
Maîtres Anciens aux Déchargeurs : François Clavier donne corps à Reger, musicologue vitupérant qui dézingue tous azimut. Du grand talent, pour le spectateur qui sait ne pas bouder son plaisir

Maîtres Anciens aux Déchargeurs : François Clavier donne corps à Reger, musicologue vitupérant qui dézingue tous azimut. Du grand talent, pour le spectateur qui sait ne pas bouder son plaisir

Chambre 2 à La Reine Blanche : une claque théâtrale, un niveau de jeu impressionnant, au service d’une histoire de femmes qui découvrent les facettes de la maternité. Mon premier coup de cœur de l’année 2021.

Underground aux Déchargeurs : un cri, une leçon de vie, un appel à soutenir avec bienveillance ceux qui sortent des rails qu’on avait tracés pour eux. Texte et mise en scène : Julie R’Bibo, jeu : Clémentine Bernard.

Les Producteurs au Théâtre de Paris : Mel Brooks à la sauce Michalik, une comédie musicale déjantée, acidulée et iconoclaste. A savourer sans bouder son plaisir.

La Folle Allure aux Déchargeurs : sur le texte de Christian Bobin, la douceur décidée de Fleure de Vanssay raconte la vie folle d’une femme libre de vivre, libre d’être, libre d’aimer

L’Espèce Humaine à l’Opprimé : les mots de Robert Antelme, mis en scène par Claude Viala, font sentir le poids du froid, de la faim, du temps. La déshumanisation d’une part d’elle même dont l’humanité a été capable. Un spectacle juste, nécessaire. Un spectacle à voir et à faire voir.

Pourquoi les lions sont-ils si tristes au Théâtre de Belleville : un spectacle bancal mais attachant, qui annonce une critique de la société, qui raconte l’histoire d’un homme venu accompagner les dernières heures d’un père qui ne l’aimait pas.

Les gros patinent bien, au Théâtre du Rond Point : Le cabaret de carton de Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan est hilarant, épatant, déjanté, jouissif, jubilatoire. Un moment magique à voir à tout âge, d’urgence.

Le Moche au Théâtre de Belleville : un texte noir, une mise en scène minimaliste, quatre acteurs convaincants entraînent le spectateur dans la spirale d’un rire grinçant et diabolique, où tous les tabous finissent par sauter

Le Cartographe au Théâtre de l’Opprimé : Definitio est negatio, choisir c’est éliminer. Une invitation à choisir la trace qu’on va laisser dans les mémoire, à choisir la trace qu’on garde du passé pour pouvoir avancer. Je suis sorti avec un optimisme renforcé.

Patrick Timsit au Rond Point pour Adieu… peut-être. Merci… c’est sûr : un spectacle qui met la barre très haut, qui promet beaucoup, dont je suis sorti déçu.

L’Incivile au Grand Parquet : A voir. Une pièce très riche, une pièce de troupe bien faite, dont le spectateur sort en poursuivant sa réflexion sur le sujet clivant du voile et du féminisme, sur les limites acceptables de la transgression, sur le rapport à la religion, à la tradition, sur…

Les Voyageurs du Crime au Lucernaire : une disparition dans l’Orient Express, mais Conan Doyle est là. Une enquête rondement menée, une pièce agréablement interprétée, une bonne idée pour une sortie de fin d’année entre amis.

Liza et moi, histoires de mères et de filles à La Reine Blanche : un regard acéré et tendre sur la relation mère-fille, un spectacle de troupe qui fonctionne, à voir avec le sourire

60 minutes dans la vie d’une forêt à La Reine Blanche : un spectacle velouté, tout en douceur et poésie, Nadine Berland s’appuie sur les sons de Dayan Korolic pour recréer sous nos yeux la vie d’un bout de forêt pendant un an.

J’ai saigné aux Plateaux Sauvages : Jean-Yves Ruf, accompagné pour la mise en scène par Jean-Christophe Cochard, une vision humble du texte plein d’humanité de Blaise Cendrars, une représentation dont le spectateur ne sort pas indemne.

Colère Noire aux Plateaux Sauvages : Gabriel Dufay habille les mots de Brigitte Fontaine, pousse un cri de rage, une invitation à regarder ce que nous avons fait du monde, à sortir de nos vies balisées, à leur donner un sens. Une déclaration d’amour à Brigitte Fontaine.

J’ai toujours voulu faire bien aux Déchargeurs : une pièce nécessaire, à voir. Un cri tripal, viscéral, qui emporte le spectateur, lui fait ressentir les émotions d’une Femme victime des violences de son conjoint. Regardez la.

L’Effet Papillon à la Comédie Saint Michel : Taha Mansour dans un spectacle de mentalisme sympathique et sans prétention, des numéros classiques exécutés avec une pointe d’humour, un spectacle familial qui gagnerait à un horaire moins tardif.

Pas exactement l’amour à La manufacture des Abbesses : sur un texte puissant d’Arnaud Cathrine, une pièce qui donnera à ceux qui sont enfermés dans les restes d’un amour impossible une lueur d’espoir, celui de pouvoir avancer