Maria Fausta – Million Faces

Maria Fausta a présenté son album Million Faces au Théâtre de Nesle dimanche soir. Un album sauvage, bourré d’émotions variées, une pop mélangée aux échos de jazz, de rock, de folk. Une voix sauvage, féline, qui vous prend aux tripes.

maria

Un concert est un moment unique, mais certains moments sont plus uniques que les autres. C’était le cas dimanche soir, ce n’était plus un concert, c’était un moment d’amitié.

J’ai croisé Maria Fausta pour la première fois à la représentation de Doll is Mine, il y a quelques semaines. J’avais aimé son toucher de piano, de violon, sa voix rauque aux accents de soul qui rythmaient la pièce.

Je pourrais vous parler d’elle, Didier Lockwood le fera beaucoup mieux que moi, qui a parlé de son coffre, de son animalité, de son côté Janis Joplin. C’est vrai que dans sa voix, dans sa façon de chanter sur le côté du micro, sur sa façon de surveiller sa tribu, sa nièce, il y a de la lionne dans Maria, pas uniquement dans sa crinière.

Sur les premiers morceaux, la voix et le violon de Maria Fausta ont été rejoints par le violon de Didier Lockwood. Un moment entrainant, des sons étonnants, quelques anecdotes, au delà de Million Faces, ils présentaient leur prochain projet. J’admire la capacité à jouer du violon tout en chantant.

Maria Fausta s’est ensuite assise au piano, elle a été rejointe par ses musiciens, Matthieu Chazarenc à la batterie, Kevin Reveyrand à la basse, Olivier Ker Ourio à l’harmonica.

Les titres de l’album se sont enchainés, chacun avec sa teinture, chacun avec son ambiance. Une musique clairement pop, avec des teintures, rock, jazz, soul, folk. Maria Fausta explique l’histoire d’un titre, de l’autre. Celui qui a été écrit la veille de son mariage, celui qui a été écrit l’avant veille. Comment l’amour l’a ramené en Sicile, avec l’homme au chapeau. Celui qui a été écrit dans une période sombre de sa vie. On sent que ses chansons sont écrites avec ses tripes, que chacune est un cri, le cri d’un instant, le cri d’une émotion.

J’ai réalisé que Didier Lockwood était en deçà de la réalité, la musique de Maria Fausta est tripale, animale, Maria Fausta est un chef de meute, elle (sur)veille sur les siens, ses musiciens, sa horde, sa nièce. Un pied de micro l’empêche de la voir ? Elle se lève, dégage l’axe de vision.

Le théâtre de Nesle est une belle salle, en pierre, voutée, une cave qui a été creusée. Du coup quand le volume monte, les sons se mélangent et tournent facilement. Je perdais les paroles, pour ne plus ressentir que les émotions.

Dans cette ambiance particulière, on n’était plus dans un concert de sortie d’album, où il s’agit de présenter les morceaux de la façon la plus proche possible de l’album, on était dans un lieu où la musique vivait, où tout se rejoignait pour faire un écrin à la voix grave de Maria Fausta, de ces voix rauques sans être cassées, de ces voix qui envoient, qui font les grandes carrières live.

Million Faces est disponible sur toutes les plateformes. Et j’attends de la revoir sur scène, pour un concert où les morceaux voix-violon alterneront avec les morceaux voix-piano. Un concert plus long, dimanche soir, malgré les rappels, j’avais envie d’en avoir encore, et encore. D’entendre encore et encore la voix léonine de Maria Fausta.

Un avant goût ? Le clip de Look Over :

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