Je suis sorti ému de la projection de Coco, dimanche dernier. Bien sûr, c’est un Pixar, le studio qui a fait Cars, Toy Story, Le Monde de Nemo, qui sait jouer avec nos émotions. Cette fois, Pixar va plus loin, rentre dans le monde de la métaphysique, et j’ai adoré.
Mois: novembre 2017
Pompe Fiction – Théo Théâtre
Belle déception avec cette pièce, je m’attendais pourtant sur la foi de l’affiche et du pitch, à passer un agréable vaudeville sans prétention.
Métro, Huis-Clos, Dodo – Théo Théâtre
Une scène vide, un éclairage tamisé, quatre personnages perdus, deux conducteurs étranges. Je ne me suis pas laissé emmener par cette pièce au nom interminable.

Le Bouge – Le Soum Soum
Clérambard – Théâtre 13
Clérambard, le nom résonne comme celui d’un hobereau de province, un hobereau sectaire qui va entrainer son monde dans la pauvreté mystique sans lui en laisser le choix. Le Grenier de Babouchka donne au Théâtre 13 (jardin) une version caustique de la pièce de Marcel Aymé, à recommander.

Artaud, le Mômo – Théâtre de Nesle
Au Théâtre de Nesle, Maura Baiocchi, danse, joue et raconte d’une façon la vie hallucinée d’Antonin Artaud, l’homme qui faisait délirer l’art et le théâtre. Je me suis laissé embarquer par sa performance, c’était un grand et beau moment.

Dormez je le veux – Théo Théâtre
Dormez je le veux est une pièce en un acte de Feydeau. Justin, domestique, hypnotise monsieur Boriquet, son maitre, pour le faire travailler à sa place.
Les pièces en un acte sont courtes, la compagnie Saynète et sans bavure a pris le parti de l’allonger en ajoutant des chansons. Pourquoi pas. Mais il fallait interpréter ces chansons, et non les mimer en play back pendant 40 % du temps du spectacle.
Ajoutez à ça un jeu brouillon, un volume sonore non maitrisé, des costumes cheap, des mimiques surjouées et répétitives. À l’arrivée, une débauche d’énergie qui se dissipe dans un guignol désordonné qui fera surtout rire les amis des membres de la troupe. Et les enfants jusqu’à la sortie du primaire, Baroudeur a adoré.
Je sauverais l’actrice qui jouait Francine, au dessus du lot.
Au Théo Théâtre.
Tant qu’il y aura des coquelicots dans les champs de blé – Tremplin Théâtre
Un homme est assis confortablement, il lit goulument. Il va nous ramener à ses dix ans, au moment où Mademoiselle Mansart, institutrice remplaçante, va lui apprendre la lecture, celle où on s’interroge, celle où les mots nous entrainent sur le toboggan des émotions. C’est au Tremplin Théâtre que j’ai vu cette pièce positive, savoureuse. Une pièce naturelle, pour tous, pour tous ceux qui ont l’esprit ouvert, pour ceux qui ont juste besoin d’un instant positif.

Doll is Mine – Théâtre de Nesle
J’ai vécu une expérience rare et intense en assistant à Doll is Mine joué par Azuki au théâtre de Nesle. Arrivé avec la curiosité de découvrir un spectacle inclassable, j’en suis ressorti rempli de ce qu’on peut ressentir au cœur des ténèbres.

Cendrillon et autres contes – Théo Théâtre
Au Théo Théâtre, la compagnie Oghma vous invite à un voyage dans le temps, entendre quatre contes de Perrault tels qu’ils se disaient à l’époque. Le texte de l’époque, la langue de l’époque, l’éclairage de l’époque. Un voyage qui vaut le coup, mis en scène par Charles Di Meglio, avec un grand bravo au jeu d’Elsa Dupuy.

Tartuffe – Porte Saint Martin
Mes a priori ont pris une gifle en assistant au Tartuffe magistral qu’a imaginé Michel Fau au Théâtre de la Porte Saint Martin, et ça leur fait du bien.
Mademoiselle Frankenstein
Mademoiselle Frankenstein est devenue mon amie. Une pièce de théâtre ? Oui, et ses interprètes. Parce que ce n’est pas seulement une belle pièce, c’est une grande pièce.

C’était la cinquième fois que je voyais la pièce, la quatrième année. Il y a des pièces que j’ai vues trois, quatre, cinq fois pour des raisons très différentes, je finissais toujours par les connaitre par coeur, ne plus devenir attentif qu’aux détails pendant que le texte ronronnait.
Hier soir, j’ai encore, à nouveau, été pris, été saisi. Bien sûr Frédéric Gray était assis quand nous sommes entrés dans la salle, bien sûr le rideau frémissait comme s’il était vivant, bien sûr Christelle Maldague est apparue. Bien sûr nous sommes rentrés dans la compréhension de l’âme de Mary Shelley, de la naissance de Lazarro Spallanzani. Bien sûr j’ai écouté les aphorismes de l’anglaise désinvolte, vu tourner les yeux de l’italien démoniaque.
J’ai écrit un jour que Mademoiselle Frankenstein est comme un film de M Night Shyamalan, à voir deux fois. Je me suis trompé. Un film de MNS se voit deux fois, et on en a fait le tour. Mademoiselle Frankenstein, comme un vrai ami, a quelque chose de plus à dire à chaque rencontre.
J’ai revu la pièce, et je l’ai découverte, savourée, comme si c’était la première fois. Je me suis laissé emporter, surprendre. J’ai été emporté, surpris, étonné, séduit. J’ai savouré le jeu des acteurs, admiré le jeu des lumières (un coup de chapeau, au passage, au travail du régisseur). J’ai relu ces genèses imbriquées, j’ai marché.
L’an dernier c’était la dernière saison à La Folie Théâtre, la représentation d’hier soir l’ultime représentation de la pièce dans l’écrin qui l’a vue naitre. La pièce continue, elle vit, tourne, en région parisienne, en province. Dans des salles de toutes tailles.
Je suis serein, je la reverrai. C’est une amie, on revoit toujours ses amis.
Smoking
Smoking jouait au Marcounet le 31 octobre, à l’occasion de la sortie de Train Bleu, le premier album du groupe. Un beau moment de jazz et d’amitié. La bonne nouvelle ? Ils reviennent le 23 novembre !

