
Faire Semblant d’Être Moi : courez à La Flèche voir Luce Mouchel raconter ses années 70 quand elle allait de 5 à 18 ans, son spectacle magistralement interprété vous emportera dans un torrent d’émotions aussi justes que sincères.

Faire Semblant d’Être Moi : courez à La Flèche voir Luce Mouchel raconter ses années 70 quand elle allait de 5 à 18 ans, son spectacle magistralement interprété vous emportera dans un torrent d’émotions aussi justes que sincères.

Le Conte d’Hiver à La Flèche : une version à quatre comédiens de la pièce de Shakespeare proposée par Fitzgerald Berthon qui s’appuie sur palettes très différentes de Juliette Dutent et Guillaume Geoffroy. C’est encore un peu frais, un peu de lâcher prise et ils vous emporteront.

Feu Mamie à La Flèche : Inès de Broissia trace avec talent et affection le portrait d’une famille un peu surannée. Un spectacle vrai et spontané qui vous donnera le sourire, ici, pas de lourd secret de famille à découvrir, juste des gens qui s’aiment.

Elémentaire au théâtre de Belleville : Sébastien Bravard, finement mis en scène par Clément Poirée, dit sa première année d’enseignant, comment ses deux métiers se rejoignent. Un spectacle qui offre du sens, qui réchauffe et qui fait du bien.

Elle est libre Lala à La Reine Blanche : de et par Chantal de Mage, Lala se raconte de la fillette à la femme. Un seul en scène bien fichu, rafraichissant et énergique, qui dit le pouvoir de la séduction autant que le piège, qui crie la liberté de sortir des modèles et des attendus.

La Fileuse de Nuit à La Flèche : Elsa Rozenknop, autrice et comédienne de talent, emporte le spectateur dans la découverte onirique et parfois loufoque de son histoire familiale. Un beau spectacle qui prend la forme d’un conte pour dompter le monstre caché. A savourer.

Les Jeux à La Reine Blanche : Il fait de la solitude un statut, il pose son regard sur le monde, joue à en prendre le contrôle. Coup de Coeur pour l’excellent seul en scène d’Adrien Madinier. Mélange bien dosé de surréalisme, de fantaisie et de poésie au texte fin et intelligent

Blue Room au théâtre de Belleville : Prune Bonan raconte un groupe d’ados qui se construisent, elle raconte un viol. Une pièce indispensable, les 15-35 ans veulent la voir, elle leur parle d’eux sans leur faire la morale. Les 35-99 ans doivent la voir. Et vous, si un membre de votre entourage a commis un viol, comment réagissez-vous ?

Luz ou le berceau de lumière au théâtre Clavel : un premier texte poétique et fort de Pauline Redor qui dénonce le contrat social sécurité vs liberté, quand la sécurité est portée par les intégrismes et la première liberté supprimée celle des femmes. C’est frais, c’est à découvrir.

Le repli du temps de Judith Lossmann : une quête des origines, une plongée dans l’esprit d’une femme amoureuse et l’importance d’avoir été désiré. Un livre désarçonnant, ancré dans l’histoire de son autrice et le temps de ses lecteurs, qui ne vous laissera pas le choix de ne pas le finir

Les Essentielles : un abattoir, un accident. Mécanique poussée aux limites, relations sociales dans l’entreprise, flux de futilités dont bruisse notre environnement, Faustine Noguès dit la violence, avec la lucidité acre d’un Fernando Arrabal mâtinée de l’imaginaire de Patrick McGoohan

Les Parallèles à La Scala Paris : Benjamin Wangermée et Marie-Pierre Nouveau sont excellents dans cette comédie romantique signée Alexandre Oppecini, pleine d’humour au premier et au second degré, qui vous donnera envie de la voir, et de la revoir

Conseils aux spectateurs au Théâtre de Belleville : comme Jamy Gourmaud dans son camion, Jérôme Rouger raconte les comportements du public du théâtre, partenaire essentiel de l’acteur. Un spectacle en rodage, intéressant sans être passionnant.

Comme un long accident de char de Joël Martel : Joël passe en revue les morts de sa vie, l’occasion d’évoquer dans une langue truculente des personnages hauts en couleur et les bons souvenirs qu’il en a gardé. 130 pages savoureuses.

Psychodrame aux Abbesses : sur la trame de l’effondrement du système de soins, Lisa Guez s’inspire d’une méthode de soins pour tisser un monde de porosités successives qui laissent le spectateur face à ses propres failles. C’est bien fait, bien joué. C’est à voir.

Drame Bourgeois au Théâtre Ouvert : plus que l’histoire d’une rencontre, Padrig Vion offre à Lomane de Dietrich et Louis Battistelli un feu d’artifice de références, de bons mots et de contraintes. Entre Godard et Varda, c’est suranné, bien fait, joliment joué, à savourer.

Pour que l’année soit bonne et la terre fertile au Théâtre 13 : 75 % d’humour naturel introspectif sur le collectif Mind The Gap, 25 % de Barbapapa déguisés en chamanes poilus qui dansent. C’est perché, distrayant, pas impérissable, j’ai chopé deux fous rires.

No More Tragédie My Love à La Reine Blanche : finement dirigées par Alexandre Cordier, Camille Legrand et Audrey Evalaum disent avec talent le trou béant entre une fille et sa mère, l’amour qui peut le combler tant que les cœurs ne sont pas pétrifiés.

Cette Chienne de Vie au Lavoir Moderne Parisien : organisons le Marasme Day. Les clowns tristes de Julie Cayeux, Camille Fantone et Juliette Grammatico vont vous embarquer dans un théâtre de l’excès qui gonfle sans jamais éclater. Un coup de cœur pour ce spectacle à ne pas rater.

La Guerre des Images aux Plateaux Sauvages : dans la réserve d’un musée, Charles Chauvet organise un huis clos entre quatre personnages tranchés. Le thriller mêlant pression et humour m’a globalement convaincu, l’explosion finale m’a déstabilisé et laissé sur un sentiment mitigé