Chapitre XIII

Vous aimez le Grand Guignol ? Chapitre XIII vous attend au Théâtre Tristan Bernard pour une soirée sanguinolente à souhait.

ChapitreXIII

Chapitre XIII commence… par l’exécution capitale de l’acteur principal, il a la tête tranchée sous les yeux du public. Heureusement les glissements temporels lui permettent de reprendre immédiatement du service.

Franz Muller est un auteur à succès, ses romans se passent au XIIIe siècle, les cathares, l’inquisition. Pour écrire son nouveau livre, il fait retraite dans le monastère de Saint Hilaire. Un moine est assassiné dans les bois. Exactement comme dans la scène qu’il a écrite. Ce n’est que le premier. Les personnages reviendraient-ils pour se venger ? Ou sont-ce les personnes de la vie réelle qui ont inspiré ces personnages ? Ou…

Les meurtres ? Ils vont se succéder ? L’action ? Des rebondissements, des révélations, des soupçons. Un mélange de Dan Brown, de Scary Movie, et du Prisonnier, avec un zeste de Twilight Zone. Qui se déroule sur scène… et dans la salle… enfumée…

Dan Brown pour le côté thriller efficace et documenté, bourré de rebondissements mais un peu trop délayé, avec une révélation finale. J’ai trouvé que la pièce manquait de rythme (le rythme fait pourtant partie de la patte Azzopardi), qu’elle durait un peu longtemps, peut-être ont-ils pris leur temps hier soir.

Scary Movie pour le gore sanguinolent. Là, on est servi, et bien servi, on est dans un train fantôme, on déguste, aux deux sens du terme. Il y a du sang qui coule, des membres coupés, des corps transpercés. A chaque fois… gulps… on retient un petit sursaut, et on se met à rire. Il y a même du sang qui vole, j’ai adoré la réaction de mes voisines vérifiant que la goutte de liquide reçue sur leur visage n’était pas du vrai sang.

Le Prisonnier… qui est Gaucher, on ne voit jamais son visage, sinon le numéro 1, mais qui est le numéro 1 ?

J’ai apprécié la mise en scène, le jeu d’éclairage qui nous change de pièce et d’époque en un clin d’œil. J’ai savouré les transitions entre époques, les transformations Twilight Zone. Une réserve ? Les séquences qui se déroulent dans la salle, elles sont utiles pour préparer la scène, je les ai à chaque fois trouvées poussives, c’est sans doute là que la pièce perd son rythme tout en déprisant ses spectateurs.

Baroudeur « Papa je peux voir cette pièce ! » était là. La décapitation l’a amusé. Il a eu un petit moment de recul sur le premier cadavre, et puis quand il a compris où était la scie, il s’est mis à rire. Chaque séquence gore ? Un « beurk… » et une attention focalisée pour ne pas en perdre une goutte… et voir où était le truc. Son commentaire en sortie : « J’ai bien aimé. Il y a de l’humour, tristesse de la colère. Plutôt des trucs dégoutants que des trucs qui font peur. J’ai adoré ! ». Il s’est endormi sans aucun souci.

C’est du guignol pour adultes, du Grand Guignol, sanguinolent à souhait. Pour qui ? Des parents avec des ados. Le groupe de copains avec qui vous allez à la foire du Trône, ou aux Tuileries l’été. Toute personne avec qui vous aimez vous amuser et sursauter.

Au théâtre Tristan Bernard
Du mardi au samedi : 21h00 – samedi 16h00

Texte : Sébastien Azzopardi, Sacha Danino
Avec : Thomas Ronzeau, Tadrina Hocking, Patrice Latronche, Alexandre Jerome, Marica Soyer, Philippe De Monts
Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Guillaume Rubeaud

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