
Pauline & Carton à La Scala Paris : Christine Murillo est Pauline Carton venue se livrer sur la scène intimiste de la Picola Scala. Elle est merveilleuse, ce spectacle est un cadeau jubilatoire à savoir savourer.

Pauline & Carton à La Scala Paris : Christine Murillo est Pauline Carton venue se livrer sur la scène intimiste de la Picola Scala. Elle est merveilleuse, ce spectacle est un cadeau jubilatoire à savoir savourer.

Una Roberta a Parigi – La Divine Comédie : Roberta Cecchin raconte ses premières années à Paris, comment son accent se bat avec la langue et ses doubles sens, et autres gaps culturels. Un stand up efficace, qui crée l’ambiance et laisse son public chaud à point pour l’apéro.

L’éducation de Rita au Funambule Montmartre : la rencontre d’un professeur alcoolique et désabusé et d’une coiffeuse pleine de bon sens et de soif d’apprendre, une chronique sociale caustique et fine, une belle mise en scène d’Owen Doyle, une pièce intelligente qu’on verra avec plaisir

Zoé [et maintenant les vivants] au Théâtre Ouvert : Théo Askolovitch parle de la mort de sa mère avec humour, naturel et spontanéité. Un hymne à la vie, un message d’amour. Il y a une magie complice dans la distribution, et le spectateur ressort un peu plus fort qu’il n’est arrivé.

Misericordia au Rond Point : Emma Dante raconte l’histoire de trois femmes qui n’ont rien, qui ont accueilli l’enfant de leur amie morte sous les coups, qui s’en occupent, pleines d’amour et de dignité. C’est violent, c’est très beau, et profondément émouvant.

La terre entre les mondes à l’Échangeur Bagnolet : Jean Boillot met en scène le texte de Métie Navajo, avec un parti pris poétique et esthétique qui laisse le spectateur au carrefour de ses réflexions sur le monde et de ses émotions intimes

Les Méritants à La Tempête : dans un univers déconcerné post apocalypse zombie, Julien Guyomard pose son regard entomologique et sans grand espoir sur le fonctionnement des sociétés humaines. Toutes les sociétés.

Best Friends Forever à La Folie Théâtre : Florence Vitalis, Christelle Maldague et Julie Fabioux portent avec un plaisir contagieux ce qui pourrait être l’épisode de fin de saison d’un soap opéra, celui où le monde s’effondre

Un certain penchant pour la cruauté à la Reine Blanche : Muriel Gaudin bouscule la vie ronronnante d’une famille bien pensante, chacun se laissera aller au penchant naturel de l’homme pour la cruauté. Une mise en scène subtile de Pierre Notte.

Toute une vie sans se voir au Studio Hébertot : à travers les messages musicaux qu’ils se sont envoyés après leur rupture, Julie Rousseau et Bastien Lucas mettent en perspective le mythe d’Orphée et Eurydice, les blessures de Michel Berger, les remords de Véronique Sanson. C’est superbe.

Toutes les choses géniales au Lavoir Moderne Parisien : un spectacle rafraichissant et cathartique, Laurence Gray est une petite fille qui se construit malgré la chape d’une mère suicidaire à qui elle n’arrive pas à redonner le goût de la vie.
On échange sur et on recommande :

L’Arbre à Sang aux Plateaux Sauvages : dans le bush, une mère, deux filles, le corps du père. La fin d’un calvaire. Un texte au scalpel d’Angus Cerini, mis en scène à l’os par Tommy Milliot. Un coup de cœur pour ces émotions brutales, viscérales, à voir absolument

Viril(e.s) au Théâtre Lepic : à travers le témoignage de cinq jeunes femmes inattendues, Marie Mahé construit une nouvelle forme de virilité, une force assumée où chacun peut occuper une place, la sienne. Un grand coup de cœur.

Ceux qui restent : à voir au Funambule Montmartre. Un spectacle bienveillant, d’une grande douceur. Sur le sujet fort de la mort choisie, Camille Prioul nous offre une belle histoire d’amours, de transmission et de choix, appuyée sur une belle et juste distribution.

Eurydice au Poche Montparnasse : un texte poétique de Jean Anouilh, une mise en scène enlevée d’Emmanuel Gaury, une belle distribution. Le mythe d’Orphée vu par les yeux d’Eurydice. Un beau moment de théâtre, un propos engagé contre le paternalisme. A voir.

Olympe de Gouges, plus vivante que jamais au Lucernaire : Céline Monsarrat raconte avec talent la vie de celle dont la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne traçait la route des féministes pour plusieurs siècles.

Niquer la fatalité aux Plateaux Sauvages : Estelle Meyer dans une performance chorale, tribale, tripale, un dialogue avec Gisèle Halimi, un appel à sortir de la fatalité qui marque les femmes pour qu’enfin hommes et femmes vivent libres et apaisés

Killology à La Reine Blanche : Benjamin Guyot met en scène le texte de Gary Owen. Une plongée dans une ultra violence esthétique, une interrogation sur l’influence des jeux vidéo sur le comportement des jeunes désorientés. Aurez-vous l’estomac assez solide pour vous y confronter ?

Un juge à la Reine Blanche : Fabio Alessandrini nous renvoie à la différence entre loi et justice, en posant un regard critique sur le fonctionnement de cette dernière. Une belle performance d’acteur pour un vrai moment de théâtre