Chères Suzannes – À la Folie Théâtre

En une phrase : Euh…

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L’intention est intéressante, une vision humour noir de la société dans laquelle nous vivons.

C’est assez bien joué, la comédienne la plus jeune confirme la bonne impression que j’avais eu dans Mourir aux éclats. L’autre est moins convaincante (mais semble la plus convaincue).

J’ai adoré les quelques pavés d’humour noir, ils déchiquètent, et férocement.

Mais autour… quel bordel, ça part dans tous les sens, je n’y comprenais rien. Les actrices multiplient les personnages, les sigles douteux deviennent un running gag, quelques intermèdes musicaux viennent achever le spectateur.

Finalement, les bonnes idées se délayent, perdent force, tuent toute envie d’entendre le propos.

Il m’en reste le même sentiment que d’une conversation de comptoir avec un alcoolique : un fatras de galimatias parsemé de quelques sentences mémorables. Et le soulagement d’avoir entendu le mot fin.

L’irrésistible ascension de Monsieur Toudoux – Théâtre 13

En une phrase : André Toudoux, roturier sans envergure dont on ne sait pourquoi il a épousé Julie de Champrinet, grimpe les barreaux de l’échelle de la société grâce à l’influence occulte de sa belle mère, qui le méprise.


Trois petites pièces de Feydeau nous racontent l’ascension de Monsieur Toudoux, vue depuis sa chambre, nul n’est grand aux yeux de son valet.

Bébé nait, à 5 ans, à 10 ans. L’appartement s’agrandit, devient plus cossu, gagne une vue, de la hauteur sous plafond. Le mobilier Ikea devient design puis d’antiquaire. Monsieur Toudoux reste lui même, dépassé par des événements contrôlés par sa belle mère, soumis aux humeurs de sa femme et d’un enfant roi, sous l’oeil effaré du Colonel Chouilloux.

La morale est moraliste, Belle Maman finit à l’asile, Monsieur Toudoux devient Président.

Encore une fois, une belle création du théâtre 13, enjouée, entrainante.

Lysystrata – Folie Théâtre

En une phrase : les femmes de Grèce, devenues princesses au look un peu Disney, font la grève du sexe pour contraindre leurs hommes à négocier la paix.


Une belle version de la pièce d’Aristophane, rondement emmenée par la Compagnie des Poupées Russes qui en donne une lecture musicale et dansante.

L’histoire est connue depuis 2 500 ans, les femmes de Grèce font la grève du sexe pour contraindre leurs maris à négocier la paix et rentrer à la maison (les faire) bénéficier d’un repos bien mérité, je ne dévoile rien, elles y arriveront, et chaque partie ne laissera dans la négociation que les plumes qu’elle veut bien laisser.

Tous dans le ton, tous à fond dans leur rôle, les acteurs jouent, chantent (j’ai regretté de ne pas trouver à la sortie un CD avec ce qu’ils ont fait de l’hymne de la Reine des Neiges), dansent (dont un tango torride). Des commentaires du public, malheureusement un peu clairsemé, j’ai manqué quelques références musicales 😉

Les costumes présentent les femmes plus ou moins sensuelles en fonction de l’instant, le parti pris est clair, elles ont le contrôle.

On rit, on voudrait taper des mains, on bat la mesure, on passe un bon moment.

2Cellos (Black Violin) – Olympia

En une phrase : une performance pour midinettes bien réglée, avec en première partie un beau moment de sincérité.


2 Cellos, ça m’a rappelé l’époque des boys bands, on ne sait pas ce qui est joué et ce qui est sur bande, le show est millimétré, c’est efficace, mais je l’ai trouvé sans émotion aucune. Entrainant et froid.

Black Violin, qui faisait la première partie, c’était bien autre chose. Comme ils l’expliquent, au conservatoire ils jouaient Beethoven, le soir ils écoutaient Jay Z, ils ont assemblé les deux univers. Ils propagent leur vision, on peut faire de la bonne musique avec une casquette et un air cool.

