
Hilda au Grand Parquet : Emmanuel Ray dirige finement Mélanie Pichot, monstrueuse Madame Lemarchand imaginée par Marie Ndiaye. La chronique haletante d’une dominatrice frustrée qui devient vampire.

Hilda au Grand Parquet : Emmanuel Ray dirige finement Mélanie Pichot, monstrueuse Madame Lemarchand imaginée par Marie Ndiaye. La chronique haletante d’une dominatrice frustrée qui devient vampire.

Holidays de Kelian Garau avec Wanda Bernasconi : une jeune femme est lâchée dans le grand bain de la vie, avec ses doutes, son enthousiasme et ses connaissances parcellaires pointues. Une allégorie portée par deux jeunes comédiens qui méritent votre attention.

L’Échappée au Rond Point : l’histoire foutraque d’un cercueil pas comme les autres, racontée par Philémon Vanorlé, un artiste un peu perché. Un spectacle savoureux qui embarquera les rieurs du premier degré et les introspectifs du second.

Soap Opera à La Reine Blanche : mi conférence de Florence Elias, mi concert du trio Artemisia, l’occasion d’apprendre quelques principes qui font les bulles de savon, de voir apparaitre de belles images aussi poétiques qu’oniriques.

Kessel, la liberté à tout prix au Lucernaire puis au Rive Gauche : Franck Desmedt est Kessel avec talent et passion. Une superbe interprétation, lyrique et délicate. Caustique quand il faut. Un succès mérité pour la vie d’un des derniers grands aventuriers.

Neige de Pauline Bureau à La Colline : un superbe conte contemporain au merveilleux ancré dans le monde d’aujourd’hui, l’histoire d’une jeune ado et de sa mère qui (re)trouveront le plaisir de l’inutile. Un bonbon fort et doux, un spectacle approuvé par toute une salle de scolaires !

Mathémagie à La Reine Blanche : un spectacle sympathique de Jean-Baptiste Aubin, des tours de magie basés sur les propriétés de certains nombres. Le spectateur s’étonne, comprend, apprend. Il s’amuse et repart satisfait.

Gloria Gloria au Théâtre Ouvert : quand Gloria reprend son univers à la base, elle n’y va pas avec le dos de la cuiller. Un belle mise en scène bourrée de trouvailles de Sarah Delaby-Rochette, même si le bouquet final manque un peu de puissance.

Le Nectar des Dieux au Funambule : du premier hasard en Anatolie à la réglementation du XXe siècle, François Piel-Flamme et Hugo Klein revisitent avec humour l’histoire du vin. Un spectacle amusant qui sera un pied à l’étrier efficace pour une bonne soirée entre amis.

Mir au Nouveau Gare au Théâtre : dans une station spatiale, une jeune femme vit et rêve en apesanteur. Un spectacle court, qui s’abstrait de la gravité. Un spectacle qui fait du vrai bon bien.

Oh Mère à La Reine Blanche : Asja Najdar explore la forme de la farce grotesque pour l’histoire de quatre exclus de l’humanité qui se retrouvent. Un parti pris intéressant qu’on appréciera sans forcément y revenir trop souvent.

L’enfant de verre à l’épée de bois : une mésange de verre cassée au lendemain d’un mariage démolit l’apparente stabilité d’un univers familial. Un beau conte allégorique, Blanche Sottou bouleversante en jeune fille qui brise la chaîne des secrets et des non-dits.

La femme n’existe plus au Rond Point : Céline Fuhrer et Jean-Luc Vincent ont embarqué Valérie Karsenti et Cédric Moreau dans une uchronie où la femme a perdu tous ses droits. Une joyeuse farce décapante qui balance (presque) à tout va

Maîtres Anciens au Théâtre 14 : allez vous laisser embarquer par Nicolas Bouchaud dans la logorrhée éruptive de Rieger, un moment de plaisir jouissif, un rire limite régressif. Un spectacle jubilatoire dont vous sortirez comblé.

Orphelins de Dennis Kelly au théâtre de Belleville : Martin Legros et Sophie Lebrun mettent en scène un incident qui se révèlera un crime raciste, qui fera exploser leur cellule familiale. Leur approche réfléchie contraste avec le texte instinctif. Trop, peut-être.

Un homme qui dort à l’Essaïon : un étudiant enfermé et protégé par son état dépressif. Richard Arselin et Véronique Boutonnet, mis en scène par Stéphane Daurat, bousculent le spectateur au rythme de la langue minutieuse de Georges Perec

Toutes leurs robes noires au théâtre Dunois : un théâtre d’ombre, un voyage onirique à la découverte du royaume de la nuit. Un beau conte de Claudine Galéa, mis en scène par Antoine Hespel, finement joué par Baptiste Mayoraz et Najda Bourgeois, qui guide le spectateur dans l’apprivoisement de sa noirceur personnelle.

Ex Machina aux Plateaux Sauvages : un beau spectacle coup de poing, Carole Thibaut démonte la machine de la domination patriarcale qui se reproduit, lance un cri de guerrière, un appel tripal à sa destruction

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée à l’Essaïon : Agathe Quelquejay et Michel Laliberté, dirigés par Xavier Lemaire, donnent une version jouissive et jubilatoire de la pièce en un acte de Musset. C’est juste savoureux.

Une merveilleuse histoire de sexe dégueulasse à La Reine Blanche : une folie déjantée de Pierre Notte et Benoit Giros, pour les adultes avertis qui s’amuseront à assister à la représentation autant que les acteurs à la jouer.