Mademoiselle – Théâtre du Marais

Mademoiselle sort de scène, c’est sa dernière représentation, elle nous raconte sa vie, son histoire, ses espoirs. Sans pathos, elle nous transmet sa leçon de vie, l’essentiel, ce n’est ni la gloire ni l’argent, c’est le respect et l’amour des autres. Un beau spectacle, généreux et tendre, qui m’a réchauffé le cœur

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Folies Mania – Comédie Nation

J’ai pris un vrai plaisir à rire du début à la fin de Folies Mania à la Comédie Nation. Du bon rire qui fait du bien, du rire de bon goût, mélange de cabaret et de music-hall. Une sorte de Flying Circus à la française, l’enfant bonhomme des Monty Python pour l’univers burlesque et saccadé, de Raymond Devos pour l’absurdité des mots.

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Cyrano de Bergerac – Comédie Saint Michel

Cyrano de Bergerac joué par 6 clowns, c’est un pari, un pari superbement réussi de la compagnie Parpadou qui le donne à la Comédie Saint Michel, je suis sorti scotché et ému. Ils ont osé ce parti pris, osez aller les applaudir, ils méritent un triple bravo.

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Le Roi se meurt – Ciné XIII Théâtre

Julie Duchaussoy a pris le parti, pour la mise en scène du Roi se meurt, d’un roi jeune, encore en pleine forme, ça donne une version énergique, dynamique de la pièce, quand la mort frappe un homme, un univers, qui devraient encore avoir la vie devant lui, et dont l’univers va se glacer, se lézarder, s’effondrer en 90 minutes.

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Irma rit Rose – Folie Théâtre

Irma rit Rose, c’est d’abord un spectacle truculent, qui enchaine les caricatures et les bons mots sur un rythme échevelé, on suit la vie de Stéphanie, célibataire, celle de son amie Noémie, surtout… voilà Melchior et Balthazar, les enfants, Paul, le mari, Simone, la tante, tout un petit monde qui va converger pour un réveillon fédérateur, avec le pote slameur, la fiancée décérébrée…

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L’Opéra Panique – Théâtre Darius Milhaud

Pourquoi Panique ? En l’honneur du dieu Pan, le dieu de l’amour, de l’humour, et de la confusion. Avec la touche de Non Sense qu’y ajoute l’Ours à Plumes, je me suis laissé emporter dans une succession de rêves, chaotiques et démesurés, avec une touche de brutalité amoureuse.

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Le texte est d’Alejandro Jodorowsky, oui, le scénariste de BD (les Meta Barons, les Technopères…), le porteur d’une adaptation onirique mais avortée de Dune au cinéma, un texte surréaliste, quinze petites scènes, quinze situations, quinze histoires, dans chacune les personnages sont placés face à une mécanique implacable à laquelle ils ne peuvent échapper.

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Noces de Sang – Folie Théâtre

Noces de sang, c’est l’histoire d’une mère que le sort a privé de son mari, de son fils ainé, qui vit pétrifiée à l’idée de perdre son second fils. C’est l’histoire d’une jeune femme, que son père veut marier pour gagner des terres et des bras. Une jeune femme qui n’a pas oublié son premier amour, mais il n’apportait pas de terres.

C’est une époque, quand des générations successives mères décharnées prévenaient leurs filles des brulures de l’amour. Et, génération après génération, elles se brulaient.

Noces de sang, c’est la vie, la vie c’est l’amour, la violence, la mort. Vida, pasion y muerte.

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Jessica Gabrielle – Bus Palladium

Jessica Gabrielle a réveillé le Bus Palladium, samedi soir, et elle y a mis le feu.


Il faut avouer que ça ronronnait un peu, deux sets soporifiques indignes d’un festival folk de sous préfecture avaient endormi la salle, l’ingénieur lumière, jusqu’au diable rouge qui animait la soirée et s’inquiétait d’un éventuel abus de tranquillisants dans les boissons.

Quand Jessica Gabrielle est arrivée, avec un set très pro, parfaitement réglé, elle a envoyé du lourd, et ça faisait du bien à tout le monde, on bougeait, les lumières se sont animées, la vie a repris dès les premières mesures de l’impro. Enfin elle est entrée sur scène, sa voix a pris son ampleur, ses teintures soul, c’est devenu magique.

Elle s’appuie toujours sur la rythmique et les voix de Leo Anabia à la batterie, et Alexeï Derevitsky à la basse, et sur le clavier enchanté de Pierre Van De Walle. Mathias Di Giusto a rejoint le groupe, il lui apporte son jeu teinté rock et ses superbes solos de guitare.

Dans le set, il y avait tout Jessica Gabrielle, des titres figurant sur les EP Now you know (2014) et Run (2016), des titres plus anciens, et quelques titres de son album à venir le 17 avril prochain, réservez-le déjà 😉

Avec l’arrivée de Mathias Di Giusto, le son a évolué, il a pris une énergie revigorante, j’ai vraiment beaucoup aimé, c’est plus rock, toujours pop, sans avoir oublié les teintures soul, en particulier quand la voix de Leo Anabia vient renforcer celle de Jessica.

Samedi soir, Jessica Gabrielle était une rock star, pour un public enflammé qui en voulait encore.

Le site de Jessica Gabrielle et sa page Facebook

Merci à Charles Combarel de Colligence qui m’a transmis cette superbe photo de Ellison Photography. Rock star ? Rock star !

