Jessica Gabrielle – Café de la Danse

Jessica Gabrielle en voix-guitare ? J’avoue, j’étais curieux, habitué à l’entendre avec son groupe. J’ai la réponse, j’ai été séduit.


Au Bus Palladium, Jessica Gabrielle avait mis le feu, entrainant son public – et celui des autres – dans un rythme insensé, il était impossible de rester immobile. Au Café de la Danse, mes émotions n’avaient rien à voir, les titre s’enchainaient, je regrettais de n’avoir personne à côté de moi avec qui échanger un regard, à qui serrer la main, à bousculer d’un coup de bassin.

Jessica Gabrielle chante l’amour, ses amours, ses amours et ses blessures. Avec une voix qui répond à son âme, parfois ingénue, cristalline et fragile, parfois solide, soul, venant des tripes. Voilà un instant intimiste, qui donne envie de se regrouper autour d’elle sur la scène, se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer le corps, le coeur. Voilà sa voix qui prend son ampleur, la voute se couvre d’étoiles, le monde est à elle.

Un set trop court, mes airs fétiches sont là, Give It All, Goodbye, Crazy, Run. Des instants, des instants dans lesquels la salle se retrouve.

L’avantage ? dans cette configuration on saisit le sens des paroles, légères… ou pas.

Jessica Gabrielle, retenez ce nom, quand vous le verrez sur une affiche, votre âme saura où se réchauffer.

Jessica Gabrielle – Bus Palladium

Jessica Gabrielle a réveillé le Bus Palladium, samedi soir, et elle y a mis le feu.


Il faut avouer que ça ronronnait un peu, deux sets soporifiques indignes d’un festival folk de sous préfecture avaient endormi la salle, l’ingénieur lumière, jusqu’au diable rouge qui animait la soirée et s’inquiétait d’un éventuel abus de tranquillisants dans les boissons.

Quand Jessica Gabrielle est arrivée, avec un set très pro, parfaitement réglé, elle a envoyé du lourd, et ça faisait du bien à tout le monde, on bougeait, les lumières se sont animées, la vie a repris dès les premières mesures de l’impro. Enfin elle est entrée sur scène, sa voix a pris son ampleur, ses teintures soul, c’est devenu magique.

Elle s’appuie toujours sur la rythmique et les voix de Leo Anabia à la batterie, et Alexeï Derevitsky à la basse, et sur le clavier enchanté de Pierre Van De Walle. Mathias Di Giusto a rejoint le groupe, il lui apporte son jeu teinté rock et ses superbes solos de guitare.

Dans le set, il y avait tout Jessica Gabrielle, des titres figurant sur les EP Now you know (2014) et Run (2016), des titres plus anciens, et quelques titres de son album à venir le 17 avril prochain, réservez-le déjà 😉

Avec l’arrivée de Mathias Di Giusto, le son a évolué, il a pris une énergie revigorante, j’ai vraiment beaucoup aimé, c’est plus rock, toujours pop, sans avoir oublié les teintures soul, en particulier quand la voix de Leo Anabia vient renforcer celle de Jessica.

Samedi soir, Jessica Gabrielle était une rock star, pour un public enflammé qui en voulait encore.

Le site de Jessica Gabrielle et sa page Facebook

Merci à Charles Combarel de Colligence qui m’a transmis cette superbe photo de Ellison Photography. Rock star ? Rock star !