
Tomber dans les arbres aux Déchargeurs : Camille Plocki nous invite à l’enterrement festif de son grand père Maurice, nous emmène dans une réflexion sur l’importance des chants de l’enfance pour la mémoire de l’histoire, pour la solidité des racines

Tomber dans les arbres aux Déchargeurs : Camille Plocki nous invite à l’enterrement festif de son grand père Maurice, nous emmène dans une réflexion sur l’importance des chants de l’enfance pour la mémoire de l’histoire, pour la solidité des racines

La Petite dans la forêt profonde aux Déchargeurs : trois personnages, un viol, une vengeance. Louise Ferry et Clémence Josseau, mise en scène d’Alexandre Horréard, texte de Philippe Minyana. Une plongée talentueuse vers une horreur froide, une terreur glaçante, où toute émotion est gommée.

J’ai appris à nager Maman ! au Lavoir Moderne Parisien : comme un pèle-mêle un peu naïf et décousu, Maïe Degove revisite son intimité familiale et l’été de ses huit ans, pour que sa mère cesse d’être ce fantôme dont on ne parle pas. Un spectacle touchant dont je suis sorti les yeux au bord des larmes.

Le Joueur d’Échecs à l’Essaïon : Gilbert Ponté, en conteur bonhomme et passionné, interprète la dernière nouvelle de Stefan Zweig. Avec talent, il la rend accessible à un large public, porte son appel à se souvenir, pour que l’histoire ne soit pas un recommencement.

Les Amis du Placard mis en scène par Olivier Schmidt : une version déjantée à la saveur psychédélique d’un texte souvent montré, dans une distribution où les femmes mènent le jeu, un bonbon acidulé et pétillant à l’énergie contagieuse

Moi Aussi : un duo féminin qui chante l’amour compliqué, irréel, mal fini ou jamais commencé. Manon Rey, Marie Jocteur, deux voix riches, une harpe soutenue par un saxo ou une guitare, une couleur de chemin de traverse. A découvrir aux Déchargeurs.

La Confuirence aux Déchargeurs : une vision décapante du monde de l’entreprise, ses codes, ses rituels, portée par Anahid Gholami-Saba, clown impertinent et critique, à qui on souhaite que ses mots résonnent comme ont résonné en leur temps ceux de Sol.

C’est un Métier d’Homme au Rond Point : sur une idée d’Hervé Le Tellier, l’Oulipo a écrit douze variations sur la trame d’une nouvelle de Paul Fournel, le doute massacre le cerveau d’un … sûr de lui. David Migeot et Denis Fouquereau les ont transformées en un spectacle savoureux, addictif comme une boite d’After Eight.

Un grand bravo à Nikita Faulon pour Clytemnestre, spectacle splendide, qui crie l’ineptie de l’opposition entre les sexes, cette opposition dont la femme est toujours victime. Mise en scène par Lucas Borzykowski, appuyée par Raphaël Mars, musicien spectral, Clytemnestre est un cri, un coup de poing, un bijou.

De Bonnes Raisons au Monfort : Matthieu Gary et Sidney Pin vous emmènent dans un formidable spectacle, mêlant cirque et réflexion sur le risque et le danger, dont vous sortirez la tête pleine et le souffle coupé

Table Rase à la Manufacture des Abbesses : un huis clos remarquable et optimiste, un hymne à la vie, une ode à la sororité. Six actrices en une belle meute pour six personnages qui vont, en une soirée, changer leurs vies. Une pièce nécessaire qui mérite de s’installer dans la durée.

La Cabane aux Merveilles aux Déchargeurs : un grand coup de cœur pour les mots de Justine Chasles, accompagnée par Nicolas Porcher, mots dits, mots chantés, qui vous embarqueront dans son univers de mélancolie heureuse, et vous mettront un sacré baume à l’âme.

Vêpres de la vierge bienheureuse au Rond Point : un beau moment d’émotion, pudique, l’amour d’un papa pour son fils suicidé, qu’il conseille pour passer le Styx. Un grand merci à Paul Minthe pour sa belle interprétation du texte d’Antiono Tarantino.

Machine de Cirque à La Scala Paris : à Paris pour les vacances de la Toussaint, pour un spectacle de cirque poétique, énergique, plein d’humour, à découvrir, à redécouvrir, à voir, à revoir, en famille, en couple, entre amis

Ma vie en Aparté reprend au Studio Hébertot : allez goûter ce duel à miroirs tirés, mi thriller mi enquête psychologique, une leçon de vie, de théâtre, écrite par Gil Galliot, finement servie par Bérengère Dautun et Clara Symchowicz.

Coup de cœur pour Dom Juan au Lucernaire : Tigran Mekhitarian emporte Dom Juan dans un univers urbain où la langue de Molière rencontre le rap, le flow, la langue qu’on entend dans la rue. Un beau moment de grand théâtre, à savourer d’urgence.

Pueblo au Rond Point : David Murgia débite les mots d’Ascanio Celestini pour une épopée poétique et imaginée dans l’univers des invisibles, ceux qui soutiennent le fonctionnement de notre société, que nous ne voyons pas.

Dystopia – Un Poyo Rojo #2 au Rond Point : Alfonso Baron, Luciano Rosso et Hermes Gaido en version 3.0, leur spectacle taillé pour la génération Tik Tok la convainc et la séduit.

Madame Fraize revient au Rond Point : l’occasion de (re)voir ce spectacle qui était un de nos grand coups de cœur de la rentrée 2021, d’aller rire, rire aux larmes, rire à gorge déployée, rire aux éclats.

Sonate au Studio Hébertot : est-ce que Camille de Léobardy brode un dialogue entre Mozart et Köchel, ou est-ce qu’elle fait vivre au spectateur la lutte entre sa passion d’enfant rebelle et la raison de son entourage ? A vous d’aller voir !