Les Copines – Concert sauvage

Laura est de Mauléon, Maëlys est de Saint Palais, et Manon est d’Hendaye. La Soule, la Basse-Navarre, le Labourd, les trois provinces françaises du Pays Basque sourient quand elles chantent, au Pays Basque on chante en harmonie, elles chantent bien, et en souriant.

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Les Copines revendiquent un répertoire qui fait le grand écart, entre chansons Trad et chansons Crade, qui se rejoignent dans le souvenir plus ou moins nostalgique des bons moments de la vie.

Les chansons Trad, ce sont des chants du Pays Basque, qui chantent la montagne, l’amour, le vent qui passe. Elles chantent en Souletin (pour le plaisir des oreilles des connaisseurs) entonnent les grands moments du répertoire. Elles ont également importé et traduit des airs folkloriques venant d’ailleurs, entendez le Béarn voisin, et les donnent avec entrain.

Un entrain contagieux, d’ailleurs, au Pays Basque, on chante, on boit, on fait la fête, on est heureux, généreux, on célèbre, et si la célébration prend le pas sur l’occasion, on le fêtera aussi.

Les chansons Crade, c’est le répertoire paillard qu’on s’attend plus à trouver dans les salles de garde, celles des médecins ou des casernes, qu’on est presque surpris d’entendre dans la bouche de jeunes femmes souriantes. Forcément, c’est un peu plus clivant que les chansons Trad… mais reprendre un air fortement misogyne en le rendant mélodieux, c’est s’en moquer, se moquer de ceux qui le prennent trop au sens propre, non ?

Dans un bar de Montmartre, Les Copines avaient réuni quelques amis le temps d’un shooting, elles avaient besoin de photos pour leur promotion, d’un public à l’accent qui chante pour donner à ce petit coin de Paris des airs de Sud Ouest, évidemment ça a divergé, bien sûr le moment s’est transformé en un vrai concert impromptu, en une vraie fête.

Trois voix, trois tessitures, naturellement accordées, même quand elles soupirent c’est mélodieux. Laura, par ailleurs membre de Achille’s Family,  est la plus grave, quand elles s’accordent, complices, la magie prend, l’harmonie polyphonique s’envole, et je me suis régalé.

Noémie et la prisonnière des enfers – Ciné XIII Théâtre

Dois-je, ou non, vous parler de cette pièce que nous avons vue au Ciné 13 Théâtre. Baroudeur et Fléchette ont beaucoup aimé suivre les aventures de Noémie, et au fond, c’est l’essentiel, non ? En deux mots, la mère de Noémie est morte, elle lui manque, et ses amies se moquent d’elles. Noémie s’endort, rêve que son doudou (il s’appelle Calin) s’anime et l’accompagne aux enfers retrouver sa mère, la raccompagner au paradis, avant de trouver, à son réveil, le coquillage qu’elle lui a donné, et qui chante sa berceuse préférée.

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Quand je suis entré dans la salle, j’ai eu le souvenir de mes années de primaire, un pupitre, des voix d’enfants qui disent des poésies pour la fête des mères, c’était un bon moment, poétique et nostalgique. Quand Jennifer Rihouey s’est animée, je me suis calé dans mon fauteuil, prêt à passer un bon moment.

Le sujet est intéressant, le texte, à l’exception de la séquence un peu longue des mots déformés, est globalement enlevé et humoristique, avec beaucoup de références à la mythologie greco-romaine, le Styx, Charon, Cerbère, les Parques, espérons que les parents sauront répondre aux questions des têtes blondes.

La mise en scène est malheureusement absente, à l’exception notable de Jennifer Rihouey dont le jeu (ou la situation ?) m’a vraiment touché, les acteurs jouent sans contrôle, et certaines fautes sont si visibles qu’un enfant de 4 ans hurlera « Elle est partie de l’autre côté » quand deux acteurs sortiront à jardin pour suivre Noémie, sortie à cour.

http://www.cine13-theatre.com/

http://compagniequiportequoi.com/index.php

Achille’s Family – Dame Rose

La musique d’Achille’s Family est entrainante, c’est du bon funk, qui donne envie de bouger, de se remuer. Je l’avais aimée en formation réduite, je l’ai adorée en formation plus complète. L’énergie de Leo Anabia est vraiment contagieuse, son dynamisme et son entrain m’enchantent à chaque fois que je le vois.


Avec le renfort d’un percussionniste et d’un saxophone, Achille’s Family a mis une vraie ambiance dans la salle du Dame Rose, l’ancien Petit Journal Montparnasse, c’était un sacré challenge que de jouer le premier set pendant que les tables se restauraient.

Du funk, du fun, de la joie, de l’énergie, Achille’s Family en a donné, avec générosité, en mettant de la bonne humeur, en entrainant l’audience à se lever, à bouger, à vivre. Parce qu’Achille’s Family, ce n’est pas de la musique à écouter assis (et encore moins en ingurgitant un rata très limite), c’est de la musique à écouter debout, en groupe, à vivre ensemble, c’est de la musique communicative, de la musique qui vous incite à sourire à ce voisin inconnu, à bouger ensemble. Achille’s Family, c’est de la vie, de la vie brute à l’état brut.

Leur plaisir de jouer ensemble s’entend, l’équipe est soudée, homogène, professionnelle. Leur album s’appelle Joie de Vivre ? La promesse est tenue, et bien tenue. La preuve :

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Je lance cependant un slogan : le buggle c’est bien, le cor c’est mieux, les longues sonorités graves du cor d’Antoine Philippe vont mieux au son du groupe que celles de son buggle.

Have fun, have funk.

Le site du groupe et sa page FaceBook