Et ils envoient, DJ, batterie, 2 violons, ils vont chercher le public, l’emmène dans leur trip, un peu hip hop, un peu classique, et ça marche. C’est mélodieux, j’ai savouré.

Un petit goût ? Stereotypes

Faada Freddy – Olympia

En une phrase : une performance vocale incroyable dans un écrin de lumière


Faada Freddy a mis le feu à l’Olympia, pour la soirée de soutien à Helen Keller International, association qui lutte par des moyens simples contre la cécité et la malnutrition.

Accompagné de ses 5 choristes, de ses seuls choristes, sans aucun instrument, Faada Freddy arrive sur scène comme un dandy ingambe, dans un écrin de lumière irréelle.

Les voix flottent, les oreilles ne se croient pas. Aucun instrument ? aucun instrument, juste des voix, des corps.

Mes yeux rejoignent mes oreilles, les chanteurs semblent flotter dans l’air.

Tout s’abstrait des contraintes de l’espace temps, c’est un voyage dans des mélodies irréelles, l’Olympia est debout, tapant dans ses mains, chantant.

Un moment d’humanité, d’union.

À mourir aux éclats – À la Folie Théâtre

En une phrase : descendante de suicidaires véléitaires, suicidaire véléitaire, une jeune femme met son expérience au service des autres et monte une entreprise qui vise à les aider à réussir joyeusement leur départ


Un joli moment que ce spectacle rondement mené. Marion Saussol, auteur et metteur en scène, donne à Marion Saussol, actrice, l’occasion de nous montrer une palette de personnages, jouant de leur intonation et de son écharpe blanche.

Le jeu de scène est bien amené, la mise en scène rythmée. Le texte a quelques manques (de jeunesse ?).

La ronde des personnages s’enchaine dans des dialogues, j’ai beaucoup souri, apprécié de rire, le sujet n’est pourtant pas évident.

La salle était enchantée.

Les Boulingrin et autres pièces – Théâtre Pixel

En une phrase : 4 petites pièces de Courteline s’enchaînent pour explorer l’ambigüité de l’âme des couples.


La première piécette rapidement terminée donne le ton du spectacle, des plaisanteries datées voire éculées, clamées bien trop fort à destination d’une troupe de cheveux gris heureux de revivre le souvenir des jeunes années de leurs parents, l’époque des jeux de mots-vais.

La mise en scène prend le parti pris de l’excès. Rôles surjoués, mimiques permanentes, acteurs surexcités, répliques hurlées, rien ne parait sous contrôle. Et de la prétention. Une introduction pompeuse, un peu méprisante, qui nous explique que la relecture du Misanthrope sera essentielle à la compréhension de la deuxième piécette. Un salut final auquel ne manquaient que Roger Harte et Donald Caldwell.

J’ose… un spectacle dont le public, en maison de retraite, appréciera qu’il lui fasse retrouver sa jeunesse et son audition.

Au milieu de tout ça ? Louise Duhamel, qui joue, de façon très calme, très posée, sans céder à l’excitation ambiante, la plus salope de la soirée.

Constellations – Théâtre du Petit Saint Martin

En une phrase : un homme, une femme, dans les moments essentiels de leur vie, tel qu’il pourrait s’être passé.

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Sur un plateau rond, avec un éclairage magnifique, Marie Gillain et Christophe Paou sont Marianne, physicienne, Roland, apiculteur, qui se rencontrent, vivent etc. Vivent. Dans un monde. Où la mécanique quantique s’applique tout autant que la gravité. Un monde grave, où tout les instants possibles coexistent, forment un nuage de probabilités jusqu’à effondrement de la fonction d’onde.

Les moments possibles sont joués successivement. De leur rencontre, à un barbecue, qui peut, ou pas, conduire à un rapprochement. A la fin, poignante, qui sortirait une goutte du coeur d’un insensible.

