
François Rabelais à l’Essaïon : le portrait d’un homme qui luttait pour la liberté de dire et de penser, et qui n’a pas souvent dormi tranquille, l’illustration du fait que le rire est un remède, une liberté à préserver, le propre de l’homme.

François Rabelais à l’Essaïon : le portrait d’un homme qui luttait pour la liberté de dire et de penser, et qui n’a pas souvent dormi tranquille, l’illustration du fait que le rire est un remède, une liberté à préserver, le propre de l’homme.

Embrasse-moi sur ta tombe au Rond Point : une pièce nécessaire, à voir pour son analyse de la radicalisation, pour la puissance de l’amour maternel, pour assister au combat démentiel entre Christine Murillo et Benjamin Wangermée.

L’Odeur des Azalées – Studio Hébertot : une jolie comédie romantique, à voir pour savourer la façon dont la bombe Kim Schwarck ravage l’univers paisible d’Anne Canovas.

La Disparition aux Plateaux Sauvages : Le Groupe Fantôme emmène les spectateurs dans une expérience théâtrale immersive surprenante, chacun apporte ses peurs primales, tous imaginent ce qui s’est passé il y a 5 ans quand un enfant de 8 ans a disparu dans un théâtre.

Grande Ourse aux Déchargeurs : un spectacle sympathique, Luc Rodier interprète une galerie de personnages pour raconter la vie de Zélie, jeune batteuse. Un joli moment de poésie, un touchant message d’amour d’un père à sa fille.

Petite se prolonge aux Déchargeurs, maintenant à 19h15 : deux sœurs, un homme, des cartons. Ariane Louis nous emmène dans un univers à la Beckett, dans une mise en scène hallucinée de Thibaut Besnard, servie par une distribution de talent. Un vrai choc, un bijou rare, à ne pas manquer présenté par Les Insurgés, une compagnie à suivre sur la durée.

Je vous écris dans le noir – Théâtre de l’Opprimé : Sylvie van Cleven vient dire la vérité de Pauline Dubuisson, la seule femme contre laquelle on a requis la peine de mort pour un crime passionnel, dont Brigitte Bardot avait joué le rôle au moment où elle sortait de prison.

Amour amère à la Comédie Bastille emmène le spectateur dans les méandres de l’amour inconditionnel, le conduit à s’interroger sur des questions éternelles, lui laisse la conclusion, le soin de se juger autant qu’il jugera le personnage. Avec Jean-Pierre Bouvier, monstrueusement bon.

1h22 avant la fin à La Scala Paris : succès annoncé pour la pièce de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, où Eric Elmosnino campe avec grand talent un meurtrier besogneux, variétophobe et un peu dépressif.

Huis Clos au théâtre de l’Atelier : Jean-Louis Benoît une belle version du texte un peu suranné de Jean-Paul Sartre, où Maxime d’Aboville et Marianne Basler sont tous deux excellents.

Ceci n’est pas une Framboise Frivole – Scala Paris : je suis sorti sans avoir vu le temps passer de ce spectacle savouré où les deux virtuoses Peter Hens et Bart Van Caenegem jouent de façon surréaliste avec les notes comme avec les mots

Si l’orage nous entend – #104PARIS : Un spectacle hypnotique, rassurant, pour ceux qui savent prendre le temps de vagabonder au sein des expositions immersives du Palais de Tokyo ou du MacVal, là où il y a de l’espace et de l’art contemporain, pour ceux qui savent se laisser imbiber par la simplicité de la sagesse. Proposé par Jean-François Spricigo et une brochette de ses amis.

Britannicus – Les Tréteaux de France : action intemporelle vêtue aux codes de notre époque, jeu naturel des acteurs, personnalité revisitée des personnages, le parti pris de Robin Renucci fonctionne à merveille, qui sort Racine du rayon classique et laisse savourer par tous

Valentine – Essaïon Théâtre : Philippe Catoire, mimétique, fait revivre Valentine Tessier le temps d’un entretien filmé en 1973. Avec douceur, elle raconte sa vie de théâtre, ses rencontres…

Le Poète comme Boxeur au Lavoir Moderne Parisien : une mise en scène minimaliste de Kheireddine Lardjam, la vie de Kateb Yacine, ses mots percutants portés par Azeddine Benamara, ponctués par les chants de Larbi Bestam

Par le Boudu au 104 : Merci, Monsieur Bonaventure Gacon pour ce spectacle rare, cet hymne à la vie par un clown clochardisant. Il n’est pas à l’affiche, il peut se voir par hasard ce samedi 22/01/22 au 104, sachez y courir.

Le Complexe de Dieu au Funambule Montmartre : une pièce lourde qui aborde des sujets forts, pourquoi couvre-t-on les secrets, où trouve-t-on la force de les assumer. Une dénonciation de l’hypocrisie continue des dévots, une ode à la force de l’amitié.

Si je te mens, tu m’aimes ? au théâtre Dunois : basée sur des faits réel, une pièce ciblée sur les préadolescents, qui les comprend, qui comprend leurs peurs et celles de leurs parents

Andromaque – Pavillon Villette : ne boudez pas votre plaisir, savourez le parti pris naturel et contrasté des Tréteaux de France et de Robin Renucci pour revenir à l’essentiel subversif d’Andromaque

Getting Ready aux Plateaux Sauvages : un patchwork rafraîchissant de scènes jouées, dansées et diffusées pour un dialogue sur l’importance des origines, la nécessité de leur transmission, la capacité à se construire en fonction.