Entré (un peu) dubitatif dans la XXL du Théâtre de Ménilmontant, je suis ressorti glacé et bluffé par cette interprétation magistrale de 1984, le livre de George Orwell a pris forme sous mes yeux, un grand Bravo à Sébastien Jeannerot.

Entré (un peu) dubitatif dans la XXL du Théâtre de Ménilmontant, je suis ressorti glacé et bluffé par cette interprétation magistrale de 1984, le livre de George Orwell a pris forme sous mes yeux, un grand Bravo à Sébastien Jeannerot.

Le Pressing est un restaurant Street Food classique, avec une belle salle et une petite carte sur place qui vaut le coup d’être tentée.
« Alors, tu l’as vu ? » Ben oui, le jour de sa sortie, comme tous les Star Wars et tous les James Bond. « Et alors ? » Et alors ? J’ai aimé. Le film, et le message du film.
On peut parler d’économie avec humour, on peut prendre position sans se prendre au sérieux, on peut tirer quelques leçons du passé pour regarder l’avenir, Jean-Marc Daniel le démontre tous les mardis au Théâtre de Poche Montparnasse, dans un spectacle-conférence ponctué de citations dont la découverte du nom de l’auteur est souvent renversante.

Maria Fausta a présenté son album Million Faces au Théâtre de Nesle dimanche soir. Un album sauvage, bourré d’émotions variées, une pop mélangée aux échos de jazz, de rock, de folk. Une voix sauvage, féline, qui vous prend aux tripes.

Hoc ou le nez, histoire très simple et très improbable d’un major qui perd son nez, un beau texte dans une mise en scène très imaginative de la compagnie Firmin Poivre à la Folie Théâtre

Les Soulmates revisitent a capella les grands hits des années 30 à aujourd’hui. C’est amusant, intéressant, et quand elles se lâchent enfin, elles vous prennent aux tripes et là ça devient grand.

Je suis sorti nostalgique et souriant de Persée (la palpitante épopée pipée perpétuelle), à La Folie Théâtre. A voir si vous avez envie l’esprit ouvert et l’envie de rire d’une épopée brouillonne, pas si vous êtes un exégète de la mythologie grecque.

Depuis mardi soir, j’écoute en boucle ce morceau, Kyrie Eleison, la première piste de Ya Balad, le troisième album de Bachar Mar-Khalifé. A chaque écoute, j’ai une érection pilaire, ça marche, et marche encore.
Voilà, les P’tits Molières ont été attribués pour la cinquième fois. Sous l’autorité de Pierre Boiteux, le président enthousiaste de l’association des P’tits Molières, le patronage par Christian Bujeau, et en présence de Jérôme Tomray le fondateur, la palmarès montre, cette année encore, que dans les petites salles, il y a vraiment de très très grands spectacles. Lire la suite
L’émotion de Sanseverino a emporté (presque) tout le public de Clamecy ce samedi soir, dans son hommage à François Béranger, pour moi c’est ce qui fait un grand moment, quand l’émotion et les sentiments sont prégnants, quand ils l’emportent sur la technique.
Parfois, il faut oser pour faire avancer les choses. Une femme Extraordinaire qui se joue à La Folie Théâtre est une pièce qui ose sacrément, qui défend un point de vue et l’assume. Anna Stern et Daniel Hederich, les acteurs, ont l’impudeur de jouer le texte d’Arthur Vernon, c’est déjà, en soi, une sacrée performance. A réserver aux yeux qui ne se choquent pas facilement.

Je suis sorti ému de la projection de Coco, dimanche dernier. Bien sûr, c’est un Pixar, le studio qui a fait Cars, Toy Story, Le Monde de Nemo, qui sait jouer avec nos émotions. Cette fois, Pixar va plus loin, rentre dans le monde de la métaphysique, et j’ai adoré.
Belle déception avec cette pièce, je m’attendais pourtant sur la foi de l’affiche et du pitch, à passer un agréable vaudeville sans prétention.
Une scène vide, un éclairage tamisé, quatre personnages perdus, deux conducteurs étranges. Je ne me suis pas laissé emmener par cette pièce au nom interminable.

Clérambard, le nom résonne comme celui d’un hobereau de province, un hobereau sectaire qui va entrainer son monde dans la pauvreté mystique sans lui en laisser le choix. Le Grenier de Babouchka donne au Théâtre 13 (jardin) une version caustique de la pièce de Marcel Aymé, à recommander.

Au Théâtre de Nesle, Maura Baiocchi, danse, joue et raconte d’une façon la vie hallucinée d’Antonin Artaud, l’homme qui faisait délirer l’art et le théâtre. Je me suis laissé embarquer par sa performance, c’était un grand et beau moment.

Dormez je le veux est une pièce en un acte de Feydeau. Justin, domestique, hypnotise monsieur Boriquet, son maitre, pour le faire travailler à sa place.
Les pièces en un acte sont courtes, la compagnie Saynète et sans bavure a pris le parti de l’allonger en ajoutant des chansons. Pourquoi pas. Mais il fallait interpréter ces chansons, et non les mimer en play back pendant 40 % du temps du spectacle.
Ajoutez à ça un jeu brouillon, un volume sonore non maitrisé, des costumes cheap, des mimiques surjouées et répétitives. À l’arrivée, une débauche d’énergie qui se dissipe dans un guignol désordonné qui fera surtout rire les amis des membres de la troupe. Et les enfants jusqu’à la sortie du primaire, Baroudeur a adoré.
Je sauverais l’actrice qui jouait Francine, au dessus du lot.
Au Théo Théâtre.
Un homme est assis confortablement, il lit goulument. Il va nous ramener à ses dix ans, au moment où Mademoiselle Mansart, institutrice remplaçante, va lui apprendre la lecture, celle où on s’interroge, celle où les mots nous entrainent sur le toboggan des émotions. C’est au Tremplin Théâtre que j’ai vu cette pièce positive, savoureuse. Une pièce naturelle, pour tous, pour tous ceux qui ont l’esprit ouvert, pour ceux qui ont juste besoin d’un instant positif.