La vie quantique est une navette, d’un point initial à un point final.

Un superbe travail des deux acteurs, qui peuvent donner, par la façon dont ils jouent, des sens opposés à un même dialogue. Avec une emphase sur celui de Marie Gillain, fantastique actrice.

J’ai aimé la mise en scène, la lumière. J’ai admiré le jeu de acteurs. J’ai eu le coeur serré de voir Marianne perdre pied, choisir sa fin.

Au fond, c’est ça la leçon de cette pièce. Dans un monde quantique où tous les instants coexistent, le choix de chacun s’impose au destin.

Les Justes – Théâtre de Naples

En une phrase : la vie d’une cellule révolutionnaire, ses doutes, ses luttes et sa conscience, pendant et après l’assassinat du Grand Duc Serge


La mise en scène épurée de Patrick Rouzaud met en exergue la force du texte de Camus, tout aussi daté que présent dans l’actualité dramatique des attentats de janvier, novembre, Bruxelles… Si tous les révolutionnaires pouvaient avoir une conscience, à tout le moins une intelligence, a minima la capacité d’entendre et comprendre…

Pour une troupe dans laquelle se mélangent acteurs amateurs et professionnels sans qu’on puisse les distinguer, BRAVO. Plus l’acteur est près de l’action, de ce moment où il devra jeter une bombe; plus son jeu est en retrait, plus il en est loin, plus son jeu est naturel. La tension des âmes en devient palpable.

Au long de leur jeu, précis sur une scène dénudée, on sent les tensions, les doutes, la source des certitudes, la faille que masque la certitude de chacun.

À la fin, est-ce l’amour ou la mort qui gagne ? Dans ma lecture incorrigiblement optimiste, le dernier choix est un choix dicté par l’amour plus que par le désespoir.

L’architecture typée du lieu aide à donner à la pièce son intemporalité, on pourrait être au bal de fin d’année d’un lycée US au milieu des années 50.

Archibald le Fou de Shakespeare – À la Folie Théâtre

En une phrase : un fou, perdu sur la scène d’un théâtre, se cherche et parcourt les grands moments des pièces de Shakespeare


Une pièce attachante, de et par Odile Burley, qui la joue avec ses tripes.

Elle occupe l’espace, se joue bien des quelques accessoires, un mannequin désarticulé, un crâne, une robe blanche qui sera Ophélie et Juliette, une fraise…

J’ai eu du mal avec « En une phrase », si j’ai aimé les moments d’anthologie de la pièce, j’ai eu du mal à en sentir le sens global. J’ai parfois eu du mal à saisir qui elle était en fonction des séquences.

Baroudeur, du haut de ses 7 ans, est rentré dans la pièce, je le sentais qui la vivait tout contre moi, sans être effrayé par le crâne qui vivait sous ses yeux, ou les gants sanguinolents de Mac Beth.

En écrivant me reviennent…

La tête de l’auteur, coupée par une Reine victorienne, répondant au crâne qui l’interroge sur ce qui l’a mené là…

Dieu se nourrissant de poussins…

Roméo, Juliette, scène finale…

La tempête, qui se noue sous nos yeux…

L’accouchement d’un crâne, mais est-ce un crâne ou La Parole…

Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark…

To be or not…

Vraiment des beaux moments, que j’ai savourés les uns après les autres, pour un résultat qui reste un peu confus.

L’Orque qui voulait manger des fraises – Théâtre Pixel

En une phrase : un peu de magie maladroite, d’ombres chinoises et de jeu bancal pour une histoire abracadabrante d’orque qui veut manger des fraises.


Le théâtre jeune public, c’est difficile. Je crois que ça doit leur ouvrir l’esprit à quelque chose, une initiation aux arts vivants, un principe, que sais-je encore. J’ai du mal avec les spectacles qui content une histoire sans trop de queue ni même de tête en mode Guignol.

