
Toutes les étoiles naissent d’une histoire d’amour au Local : Leslie Mitéran met en scène quatre mythes grecs, des amours difficiles qui laissent pour trace une constellation, mettant un accent naïf et tendre sur la recherche de la liberté

Toutes les étoiles naissent d’une histoire d’amour au Local : Leslie Mitéran met en scène quatre mythes grecs, des amours difficiles qui laissent pour trace une constellation, mettant un accent naïf et tendre sur la recherche de la liberté

Wasted à l’Atalante : le texte puissant de Kae Tempest, mis en scène avec réalisme et douceur par Martin Jobert, un diagnostique au scalpel sur le désespoir de la plongée dans l’âge adulte, une invitation à faire la différence

Apocalipsync au Rond Point : Luciano Rosso joue de son corps élastique, de son visage en caoutchouc et de sa maîtrise du lipsync dans ce spectacle inclassable, à savourer en groupe d’amis qui ont conservé leur capacité à s’enthousiasmer, qui est un raccourci entre la génération Méliès et la génération Tik Tok.

Grand-duc au Théâtre Ouvert : Laurent Charpentier porte le texte prégnant d’Alexandre Horréard, écrit comme une carte à gratter, à coups de plume crissants, ce qui commence comme une enquête policière prend un tour fantastique à mesure que l’absence se dévoile.

La Caresse du Vent au Théâtre de Nesle : un vagabondage léger, sans prétention, une comédie romantique agréable à regarder, sur fond d’une réflexion sur les traces que laissent le passé.

Répliques à La Reine Blanche : une pièce sur la précarité et la cruauté du métier d’acteur, l’occasion de voir Benoît Di Marco, très touchant, ne pas avoir d’illusions ne l’empêche ni d’y croire ni de se battre.

Quand je serai un homme à l’Essaïon : le second volet du diptyque de Catherine Hauseux et Stéphane Daurat poursuit la réflexion entamée avec Quand je serai une femme, cinq hommes se définissent avec pudeur, loin de l’image d’Epinal de la masculinité.

Merteuil au Lucernaire : la suite des Liaisons Dangereuses, Merteuil face à Cécile, quinze ans après. Un duel cinglant écrit par Marjorie Frantz, agilement mis en scène par Salomé Villiers. Une pièce à voir et à revoir.

Soif au Rond Point: Catherine D’At adapte pour la scène le roman majeur d’Amélie Nothomb, Julien Bleitrach incarne avec talent un Jésus humain, quotidien, il emmène le spectateur sur le chemin de la mystique de la soif. Un beau spectacle à savourer.

Petites Histoires de la Démesure aux Déchargeurs : deux contes édifiants extraits des métamorphoses d’Ovide, un spectacle énergique et sympathique. Mise en scène par Géraldine Szajman, portée par la musique de Vivien Lenon, Manon Combes nous incite à réfléchir aux conséquences d’une hubris démesurée.

ADN à La Tempête : pour sa première mise en scène, Marie Mahé signe une très belle adaptation du texte de Dennis Kelly, ce qui commence comme la chronique d’un harcèlement qui dérape devient rapidement une analyse au scalpel du fonctionnement des groupes, passée au filtre de ce qui fait, ou pas, notre humanité.

Apnée aux Déchargeurs : Sophie Torresi porte le témoignage poignant de son expérience de mère d’un enfant malade face à l’institution médicale. Sous la forme d’un monologue à cinq voix, c’est une histoire d’amour autant qu’une invitation à la réflexion sur la relation patient médecinS. A voir.

Nana au Théâtre de Nesle : Catherine Sauval adapte le roman d’Emile Zola, elle raconte l’ascension de Nana. Un beau texte porté par une grande actrice, aussi troublante que charmeuse.

Les vivants et les morts au Rond Point : une tragédie musicale réaliste qui entremêle la fin de l’usine cœur d’une petite ville de province et l’amour tout puissant d’une jeune femme pour son homme. Nostalgique et savoureux.

Quand je serai grande à l’Essaïon Théâtre : Catherine Hauseux, drôle, sincère et vraie. Elle porte la parole de quatre femmes, quatre générations, quatre points de vie. Un spectacle touchant, tendre, à voir de 11 à 99 ans.

Expérience #1 – En répétition au Studio Esca : mêlant thriller, intrigue psychologique et autodérision, le texte de Samuel Gallet, mis en scène par Vincent Arfa et Paul Desveaux donne aux apprentis du Studio ESCA l’occasion de démontrer l’étendue de leur art, tout en tenant l’attention du spectateur sur la durée.

One Dollar Story aux Plateaux Sauvages : Sophie Desmarais raconte le Road Trip de Jodie, enfant des 70’s qui part à la recherche de son père biologique. Un long monologue bluffant, écrit par Fabrice Melquiot et mis en scène par Roland Auzet

Le Moment Psychologique au Théâtre Ouvert : une eau forte minimaliste et surréaliste, deux alternatives pour un choix de société. Allez découvrir ce très beau texte de Nicolas Doutey finement mis en scène par Alain Françon.

En attendant Godot à La Scala Paris : quand Alain Françon sublime Samuel Beckett, c’est essentiel, c’est magique, c’est à ne pas rater. Allez-y.

Quand je serai grande, je serai Patrick Swayze au Théâtre du Rond Point : Chloé Oliveres, aussi princesse que féministe, mise en scène par Papy, parcourt ses quarante premières années. Un spectacle savoureux, où on rit finement, dont on sort en réfléchissant.