
Andromaque – Pavillon Villette : ne boudez pas votre plaisir, savourez le parti pris naturel et contrasté des Tréteaux de France et de Robin Renucci pour revenir à l’essentiel subversif d’Andromaque

Andromaque – Pavillon Villette : ne boudez pas votre plaisir, savourez le parti pris naturel et contrasté des Tréteaux de France et de Robin Renucci pour revenir à l’essentiel subversif d’Andromaque

Getting Ready aux Plateaux Sauvages : un patchwork rafraîchissant de scènes jouées, dansées et diffusées pour un dialogue sur l’importance des origines, la nécessité de leur transmission, la capacité à se construire en fonction.

Des mots, des maux, Démos, Démosthène à l’Essaïon Théâtre : un mashup oratoire qui garde une vraie cohérence, une pièce agréable dont le spectateur sortira en ayant ri, appris… et noté quelques conseils qui lui seront bigrement utiles lors de son prochain discours.

Pôles au Studio Hébertot : Christophe Hatey revisite la pièce de Joël Pommerat, la découverte d’un fait divers qui s’est déroulé vingt ans auparavant. Une belle distribution affûtée au service d’un texte rarement donné

Bête Noire au Théâtre de Belleville : témoignage après témoignage, plus dans le factuel que l’émotion, Jérôme Fauvel raconte la mort d’un homme assassiné parce qu’on le jugeait différent. Je suis resté sur ma faim.

Maîtres Anciens aux Déchargeurs : François Clavier donne corps à Reger, musicologue vitupérant qui dézingue tous azimut. Du grand talent, pour le spectateur qui sait ne pas bouder son plaisir

Chambre 2 à La Reine Blanche : une claque théâtrale, un niveau de jeu impressionnant, au service d’une histoire de femmes qui découvrent les facettes de la maternité. Mon premier coup de cœur de l’année 2021.

Underground aux Déchargeurs : un cri, une leçon de vie, un appel à soutenir avec bienveillance ceux qui sortent des rails qu’on avait tracés pour eux. Texte et mise en scène : Julie R’Bibo, jeu : Clémentine Bernard.

Les Producteurs au Théâtre de Paris : Mel Brooks à la sauce Michalik, une comédie musicale déjantée, acidulée et iconoclaste. A savourer sans bouder son plaisir.

La Folle Allure aux Déchargeurs : sur le texte de Christian Bobin, la douceur décidée de Fleure de Vanssay raconte la vie folle d’une femme libre de vivre, libre d’être, libre d’aimer

L’Espèce Humaine à l’Opprimé : les mots de Robert Antelme, mis en scène par Claude Viala, font sentir le poids du froid, de la faim, du temps. La déshumanisation d’une part d’elle même dont l’humanité a été capable. Un spectacle juste, nécessaire. Un spectacle à voir et à faire voir.

Pourquoi les lions sont-ils si tristes au Théâtre de Belleville : un spectacle bancal mais attachant, qui annonce une critique de la société, qui raconte l’histoire d’un homme venu accompagner les dernières heures d’un père qui ne l’aimait pas.

Les gros patinent bien, au Théâtre du Rond Point : Le cabaret de carton de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan est hilarant, épatant, déjanté, jouissif, jubilatoire. Un moment magique à voir à tout âge, d’urgence.

Le Moche au Théâtre de Belleville : un texte noir, une mise en scène minimaliste, quatre acteurs convaincants entraînent le spectateur dans la spirale d’un rire grinçant et diabolique, où tous les tabous finissent par sauter

Le Cartographe au Théâtre de l’Opprimé : Definitio est negatio, choisir c’est éliminer. Une invitation à choisir la trace qu’on va laisser dans les mémoire, à choisir la trace qu’on garde du passé pour pouvoir avancer. Je suis sorti avec un optimisme renforcé.

Patrick Timsit au Rond Point pour Adieu… peut-être. Merci… c’est sûr : un spectacle qui met la barre très haut, qui promet beaucoup, dont je suis sorti déçu.

L’Incivile au Grand Parquet : A voir. Une pièce très riche, une pièce de troupe bien faite, dont le spectateur sort en poursuivant sa réflexion sur le sujet clivant du voile et du féminisme, sur les limites acceptables de la transgression, sur le rapport à la religion, à la tradition, sur…

Les Voyageurs du Crime au Lucernaire : une disparition dans l’Orient Express, mais Conan Doyle est là. Une enquête rondement menée, une pièce agréablement interprétée, une bonne idée pour une sortie de fin d’année entre amis.

Liza et moi, histoires de mères et de filles à La Reine Blanche : un regard acéré et tendre sur la relation mère-fille, un spectacle de troupe qui fonctionne, à voir avec le sourire

60 minutes dans la vie d’une forêt à La Reine Blanche : un spectacle velouté, tout en douceur et poésie, Nadine Berland s’appuie sur les sons de Dayan Korolic pour recréer sous nos yeux la vie d’un bout de forêt pendant un an.