Aglaé était, est pute. Aglaé se raconte. Aglaé dit sa liberté. Sa liberté de femme qui a choisi sa vie, la vie qui lui plaisait. Un bijou de sincérité, par deux passeurs de grand talent.

Aglaé était, est pute. Aglaé se raconte. Aglaé dit sa liberté. Sa liberté de femme qui a choisi sa vie, la vie qui lui plaisait. Un bijou de sincérité, par deux passeurs de grand talent.

Vous aimez les émotions qu’envoie François Morel ? Vous vous souvenez des sketches poétiques de Raymond Devos ? Ne ratez pas J’ai des doutes !

Quatre femmes s’affrontent, s’en sortent. Une pièce chantée, enchantée, poétique. Un bonbon de menthe forte qui fait du bien au corps et au cœur. A courir voir au Rond Point.

Un repas de noce qui part en vrille, un éclat de rire qui dure une heure et demie, à savourer sans modération, et sans limite d’âge.

Un beau moment de théâtre, une heure avec un poète aussi candide et lucide qui nous explique pourquoi le spectacle ne peut avoir lieu ce soir.

J’ai un vrai coup de cœur pour Les Bijoux de Pacotille, qui m’a touché au plus profond. L’histoire d’une petite fille qui perd ses parents dans un accident de la route, qui grandit avec ses souvenirs, qui construit et reconstruit. L’histoire universelle de tous les enfants qu’un accident a rendus différents. A voir au Théâtre du Rond Point.

En une phrase : vous voulez prendre un bol de poésie pure ? Une leçon de jeunesse ? alors ruez-vous au Rond-Point !
Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée promènent leur spectacle sur les scènes du monde depuis… 30 ? 40 ? ans, je ne sais pas combien de fois je l’ai vu, et à chaque fois c’est le même choc.
Jean-Baptiste Thierrée entre en scène, je commence à sourire, j’ai envie d’applaudir à chaque instant, et ce jusqu’à la fin du spectacle.
Il y a Jean-Baptiste Thierrée, son sourire bienveillant, ses tenues, ses valises pleines d’histoires et de magie rêveuse et mélancolique.
Il y a Victoria Chaplin, ses costumes oniriques, ses transformations sous nos yeux, oui, sa souplesse, aussi. Elle donne vie à des animaux fantastiques, fantasmagoriques, un rêve magique.
Le Cirque Invisible, c’est de la poésie. De la poésie pure, de la poésie à l’état brut. De la poésie pour les yeux, de la poésie pour le cœur. J’en voudrais encore, et encore, et encore.
Une part d’habitude, le rendez-vous avec de vieux amis ? Pour le spectacle des parents, pour ceux du fils, le Rond-Point est l’écrin idéal (mais c’est plus simple d’aller voir James à Massy), oui, c’est vrai, c’est comme un rendez-vous avec de vieux amis, de vieux amis que j’ai toujours autant de plaisir à voir à chacun de leurs passages.
Parce que la poésie, le rêve, le sourire, à ce niveau, il ne faut pas s’en priver, surtout pas, il faut, peut-être, savoir en abuser.
Je viens d’aller voir. Il est né en 1937, elle est née en 1951. Hier soir, j’ai trouvé qu’il avait pris un petit coup de vieux, qu’elle ne bougeait pas. Mais c’est pas un coup de vieux qu’on prend, c’est une intense leçon de jeunesse, de le voir, presque 80 ans, sur scène pour notre plaisir, pour son plaisir, souriant et bienveillant.
Ils sont là jusqu’à dimanche prochain. J’dis ça, j’dis rien, il reste quelques places pour ces représentations exceptionnelles, « qui sort de l’ordinaire par ses valeurs, ses qualités », mais putain, ils sont tellement au delà de l’ordinaire par leurs valeurs et leurs qualités qu’il faudrait inventer un mot rien que pour eux.
Si j’ai aimé ? OUI !
Pour réserver ? C’est là : le site du théâtre