Concert sous hypnose – Apollo Théâtre

Une expérience musicale hors du commun, le Concert sous Hypnose auquel j’ai assisté à l’Apollo Théâtre tient sa promesse, j’y suis rentré curieux, j’y ai assisté perplexe, j’en suis sorti étonné.

Hypno

Dès le début c’était étrange. A mon goût, je m’assieds au premier rang – mais pas sous le retour, ma voisine entame la conversation, elle a déjà assisté au spectacle, elle me prévient de ce qui va se passer. 12 personnes au premier rang, je suis le seul homme.

Le concert commence. Geoffrey Secco, saxophone en bandoulière, nous fait nous lever, nous étirer, il commence à parler, sa voix est rejointe, remplacée par celle de Jean Doridot, qui met la salle dans un état de conscience modifiée.

J’ai plus observé le spectacle que vécu le spectacle, c’était une expérience étrange, presque déstabilisante.

Il y a la musique, un jazz calme interprété par d’excellents musiciens, un peu progressif, sans les envolées ni les morceaux de bravoure qu’on attend en général. Sans les applaudissements qui rythment les solos et concluent les morceaux. La salle est calme.

Il y a la lumière, parfois un peu agressive (là j’ai fermé les yeux), parfois résumée à quelques points bleus.

Il y a les mots, Geoffrey Secco, Jean Doridot, l’un nous emmène dans son road trip en Australie, sa rencontre avec un moine Tibétain en fin de vie , l’autre dans un voyage dans une perspective inversée, à la recherche d’un espace, d’un animal totem, de l’instant de la conception.

Observateur, je me retourne. Les spectateurs sont… détendus, comme peuvent l’être les passagers d’un long courrier, dans une position plus confortable, la tête posée, les yeux fermés. Sauf un, derrière moi, lui est dressé, les yeux grands ouverts, presque exorbités. Je vous laisse imaginer dans quel type de film je me suis retrouvé…

Le concert a duré. Musique agréable, salle silencieuse. Il prend fin, comme dans les films, la voix de Jean Doridot décompte, 10, 9, 8… 1, la salle se réanime, les spectateurs s’étirent. Ils applaudissent, une fois. Pas de rappels. Ma voisine m’explique que le voyage était encore différent, que c’est la première fois qu’il y a l’animal totem, qu’elle a été surprise de ce qu’elle a trouvé. Qu’à nouveau elle était incapable de bouger, qu’elle avait senti que je remuais.

Geoffrey Secco avait annoncé qu’à l’issue du concert les gens seraient bien, apaisés, je les écoute échanger, c’est vrai. Ils sortent dans la rue, piétonne, emmène leur paix avec eux. Ils sont contents, heureux. Ils sourient, se sourient, se parlent.

C’est un spectacle étrange, étonnant, atypique. C’est une expérience intéressante, à vivre.

A l’Apollo Théâtre, selon la programmation, et en tournée.

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