen, je ne le dis pas parce qu’elle est de Cherraute (les initiés comprendront), mais elle a une voix superbe.

J’ai aimé leurs titres à eux, adoré leurs reprises (ah… Prends la route !). Ils y avait un univers, une joie de vivre. Les sons du cornet de Philippe Antoine, les solos de la guitare de Romain Domergue, la première fois du bassiste.

Leur soif de vivre est contagieuse, l’assistance entière, debout depuis le premier tiers du concert, a pris des percussions, la performance est devenue globale, tout le monde profitait de la vie.

Ils vont bientôt sortir leur nouvel album. Réservez-le.

Le Vilain Petit Canard – Pirate’s GIG

Premier Pirate’s GIG, hier soir, on avait demandé au Vilain Petit Canard, qu’on avait vu en juin dernier au théâtre Pixel, de venir jouer pour les Pirates et une vingtaine de leurs amis.

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On a retrouvé la beauté du conte d’Andersen, la sensibilité de l’interprétation qu’en donne Pascal. On a rencontré Eric, écouté sa démarche, son histoire, l’histoire de la compagnie Passe à l’Acte, de belles histoires, de belles personnes. Pascal, c’est le clown d’Eric. Beaucoup d’émotions hier, beaucoup d’émotions ce matin, quand on a reparlé de tout ça, autour de la table du petit déjeuner.

Les Pirates et leurs amis ont écouté, pas toujours attentifs au début, totalement pris par l’histoire à la fin.

Pascal s’est éclipsé, et puis Eric est parti, pris par le temps.

Les enfants se sont mis à jouer, toujours une vingtaine, ils sont allé dans la chambre, ils étaient silencieux, c’est inquiétant, vingt enfants calmes dans une chambre, derrière une porte fermée. Alors j’ai entrebâillé la porte, pour jeter un œil. Ils étaient là, à se rejouer la pièce, debout sur la table à essayer de s’envoler comme Le Vilain Petit Canard devenu cygne.

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Doucement, j’ai refermé la porte.

Woodbell – GAF GIG

Woodbell est un superbe groupe de Brit Pop français. Vraiment superbe. Si un jour vous voyez leur nom sur une affiche, entrez, vous vivrez un moment magique.


Jasmine Collet, Jon Sayer, Marion Hédin. L’alliance de trois voix, de trois instruments, de trois personnalités.

Jasmine, c’est l’alto, et une voix cristaline qui vous emmène au delà des cieux. Jon c’est le violoncelle et la guitare, il a composé la majorité des titres. Marion, c’est le violoncelle, une voix qui réchauffe, elle compose également.

Leurs voix, leurs instruments, leurs coeurs se rejoignent, ils créent leurs arrangements, la magie se fait, ça prend, ça me prend. On est plus loin que l’harmonie, bien au delà de la mélodie. on est au coeur de la musique, là où beaucoup rêvent d’aller, où bien peu arrivent. Ils y sont.

Chaque titre est un voyage, le fruit d’un immense travail.

Je viens d’écouter leur EP – il sort le 10 novembre, oui, j’ai de la chance. Tout est bon. Chaque titre est plus que bon, je ferme les yeux.

En live, c’est encore meilleur. Un peu moins lèché, forcément, mais accompagné de leurs sourires, des regards qui s’échangent, des signes de leur complicité.

J’adore One Card, je vois le film dont Run pourrait être le générique. Je try to smile.

Ils reprennent, réhabitent un titre d’un groupe des années 60 qui n’a pas survécu au tournant des années 70, Eleanor Rigby, qui retrouve une belle actualité.

Il y a du Paul McCartney, dans Woodbell, peut-être un peu de Sting, aussi, dans la capcité de tout explorer, de tirer la quintescence de l’endroit où ils sont allés, d’en intégrer l’essence dans leur magie.

C’était juste beau.

Faustine – House Gig

De la très bonne chanson française, entrainante et délurée, sympathique et mélodieuse


Il y a du sud, dans Faustine, les rythmes, les modulations de la voix, la façon dont elle bouge. D’ailleurs elle est de Nimes.

Ses chansons parlent de la vie, des sentiments. Certaines sont très personnelles, intimes. Toujours belles.

Elle est soutenue par un ensemble solide, Théo de Hond à la guitare, Marion Elan Trigo au violoncelle, Julie Morpan Pallier la Béarnaise au violon, ils aiment jouer ensemble, et ça se sent.

Faustine Pont – la chanteuse, Faustine c’est le nom du groupe – est aussi actrice, j’ai aimé la voir dans Blondie et Brunette, elle était Brunette, et dans MeurtreS à Cripple Creek. Elle sera Medusina cet été dans Hercule une histoire à la grecque.

Faustine a remporté le Metro Music Awards 2016, catégorie groupe, et c’est mérité, il y a du concentré de talents, dans Faustine.

Victoria Rummler – House Gig

Une belle artiste, une belle voix, une belle personne, une belle soirée


Victoria Rummler est originaire du Michigan, elle chante (et compose) les impressions et les émotions que le monde lui apporte sur un mode plutôt jazz.

Elle nous a donné sa vision, ses pérégrinations pendant une quinzaine de titres, des compositions personnelles, des interprétations, des réinterprétations.

J’ai adoré sa composition Words, qui m’a touché au coeur.

Rien que pour moi, une version de As Time Goes By (avant que Star Wars ne devienne le plus grand film de l’histoire, il y a Casablanca, et si vous voulez vous en convaincre, regardez image par image le moment où Humphrey Boggart revoit Ingrid Bergman, faites de même avec le poignardage de Han Solo par son fils).

Une version endiablée de I Wanna Be Loved By You, Marilyn peut rester sur son île.

CLIO – Home gig

CLIO, c’est une artiste majuscule. Elle est encore toute jeune, toute fine, toute timide. Elle détourne les yeux, comme si elle allait se bruler. Mais quand chante… c’est magique. Je la sens comme le résultat de la fusion de Barbara et de Françoise Hardy.


Accompagnée à la guitare par Gilles Clément, rassurée par sa présence, elle nous accueille dans son univers intimiste, à la fois léger et profond, elle nous régale de petits bonbons acidulés.

Ses textes sont beaux, poétiques. Sur l’album (ah oui, elle a sorti le 01/04/16 son premier album), on trouve Les équilibristes, sur les enfants qui apprennent à faire du vélo, ou Eric Rhomer est mort (deux versions, dont une avec Fabrice Luchini, pas mal pour un premier album, non ?). En concert, elle donne Amoureuse, il faut ne pas avoir de coeur pour ne pas fondre à l’écoute d’Amoureuse.

Le site web de CLIO