
L’Étranger à La Folie Théâtre : Vincent Barraud adapte le texte intemporel d’Albert Camus en donnant vie à Meursault autant qu’aux autres personnages du roman. Un parti pris intéressant, défendu avec talent, qu’on verra avec plaisir.

L’Étranger à La Folie Théâtre : Vincent Barraud adapte le texte intemporel d’Albert Camus en donnant vie à Meursault autant qu’aux autres personnages du roman. Un parti pris intéressant, défendu avec talent, qu’on verra avec plaisir.

Rembrandt sous l’escalier à l’Essaïon théâtre : Christophe Delessart s’appuie à nouveau sur l’équipe Elsa Saladin – Johanna Boyer-Dilolo pour incarner avec talent Rembrandt dans la vie que lui a imaginée Barbara Lecompte. Une vie passionnante et cahotique, un beau moment de théâtre.

NUIT (Collectif Petit Travers) au Festival Rencontres des Jonglages (centre Houdremont à La Courneuve) : Nicolas Mathis, Julien Clément et Rémi Darbois apprivoisent la terreur nocturne de l’âme d’enfant en la peuplant de créatures magiques et agiles

La Femme à qui rien n’arrive à La Reine Blanche : Léonore Chaix très touchante nous offre un conte moderne et terrifiant, un petit bijou de tendresse et d’humour glacé, un bonbon à savourer dont on sort sur un petit nuage de bonheur.

Ne quittez pas au Théâtre de Belleville : trois dialogues impossibles entre êtres humains au cas particulier et opérateurs pilotés par un processus. Un spectacle amusant, aux intermèdes un peu long, à prendre au premier degré, joliment interprété par Gaëlle Héraut et Philippe Lardaud

Le Caméléon au Rond Point : Elsa Agnès, mise en scène par Anne-Lise Heimburger, emporte le spectateur sur les traces d’une femme qui peut se laisser apprivoiser, qui ne se laisse pas domestiquer. Un flow glaçant, un fond noir, sur une esthétique à la ligne claire

Le Cirque Invisible au Théâtre du Rond-Point : Jean-Baptiste Thierrée et Victoria Chaplin sont de retour pour une nouvelle série de représentations du Cirque Invisible, un spectacle merveilleux et poétique, onirique, un moment de beauté pure dont on a toujours besoin, dont on ne peut se lasser. Soignez votre âme, offrez lui les animaux imaginaires de l’une, la magie bienveillante de l’autre. Un spectacle à ne pas manquer, dont il est raisonnable d’abuser

Petits Contes de la Solitude aux Déchargeurs : il y a du bon et du moins bon dans ces Quatre Contes écrits et mis en scène par Julie Macqueron. Le troisième conte, un bijou que j’ai savouré sans réserves : un monde isolé sous des dômes, contrôlé par des conglomérats, où la vie est la plus forte.

La Tempête à La Huchette : mise en scène par Emmanuel Besnault, une très jolie version de la pièce de Shakespeare. Une bourrasque compacte, portée par le talentueux Jérôme Pradon et la voix magique de Juliette Marcaillou

Désordres au Théâtre de Nesle : dans sa cellule, un dictateur déchu est rejoint par un pillard malin. Un huis clos décapant et plein d’humour, à la fin parfaitement amorale. Un texte d’Eric Wiener mis en scène par Mouss Zouheyri

Yvonne au Darius Milhaud : Bruler Détruire va à l’os de la pièce de Witold Gombrowicz. Un très beau travail de troupe, une extravagance maîtrisée, un ressenti physiologique, animal, qui laisse toute sa place à la réflexion ultérieure du spectateur.

Margaux & Martin au théâtre de Nesle : en couple à la ville, en duo sur scène, ils emmènent le spectateur dans l’intimité de leur univers. Dans leurs chansons revendiquées à texte, intimiste, douce, ils chantent ce que la vie leur inspire.

Dans la caravana au Théâtre Dunois : Catherine Anne offre au jeune public le prétexte d’un voyage dans une caravane sympathique et enjouée pour l’emmener sur une réflexion sur une famille déracinée, recomposée, où l’entente ne règne pas toujours. Un famille presque normale, en fait, c’est rassurant !

Les parents terribles de Jean Cocteau au Théâtre Hébertot : une situation de vaudeville, une ambiance de film noir, l’énergie d’un riff de guitare électrique. Une belle mise en scène de Christophe Perton, servie par Maria de Medeiros, Charles Berling et Muriel Mayette-Holtz en grande forme

Ave César au Théâtre Rive Gauche : sous les rires, une belle réflexion psychologique, vingt cinq ans de mariage, comment en sortir quand la routine s’est incrustée. Un joli moment de théâtre, servi par Frédéric Bouraly et Christelle Reboul.

Pister les créatures fabuleuses à La Villette : Pauline Ringeade adapte une conférence de Baptiste Morizot, envoie Éléonore Auzou-Connes sur la trace de ces animaux sauvages qui nous entourent et qui nous fuient, pour un spectacle merveilleux, féérique, porteur d’un message plein d’espoir pour l’avenir de notre écosystème.

Barbe Bleue à l’Artistic Théâtre : Amélie Nothomb revisite le conte de Perrault, une vision féministe, un combat entre la Bête et la Dominatrice où chacun se découvre, dont chacun sort gagnant. Une belle mise en scène de Frédérique Lazarini, portée par les talentueux Pierre Forest et Lola Zidi.

Shahara aux Plateaux Sauvages : deux jeunes filles que tout sépare se retrouvent dans un service d’oncologie, elles trouvent dans leur amitié et leur imagination la force de combattre la maladie qui borne leur horizon. Un texte fin et poétique de Caroline Strella mis en scène par Sarah Tick

L’Aigle à deux têtes – Studio Hébertot : une reine manipulatrice prise entre un poète anarchiste occidental et les intrigues d’une cour japonaise, Paul Goulhot transpose la pièce de Jean Cocteau dans une ambiance biculturelle surprenante dans laquelle on se laisse agréablement embarquer.

Toutes les étoiles naissent d’une histoire d’amour au Local : Leslie Mitéran met en scène quatre mythes grecs, des amours difficiles qui laissent pour trace une constellation, mettant un accent naïf et tendre sur la recherche de la liberté