L’orque, c’est un survol. Un peu de ballons, quelques tours de magie dont la petite fille derrière moi voyait les trucages, une séquence finale interminable. Tant qu’ils ne voient pas les ficelles, ils rentrent dedans, au delà ils soupirent. La frontière doit être l’entrée au primaire, les petits présents ont adhéré et marché, les grands ont passé un  bon moment de détente, aussitôt oublié.

Le Vilain Petit Canard – Théâtre Pixel

En une phrase : le conte d’Andersen, visité par un clown qui nous fait percevoir ce que ressent celui qui est exclus pour sa différence


Le clown est la face du comédien qui partage ses émotions avec le spectateur. Éric Tinot nous fait partager les siennes, successivement Mère Cane, Vieilles CanCanières, Canard Différent. Un bain d’émotions, d’imagination, immersif, captivant.

Le sentiment d’exclusion, l’amour inconditionnel de la mère, le frisson de la froidure de l’hiver sont là, palpables, tangibles, imprégnant.

Bien sûr, le caneton deviendra cygne, la qualité de la pièce n’est pas dans sa morale, elle est dans cette pluie d’émotions.

La belle insomniaque – Théâtre Pixel

En une phrase : si la Belle au bois dormant n’arrive pas à trouver le sommeil, le conte trouvera-t-il sa fin ?

Au grand dam de ses parents (bloqués en thalasso) et des fées, Aurore, maintenant 137 ans, ne trouve pas le sommeil ni l’amour, et son baiser volontariste à Charmant, qui traîne ses jours dans un bar Pagnolesque, n’aura pas de résultat. Dans un conte, les péripéties finiraient par rétablir la situation. Là…

Le flyer assume un conte très très con…te, j’ai finalement été agréablement surpris. Ça pourrait facilement dérailler, et ça ne déraille pas. J’ai ri de bon cœur, la pièce est enlevée, les acteurs convaincants, ils arrivent à forcer les traits sans en faire des tonnes. La pièce surfe sur les limites, sans les franchir, et du coup amuse un public de 7 à 77 ans.

Cécile Vigne – la princesse – joue vraiment très bien une princesse délurée, David Dever – Charmant – traîne un faux air de Marc Lavoine 1980.

On a bien ri, passé un bon moment. Sans prise de tête. C’est l’essentiel !

Matthieu(x) – Ciné 13 Théâtre

En une phrase : dans leurs cuisines, 3 couples très différents s’interrogent au sujet de leur fils, toujours un Matthieu plus artiste que conformiste.

Une pièce à message. Il semblerait que l’éducation et l’atmosphère parento-familiale n’ait qu’un impact limité sur le devenir d’un enfant. Trois familles, trois Matthieu(x). Ou un seul. Qui sait.

Bon, la mise en scène à 3 acteurs est imaginative, le décor amusant. Un des acteurs (Pierre Carbonnier) sort du lot.

Sinon la note d’intention prend la tête, et l’auteur prend un verre de vin rouge avant la représentation.

Je descends souvent dans ton coeur – Ciné 13 Théâtre

En une phrase : une femme vient de perdre sa mère, décédée d’un cancer, et revit les grandes étapes de sa vie, de leur vie.

Entre  « ma mère est morte d’un cancer » et « regardez comme je suis bien conservée, pourtant adolescente j’étais plutôt pataude », ce n’est plus du pathos, c’est la psychothérapie de l’auteur. Bref, c’est lourd.

Et pourtant, j’ai passé un bon moment. Non, pas le pathos. Le jeu de la jeune actrice, Lou Chauvain. Elle a tenu la pièce ce soir. C’est un diamant brut, cette « gamine ». Qu’elle prenne grande confiance en son potentiel. qu’elle se dégage des influences qui minent sa confiance en elle (ça, c’est l’avantage de prendre un verre sans comparse, on peut avoir les oreilles qui trainent).

