
Le cabaret d’Eva Luna au Théâtre de Nesle : Michael Batz met en scène trois contes réalistes d’Eva Luna d’Isabel Allende pour porter la mémoire du coup d’état de 1973 au Chili. Un beau travail, un spectacle goose bumper.

Le cabaret d’Eva Luna au Théâtre de Nesle : Michael Batz met en scène trois contes réalistes d’Eva Luna d’Isabel Allende pour porter la mémoire du coup d’état de 1973 au Chili. Un beau travail, un spectacle goose bumper.

Le bateau pour Lipaïa au Studio Hébertot : Bérengère Dautun et Emmanuel Dechartre, mis en scène par Gil Galliot. Deux grands comédiens dans une histoire d’amour aux tempes grises, un instant suspendu hors du temps.

Méduses à l’Athénée Louis Jouvet : de et par Mélie Néel. Méduse avait presque quinze ans, elle a été violée par un de ses amis. Un texte fort, dur, pas lourd. Une invitation à réfléchir sur la réalité du viol et à la façon dont la société ne s’en occupe pas vraiment.

La Place à La Flèche : Marie Bucher, mise en scène par Michèle Harfaut, est étonnante dans ce seule en scène adapté du livre d’Annie Ernaux, elle fait revivre les souvenirs de son père sans s’attarder sur les considérations sur la langue ou le sentiment de trahison de classe.

Le Petit Chaperon Rouge de Joël Pommerat à La Huchette : une version initiatique, pas moralisatrice, du conte de Perrault, portée avec talent et énergie par Nina Cruveiller et Nina Ballester, à voir par toutes les générations, et dès l’arrivée au collège.

Vous avez dit Romantique ? : quand une princesse badass vient sur scène avec sa harpe, ça dépote. Claire Galo-Place, dans un spectacle savoureux qui mêle stand up et récital, anecdotes et leçons de vie.

Les Membres Fantômes au Théâtre La Flèche : Charlotte Laemmel et Gaëtan Peau emmènent le spectateur dans le quotidien de Pascal et Sandra, un frère et une sœur qui n’ont rien. Une pièce tendre et juste, finement interprétée, à l’humour sincère, qui observe sans juger.

Au delà de la pénétration à La Reine Blanche : Yves Heck adapte le livre de Martin Page, un spectacle tendre et plein d’humour dont la force est de rappeler au public que la conviction avec laquelle il est entré est loin d’être partagée, que des femmes payent encore de leur vie la domination de la pénétration

Le Petit Prince à La Scala Paris : j’ai apprécié l’adaptation de François Va Han qui fait la part belle aux leçons de vie et à la philosophie de St Exupéry. Belle interprétation de Hoël Le Corre dans un environnement vidéo onirique de Moulla.

Les yeux grands ouverts au Théâtre de Belleville : un spectacle bien fait de Pauline Cassan et Philippe de Monts, une jeune femme retourne dans le monde de sa jeunesse pour réaliser que pour vivre sa vie, il faut qu’elle largue les amarres de celle de ses parents.

Quinze Rounds à l’Atelier : Richard Bohringer, mis en scène par Romane, sa fille. Le témoignage d’une vie, d’une époque où on pouvait bruler la chandelle par les deux bouts sans qu’on vienne vous faire la morale. Le temps de dire merci. Un grand moment d’amour.

Pinochio (live) #3, une performance d’Alice Laloy : un spectacle qui bouscule, violent, un peu obscène, avec un fonds d’espoir sous-jacent. Emmenés par deux adolescents, dix adultes formatent et dé-animent dix enfants. Un très beau travail qui ne laissera pas indifférent.

Le bel indifférent à l’Atelier : pour les mots de Cocteau, pour la force sensible de Romane Bohringer, pour ressentir avec elle ce que ressent une femme qui a dans la peau un homme qu’elle aime sans retour, pour son duo avec le danseur Tristan Sagon

Ruy Blas à l’Épée de Bois : un beau travail de troupe de la Compagnie du Berger, emmenée par Olivier Mellor. Un dosage subtil de mélo-romantisme et de farce, pour un message politique qui porte. S’il faut voir un Ruy Blas à Paris, c’est celui là.

Pauline & Carton à La Scala Paris : Christine Murillo est Pauline Carton venue se livrer sur la scène intimiste de la Picola Scala. Elle est merveilleuse, ce spectacle est un cadeau jubilatoire à savoir savourer.

Una Roberta a Parigi – La Divine Comédie : Roberta Cecchin raconte ses premières années à Paris, comment son accent se bat avec la langue et ses doubles sens, et autres gaps culturels. Un stand up efficace, qui crée l’ambiance et laisse son public chaud à point pour l’apéro.

L’éducation de Rita au Funambule Montmartre : la rencontre d’un professeur alcoolique et désabusé et d’une coiffeuse pleine de bon sens et de soif d’apprendre, une chronique sociale caustique et fine, une belle mise en scène d’Owen Doyle, une pièce intelligente qu’on verra avec plaisir

Zoé [et maintenant les vivants] au Théâtre Ouvert : Théo Askolovitch parle de la mort de sa mère avec humour, naturel et spontanéité. Un hymne à la vie, un message d’amour. Il y a une magie complice dans la distribution, et le spectateur ressort un peu plus fort qu’il n’est arrivé.

Misericordia au Rond Point : Emma Dante raconte l’histoire de trois femmes qui n’ont rien, qui ont accueilli l’enfant de leur amie morte sous les coups, qui s’en occupent, pleines d’amour et de dignité. C’est violent, c’est très beau, et profondément émouvant.

La terre entre les mondes à l’Échangeur Bagnolet : Jean Boillot met en scène le texte de Métie Navajo, avec un parti pris poétique et esthétique qui laisse le spectateur au carrefour de ses réflexions sur le monde et de ses émotions intimes