
Dessine-moi un piano au Studio Hébertot : un superbe bijou à voir absolument, Jean-Paul Farré joue avec les mots et son piano, son plaisir se transmet au public, enthousiaste de retrouver son âme de bambin émerveillé

Dessine-moi un piano au Studio Hébertot : un superbe bijou à voir absolument, Jean-Paul Farré joue avec les mots et son piano, son plaisir se transmet au public, enthousiaste de retrouver son âme de bambin émerveillé

Final Cut au Théâtre de Belleville : un spectacle fin qu’apprécieront ceux qui s’intéressent à la petite histoire derrière les tournants de civilisation, aux dégâts que peuvent causer les secrets de famille, aux quêtes qui se finissent bien

Ciel Rouge. Matin. aux Déchargeurs : un grand coup de cœur pour cette fugue théâtrale, une fuite familiale hyper réaliste qui plaira à tous ceux qui aiment le spectacle vivant quand il sort avec un tel talent des sentiers rebattus. Texte de Tom Holloway, mis en scène par Aurore Kahan. William Astre, Sarah Cotten, Corinne Valancogne méritent que vous alliez leur tirer un grand coup de chapeau.

Popper au Théâtre de l’Opprimé : très belle surprise que ce vaudeville grinçant de Hanokh Levin mis en scène par Marie Frémont pour la compagnie En Chair et en Notes. Un triangle où la douleur devient le levier du pouvoir sur l’autre. J’ai savouré, la forme et le fond.

K ou le paradoxe de l’arpenteur à L’Échangeur – Théâtre Bagnolet : belle création de Régis Hebette, une adaptation du Chateau de Kafka où le spectateur va sentir dans ses tripes disparaître l’espoir de l’Arpenteur, comme la bille d’un flipper disparait quand le joueur se lasse

Tangente aux Déchargeurs : parce que parfois on a besoin de se souvenir que disparaître est un droit légal, une liberté qui nous est offerte et qui a son prix, ne serait-ce que pour savoir pourquoi on reste.

Pinard contre Baudelaire au Théâtre de Nesle : avec talent et passion, Eric Auvray reprend les mots de Baudelaire, à charge, en défense, en réaction, pour illustrer le procès qui l’a vu condamné à une amende pour outrage à la morale publique. Baudelaire, au programme du bac cette année.

MariaFausta au Théâtre de Nesle : une chanteuse qui a l’âme de Janis Joplin (c’est Didier Lockwood qui l’a dit). Sur scène, elle envoie, du lourd. Elle a du coffre, sa musique est tripale, animale, vivante. Il reste quelques places pour le concert du 30/09/22-21h00.

Popper au Lavoir Moderne Parisien : très belle surprise que ce vaudeville grinçant de Hanokh Levin mis en scène par Marie Frémont pour la compagnie En Chair et en Notes. Un triangle où la douleur devient le levier du pouvoir sur l’autre. J’ai savouré, la forme et le fond.

Écho aux Plateaux Sauvages : Vanasay Khamphommala, soutenue par Caritia Abell, Natalie Dessay et Pierre-François Doireau, crée des tableaux de toute beauté qui désamorcent le chagrin d’amour.

Respire à La Scala Paris : Romane Bohringer, très juste, dit la nuit d’une femme qui se bat pour que son nouveau né respire enfin. Un grand moment de théâtre vrai, allez le voir, asseyez-vous au premier rang.

Allez savourer La Cuisse du Steward au Rond Point. La pièce déjantée de Jean-Michel Ribes date de 1990, dans la mise en scène échevelée de Joséphine de Meaux et Mériam Korichi, c’est une belle dose de Rire Plaisir à ne pas manquer.

Amore au théâtre du Rond Point : Pippo Delbono et sa troupe bigarrée nous prennent par la main pour un voyage au pays l’amour en portugais, où l’âme et le sentiment se fondent en une belle poésie mélancolique.

Après la fin au Théâtre de Belleville : un homme et une femme sont enfermés dans un abri, seuls au monde, le désir naît, d’un côté seulement. Un texte apocalyptique de Dennis Kelly, une mise en scène contrastée et efficace de Philippe Baronnet.

Deux Mains, la Liberté au Studio Hébertot : Antoine Nouel fait revivre Felix Kersten, le médecin d’Himmler, qui a obtenu la libération de plus de 100.000 personnes en contrepartie de ses massages. Un grand bravo à ce travail de mémoire, à la performance des acteurs. A voir. Absolument.

Les Poupées Persanes au théâtre des Béliers Parisiens : deux histoires d’amour serpentent au cœur de la grande histoire, de la jeunesse iranienne des années 70 à la célébration de l’an 2000 à Paris. Ne boudez pas votre plaisir, allez les applaudir.

Le Chaperon rouge de la rue Pigalle à la Manufacture des Abbesses : comme on explore une cave inondée à la lueur d’une torche, en n’ayant jamais que des visions parcellaires, Florence Hebbelynck raconte Cathy, 66 ans, prostituée rue Pigalle. Avec douceur et émotion.

Festival 7.8.9 2022 au Théâtre de Nesle : 24 spectacles du 8 au 30 septembre 2022, une programmation originale qui mêle théâtre et musique, l’occasion de se mettre en jambe pour l’année

Je m’appelle Adèle Bloom : un sujet pas facile, une jeune femme dans le piège de la psychiatrie en 1950. Sur le texte de Franck Harscouët, Armelle Deutsch est magnifique. Une pièce splendide, à voir absolument.

Mademoiselle Gazole : une dystopie de Nicolas Turon rendue avec poésie par Laura Zauner, Georges Vauraz et la marionnette de Mademoiselle. A voir parce qu’un monde où la famille nucléaire a disparu, ça fait peur. A voir pour se souvenir qu’elle est essentielle.