Noémie et la prisonnière des enfers – Ciné XIII Théâtre

Dois-je, ou non, vous parler de cette pièce que nous avons vue au Ciné 13 Théâtre. Baroudeur et Fléchette ont beaucoup aimé suivre les aventures de Noémie, et au fond, c’est l’essentiel, non ? En deux mots, la mère de Noémie est morte, elle lui manque, et ses amies se moquent d’elles. Noémie s’endort, rêve que son doudou (il s’appelle Calin) s’anime et l’accompagne aux enfers retrouver sa mère, la raccompagner au paradis, avant de trouver, à son réveil, le coquillage qu’elle lui a donné, et qui chante sa berceuse préférée.

img_4492

Quand je suis entré dans la salle, j’ai eu le souvenir de mes années de primaire, un pupitre, des voix d’enfants qui disent des poésies pour la fête des mères, c’était un bon moment, poétique et nostalgique. Quand Jennifer Rihouey s’est animée, je me suis calé dans mon fauteuil, prêt à passer un bon moment.

Le sujet est intéressant, le texte, à l’exception de la séquence un peu longue des mots déformés, est globalement enlevé et humoristique, avec beaucoup de références à la mythologie greco-romaine, le Styx, Charon, Cerbère, les Parques, espérons que les parents sauront répondre aux questions des têtes blondes.

La mise en scène est malheureusement absente, à l’exception notable de Jennifer Rihouey dont le jeu (ou la situation ?) m’a vraiment touché, les acteurs jouent sans contrôle, et certaines fautes sont si visibles qu’un enfant de 4 ans hurlera « Elle est partie de l’autre côté » quand deux acteurs sortiront à jardin pour suivre Noémie, sortie à cour.

http://www.cine13-theatre.com/

http://compagniequiportequoi.com/index.php

Ala-e-Din – Ciné XIII

La compagnie Acte II donne Ala-e-Din au Ciné 13 dans une version bourrée d’énergie et de rythme.

vizir

L’histoire est connue, un jeune homme du peuple et une princesse rebelle tombent amoureux, avec en arrière plan un vizir qui veut devenir calife, un génie dans une lampe, un peuple oppressé, et une mère malade.

Quand Matthieu Brugot entre en scène, le vizir manipulateur au regard perçant saisit l’attention des petits et des grands. Edward Wolf donne un Aladin bondissant, Jonathan Dos Santos est le calife dépassé et un génie déjanté, Morgane Quiguer une Jasmine rebelle et combative.

Un décor très simple, 5 colonnes triangulaires et 3 cubes, une belle lumière, des scènes jouées, chantées, chorégraphiées. Des combats bien réglés, je me suis pris à craindre que les cimeterres ne passent un peu près, mais non. À nouveau, Edward Wolf, Matthieu Brugot, Jonathan Dos Santos et Morgane Quiguer déploient une énergie féroce et contagieuse, ils entrainent le public dans leur vision des aventures d’Aladin.

Un vrai regret, les scènes chantées le sont sans micro, leurs voix sont perdues dans la musique. C’est une belle pièce un peu chantée, pas un musical, mais ça serait une très belle pièce avec des séquences Musical si ils utilisaient des micros et un peu de réverb pour soutenir les voix dans ces séquences (sans tomber dans le travers de les utiliser aussi pour les scènes jouées, ils ont de belles voix qui portent, qu’ils contrôlent, que  j’ai aimé apprécier au naturel)

Baroudeur et Fléchette étaient là, leur commentaire rejoint celui de tous les enfants qui sortaient de la salle les yeux pleins d’étoiles : « SUPER !!! » (avec, pour Fléchette, l’exégèse des différences avec le dessin animé :-).

Le site du théâtre

Le site de la compagnie et sa page FaceBook