
Mon Père (pour en finir avec) au théâtre La Flèche : une histoire de famille, du grand Pierre Notte, servi par une distribution aux petits oignons. Ça balance, ça pétille, c’est caustique et irrévérencieux. J’ai pris un pied intégral.

Mon Père (pour en finir avec) au théâtre La Flèche : une histoire de famille, du grand Pierre Notte, servi par une distribution aux petits oignons. Ça balance, ça pétille, c’est caustique et irrévérencieux. J’ai pris un pied intégral.
On échange sur :
– La Nostalgie des Blattes à La Manufacture des Abbesses vu et chroniqué par Guillaume et David
– Jeanne et Solal au Théâtre de Nesle vu et chroniqué par Guillaume
-Il n’y a pas de Ajar au Théâtre de l’Atelier vu et chroniqué par David
On conseille :
– Le Poids du Mensonge à La Manufacture des Abbesses vu et chroniqué par Guillaume
– La Banquise au Théâtre de Belleville vu et chroniqué par Guillaume
– Dernières Notes au Studio Hébertot vu et chroniqué par Guillaume
– L’Education Sentimentale au Théâtre de Poche Montparnasse vu par David
On annonce et recommande :
– Miséricordia au Théâtre du Rond Point à voir par David
– Border Line au Théâtre de Passy à voir par David

Le Poids du Mensonge à la Manufacture des Abbesses : une plongée dans les dernières heures d’un de ces menteurs pathologiques qui ont construit leur vie sur un faisceau de supercheries, et qui partent dans un bain de sang. Mitch Hooper signe un bon thriller, interprété par une belle distribution.

Jeanne et Solal – Théâtre de Nesle : laissez-vous secouer par cette tornade émotionnelle et poétique, la danse de Jeanne dont la mémoire s’efface, qui lutte pour conserver le souvenir de son amour pour Solal. Un très beau spectacle écrit et mis en scène par Emily Lombi, superbement dansé par Capucine Derval et Clément Vergnaud.

Le P’tit Goust au Théâtre de Nesle : Jean-Jacques Boitard, le barde troubadour, dans un spectacle familial qui touchera les adultes tout autant qu’un jeune public.

Le Sas au Théâtre de Nesle : au bout de seize ans, une femme va sortir de prison. Pendant sa dernière nuit, nouée d’angoisses, sans une pensée pour ce qui l’a précédée, elle revit sa vie en prison.

Je vous écris dans le noir à La Reine Blanche : Sylvie van Cleven vient dire la vérité de Pauline Dubuisson, la seule femme contre laquelle on a requis la peine de mort pour un crime passionnel, dont Brigitte Bardot avait joué le rôle au moment où elle sortait de prison.

La Banquise au Théâtre de Belleville : un grand coup de cœur pour le patchwork créé et chorégraphié par Marie Frémont. L’histoire glaçante d’Amélie, abordée sans lourdeur. Elle ne broie pas le cœur du spectateur, elle règle précisément son radar et sa conscience.

Dernières Notes au Studio Hébertot : Guilhem Fabre nous fait revivre les dernières heures de Romain Rolland, entre piano et réflexions sur le monde. Un très beau spectacle, qui élève l’âme du spectateur et l’emporte dans les volutes de la réflexion

La Nostalgie des Blattes à La Manufacture des Abbesses : Eulalie Delpierre et Marylin Pape reprennent la pièce de Pierre Notte, une invitation à vivre sans se soucier des canons de la pensée ambiante, à vaincre Procuste. J’ai savouré, je suis sorti touché.

Festival 7.8.9 2022 au Théâtre de Nesle : 22 spectacles en 24 jours, du 8 au 1er octobre 2022, une programmation originale qui mêle théâtre et musique, l’occasion de se mettre en jambe pour l’année

Les Déchargeurs sont-ils menacés de fermeture ? Le lieu et l’équipe qui fait vivre le lieu ont besoin de soutien, de votre soutien. Pas grand chose pour vous, votre nom en bas d’une pétition. Beaucoup pour eux. Pour la signer : c’est par là.

Une merveilleuse histoire de sexe dégueulasse à La Reine Blanche : une folie déjantée de Pierre Note et Benoit Giros, pour les adultes avertis qui s’amuseront à assister à la représentation autant que les acteurs à la jouer.

Le premier sexe à La Reine Blanche : Mickaël Délis s’affranchit de l’archétype de la virilité. Son spectacle est plein d’humour, touchant et émouvant. Et convaincant. Surtout convaincant.

Job ou l’errance du juste à La Luna : un texte puissant de Serge Sarkissian, quatre comédiens de grand talent, la voix de Michael Lonsdale. Un beau moment de théâtre classique, qui mérite que vous preniez le temps de son temps.

Iphigénie à Splott au 11 Avignon : Gwendoline Gauthier porte avec hargne et talent le sort d’Effie, dans une banlieue abandonnée de Cardiff. Sur un texte de Gary Owen, le flow de cet opéra électro-rock vous emportera.

La Maladie de la Famille M au Béliers Avignon : Théo Askolovitch signe une excellente adaptation de la pièce de Fausto Paravidino. C’est rythmé, ça râpe, ça décape. Ca va à l’os du texte. A voir absolument.

Voyage à Zurich à Présence Pasteur : une femme part à Zurich pour y mourir avant de souffrir. Une pièce réaliste sur un sujet que certains trouveront difficile, une dernière leçon de vie d’une mère pour le fils qu’elle aime.

Les mémoires de Paul Palandin au théâtre du Roi René : l’histoire d’un homme qui cherche à se souvenir. Ou à oublier. Un personnage à la Bacri perdu dans un univers à la Dennis Lehane.

Le songe d’une nuit d’été au 11 Avignon : Jean-Michel d’Hoop et la compagnie belge Point Zéro vous en proposent une adaptation décomplexée, dans les codes de la nuit Queer, pour 8 acteurs et 15 marionnettes. C’est créatif, bourré d’énergie, poétique, et ça se voit avec plaisir.