IETO – L’instinct du déséquilibre – Villette en cirques

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Une scène immense et vide, 3 hommes, une femme. Une planche, et puis des balais. La planche est presque verticale, tout est dans le presque, poussée par le balai elle reste en l’air.

Le résultat – forcément – d’un travail forcené : de l’étonnement, de la poésie. Une simplicité qui force l’admiration.

Rien n’est jamais en équilibre, un peu d’attention, un peu d’effort, et tout tient. N’est-ce pas la leçon de la vie ?

Kurt Demey – Evidences Inconnues -Villette en cirques

Un voyage à 300 personnes, entrées ensemble sur un plateau intrigant, 2 photos choisies au hasard à la main.

Kurt Demey ne touche à rien, strictement à rien. Chaque action relève du hasard (le lancer d’un dé), ou du choix d’une personne elle même choisie au hasard (le choix d’une clé), qui peut même ne pas être dans la salle (non, je ne spoilerai pas).

Le résultat ? Surprenant, bluffant, étonnant. Qui vous convaincra, au choix, que le hasard n’existe pas, ou que nous sommes tous facilement influençables, voire manipulables.

Et les photos ? Bon. Après les avoir déchirées en deux, mélangé les morceaux, échangé certains morceaux avec des inconnus, mélangé à nouveau, échangé à nouveau, mélangé encore… j’avais entre les mains les deux morceaux de ce qui est maintenant ma photo fétiche. Nous avions, en fait, presque tous.

Alors ma photo fétiche… je la garde.

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Le Songe d’une Nuit d’Été – Le Proscénium

En une phrase : quand la magie se mèle de contrarier les amours, quand le destin s’emmèle.

Habituellement, on a droit à une longue représentation, 25 acteurs au milieu d’un décor pompeux qui rendent l’histoire cryptique.
Là, non. 8 acteurs, un plateau vide. Une heure et 5 minutes.

La magie a pris, j’ai adoré. L’intrigue était là, limpide, claire. Les acteurs virevoltaient, passant d’un rôle à l’autre au fil des accessoires sortis des caisses qui délimitent le fond de la scène.

Tous égaux, tous bons.

Baroudeur, pas encore 7 ans, a adoré aussi.

Mirame – Ciné 13 Théâtre

En une phrase : l’héroïne, amoureuse d’un torero, finira dans l’arène parce qu’elle va au bout de ses passions.

Un beau moment de théâtre au Ciné13, ce soir. Claire Guionie, seule sur scène, nous emmène dans une belle leçon de vie, où se mêlent l’amour et la passion, l’amour de l’autre, la passion qui nous conduit au bout des choses. Quand l’autre est torero, la passion peut aller très loin.

Claire Guionie (elle a aussi écrit le texte) nous donne sa réponse, et c’est sans doute aussi ma réponse, c’est pour ça que j’ai aimé cette pièce. Si on vit sa passion avec sincérité, si on va avec sincérité au bout de la passion, alors on est consumé, fini. Brûlons sur le bûcher de la passion, plutôt que de ne pas la vivre.

Peut-être un peu féministe, aussi, Elle ira au bout de la passion, là où Lui n’a pas su aller. Avec sincérité. Pour un dernier instant.

Les deux timides – Le Proscénium


En une phrase : comment échapper au fiancé à qui un père timide vous a promise quand on aime un avocat tout aussi timide.

Une bonne petite pièce, qui n’a d’autre ambition de distraire, de faire oublier l’espace d’une heure qu’il y a un monde extérieur.

Touché. J’ai été touché. Par la représentation comme par la façon dont ils présentaient leur projet sur KissKissBankBank.

Par la timidité d’un père, la volonté d’une fille.

Par la gentillesse des acteurs, ils ont plaisir à être là, ça se sent. Une mention spéciale pour Mathilde Marillat et Sylvain Marceaux, qui jouent particulièrement juste.


Et ne stressez pas, Cécile Thibaudier épousera Jules Grémisson.