Fragments d’Hommes – La Jonquière

Fragments d’Hommes à La Jonquière : trois hommes se confient sur scène. Ils content leur vie, ils choisissent librement leur place sur la palette d’une virilité débarrassée de l’archétype bougono-machiste.

Sur la scène, trois cubes blancs sont empilés. Piano, violon, la musique crée une tension. Trois hommes habillés de noir arrivent, deux se disputent comme on se dispute dans une cour de récréation, le troisième les sépare. Mon père m’a toujours dit « Ne te marie pas ». J’ai pas compris…

C’est la première d’une trentaine de séquences. Trois hommes, parfois seuls, parfois en duo ou trio, viennent se confier, en spectateurs de leur vie. Une vie où ils ont reçu des principes, où ils ont vu leur vie de couple se déliter. Ils sont solitaire, incapable de résister, un peu particulier. Ils se positionnent face à Dieu, face à l’image de la virilité, face aux diverses …ophobies. Il y a la femme idéale, il y a celle à qui ils pensent tout le temps.

Fragments d’Hommes fait écho aux Fragments de Femmes que Fabien Le Mouël avait proposé en 2018, déjà avec François Rimbau à la mise en scène. J’en ai retrouvé l’esprit et la construction, texte, mise en scène, cubes et chaussures. Certaines séquences cèdent parfois à la facilité, on les oublie vite pour se laisser emporter par ces hommes qui acceptent leur fragilité, plus le spectacle avance, plus le cœur du spectateur se serre. Harold Crouzet donne un personnage solide de séducteur aussi christique que charismatique, Fabien Le Mouël dévoile la large palette de ses sensibilités surprenantes, de ses fragilités désarmées.

Là où Fragments de Femmes surfait sur une certaine futilité, restait en surface de la réalité, Fragments d’Hommes prend le sujet à bras le corps. L’homme reste un homme, il ne s’agit pas de le déconstruire, juste de lui dire qu’il peut être lui même, qu’il n’est pas tenu de se conformer à l’image bougono-machiste qu’on lui a décrite. A lui de l’entendre. Il a le choix, la palette est large.

Au Théâtre de La Jonquière du 11 au 14 mai 2022 – 20h00

Texte : Fabien Le Mouël
Avec : Harold Crouzet, Fabien Le Mouël, Florian Velasco
Mise en scène : François Rimbau

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