Naissance(s)

Un spectacle très positif, une femme près d’accoucher, face à ses boites intimes, des boites qu’elle ouvre pour qu’elles ne passent pas à la génération suivante.

Naissance(s)

Sur scène, un rectangle de cette matière qu’on trouve maintenant dans les squares, qui remplace le sable. Quatre chaises aux quatre coins, sur le dos de chacune une blouse. Au centre, une autre chaise. Du fond de la salle, cinq femmes arrivent, quatre d’entre elles sont masquées. L’autre, c’est Ada, qui prend la parole pour dire que les choses ne vont pas se passer comme prévu, que l’atelier de ce soir va être unique.

Ada est thérapeute. Thérapeute et enceinte. Autour d’elle, Marie-Ange, Margaret, Marcelle, Marjorie. Un peu surprises. Avec elles, Ada va aller chercher… est-ce que ce sont ses peurs, ses blessures, ses souvenirs fondateurs, ses racines, ses contradictions… ce sont les boites qu’elle a fermées, et qu’elle ouvre au moment de donner la vie, peut-être pour les désamorcer et ne pas les transmettre. Alors elle explore les champs de la conception, de la naissance, de l’héritage, de la renaissance.

J’ai été touché par cette pièce, pleine d’humour et qui invoque un sujet très intime sans jamais tomber dans le pathos. Par son côté très positif. Sous les masques, les personnages-boites sont bienveillants, elles se laissent ouvrir sans agressivité, sans volonté de faire du mal. Ada les considère avec le sourire, avec étonnement, presque surprise.

A la fin Ada est prête. Et le spectateur va bien.

Fléchette m’avait accompagné. Elle a rit aux éclats des moments les plus amusants du spectacle.

L’avis de Fléchette :

J’ai bien aimé la pièce, je l’ai trouvée bien. C’est une pièce qui est plutôt pour les filles, une petite fille peut aller la voir même si elle n’a que 6 ans, mais pour un petit garçon, ça sera plus compliqué. Il y avait des moments drôles. La plus drôle, c’est Margaret, elle m’a beaucoup ému quand elle a parlé de l’absence de son père. Il y avait aussi Miss J’aiMonTrainDansVingtMinutes qui se la jouait parce qu’elle avait été aimée. J’ai trouvé bizarre qu’on puisse transmettre en héritage des valeurs chrétiennes qui sont personnelles. Moi je transmettrai tout ce que j’ai.

Tout se passait dans la tête d’une femme qui a eu un malaise lors de son accouchement, à la fin elle revient à la normale, mais on ne voit pas le bébé.

Je recommande cette pièce aux parents.

Au Théâtre 13 – Jardin jusqu’au 21 avril 2019
Du mardi au samedi : 20h00 – Dimanche : 16h00

Création collective dirigée par Esther Van Den Driessche
Collaboration artistique Igor Mendjisky
Collectif Femme Totem
Avec Inès de Broissia, Florine Delobel, Mathilde Levesque, Esther Van Den Driessche et Estelle Vincent.

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