Au delà du projet de raccrochage, Nous sommes le vent debout est un beau spectacle tripal, viscéral, des jeunes racontent des histoires de vie, leur vie. Un spectacle touchant, émouvant. A aller voir quand il passera près de chez vous.

Au delà du projet de raccrochage, Nous sommes le vent debout est un beau spectacle tripal, viscéral, des jeunes racontent des histoires de vie, leur vie. Un spectacle touchant, émouvant. A aller voir quand il passera près de chez vous.

Marion Chobert a osé s’inspirer de L’Orange Mécanique, en faire un seul en scène qui nous renvoie aux peurs viscérales des sociétés humaines, aux conséquences de la façon dont ces sociétés réagissent. Une réussite, portée par la performance de Romaric Séguin.

Un grand coup de cœur pour Le Plaisir de Rompre à la Folie Théâtre, qui m’a totalement embarqué, une petite pièce avec de grandes racines, à voir absolument.

Mon quatrième Troisième Lundi du Docteur Dory a tenu ses promesses, avec un message d’action simple, efficace, qui redonne la pêche et le sourire.

J’ai un vrai coup de cœur pour Les Bijoux de Pacotille, qui m’a touché au plus profond. L’histoire d’une petite fille qui perd ses parents dans un accident de la route, qui grandit avec ses souvenirs, qui construit et reconstruit. L’histoire universelle de tous les enfants qu’un accident a rendus différents. A voir au Théâtre du Rond Point.

Laetitia Lebacq donne une Lettre d’une Inconnue bluffante, impressionnante d’engagement, à La Folie Théâtre. A voir si vous avez un cœur.

Dans une adaptation et une mise en scène de Jean Quercy, Eric Auvray donne une interprétation toute en nuances et confidences de l’Etrange Défaite, le livre dans lequel Marc Bloch donnait sa vision d’historien de la défaite de 1940, dont le message reste actuel, très très actuel.

Courez voir Quelque part dans cette vie avant que ça ne soit le succès de la saison, vous passerez pour un précurseur. Une belle histoire de liens qui se dénouent entre un homme âgé et une jeune femme en colère.

La Petite Folie, à La Folie Théâtre, est un bel écrin pour le beau texte de Danièle Mahaut, un moment clé dans la vie de deux femmes qui auraient du se détester et qui vont être chacune pour l’autre la clé d’un futur épanoui. Merci d’être passée, un texte plein d’émotions, d’humour, d’impudeur pudique et de légèreté malicieuse, justement récompensé par le P’tit Molière 2017 du Meilleur Auteur Vivant.

Entré (un peu) dubitatif dans la XXL du Théâtre de Ménilmontant, je suis ressorti glacé et bluffé par cette interprétation magistrale de 1984, le livre de George Orwell a pris forme sous mes yeux, un grand Bravo à Sébastien Jeannerot.

L’émotion de Sanseverino a emporté (presque) tout le public de Clamecy ce samedi soir, dans son hommage à François Béranger, pour moi c’est ce qui fait un grand moment, quand l’émotion et les sentiments sont prégnants, quand ils l’emportent sur la technique.
Au Théâtre de Nesle, Maura Baiocchi, danse, joue et raconte d’une façon la vie hallucinée d’Antonin Artaud, l’homme qui faisait délirer l’art et le théâtre. Je me suis laissé embarquer par sa performance, c’était un grand et beau moment.

Un homme est assis confortablement, il lit goulument. Il va nous ramener à ses dix ans, au moment où Mademoiselle Mansart, institutrice remplaçante, va lui apprendre la lecture, celle où on s’interroge, celle où les mots nous entrainent sur le toboggan des émotions. C’est au Tremplin Théâtre que j’ai vu cette pièce positive, savoureuse. Une pièce naturelle, pour tous, pour tous ceux qui ont l’esprit ouvert, pour ceux qui ont juste besoin d’un instant positif.

Au Théo Théâtre, la compagnie Oghma vous invite à un voyage dans le temps, entendre quatre contes de Perrault tels qu’ils se disaient à l’époque. Le texte de l’époque, la langue de l’époque, l’éclairage de l’époque. Un voyage qui vaut le coup, mis en scène par Charles Di Meglio, avec un grand bravo au jeu d’Elsa Dupuy.

Mes a priori ont pris une gifle en assistant au Tartuffe magistral qu’a imaginé Michel Fau au Théâtre de la Porte Saint Martin, et ça leur fait du bien.
Mademoiselle Frankenstein est devenue mon amie. Une pièce de théâtre ? Oui, et ses interprètes. Parce que ce n’est pas seulement une belle pièce, c’est une grande pièce.

C’était la cinquième fois que je voyais la pièce, la quatrième année. Il y a des pièces que j’ai vues trois, quatre, cinq fois pour des raisons très différentes, je finissais toujours par les connaitre par coeur, ne plus devenir attentif qu’aux détails pendant que le texte ronronnait.
Hier soir, j’ai encore, à nouveau, été pris, été saisi. Bien sûr Frédéric Gray était assis quand nous sommes entrés dans la salle, bien sûr le rideau frémissait comme s’il était vivant, bien sûr Christelle Maldague est apparue. Bien sûr nous sommes rentrés dans la compréhension de l’âme de Mary Shelley, de la naissance de Lazarro Spallanzani. Bien sûr j’ai écouté les aphorismes de l’anglaise désinvolte, vu tourner les yeux de l’italien démoniaque.
J’ai écrit un jour que Mademoiselle Frankenstein est comme un film de M Night Shyamalan, à voir deux fois. Je me suis trompé. Un film de MNS se voit deux fois, et on en a fait le tour. Mademoiselle Frankenstein, comme un vrai ami, a quelque chose de plus à dire à chaque rencontre.
J’ai revu la pièce, et je l’ai découverte, savourée, comme si c’était la première fois. Je me suis laissé emporter, surprendre. J’ai été emporté, surpris, étonné, séduit. J’ai savouré le jeu des acteurs, admiré le jeu des lumières (un coup de chapeau, au passage, au travail du régisseur). J’ai relu ces genèses imbriquées, j’ai marché.
L’an dernier c’était la dernière saison à La Folie Théâtre, la représentation d’hier soir l’ultime représentation de la pièce dans l’écrin qui l’a vue naitre. La pièce continue, elle vit, tourne, en région parisienne, en province. Dans des salles de toutes tailles.
Je suis serein, je la reverrai. C’est une amie, on revoit toujours ses amis.
Un très grand spectacle dans une toute petite salle, voilà la surprise que j’ai eue à La Croisée des Chemins avec Ludwig, une belle pièce écrite et mise en scène par Olivier Schmidt, superbement interprétée par Julien Hammer et Charlotte Moineau.
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Depuis décembre 2011, quand j’avais vu pour la première fois Les Franglaises à La Pépinière, rien n’a changé, et pourtant tout a changé, ce ne sont plus les Franglaises, ce sont les Franglaisissimes, qui méritent standing ovation et superlatifs.

C’est une superbe version décapée de la pièce décapante de Feydeau que donnent Les Sans Chapiteau Fixe au Théâtre 13. Une version énergique, chantée, dansée, au cordeau, à aller voir absolument.

Une fois encore, James Thiérrée et la Compagnie du Hanneton m’ont fait rêver, avec La grenouille avait raison, leur nouveau spectacle. Une fois encore, j’ai assisté à un spectacle onirique, je suis entré dans la salle, j’ai ouvert les yeux, et j’ai rêvé, rêvé d’un monde où les lois de la mécanique ne s’applique pas, où seule la gravité du destin existe.