Bigre

Bigre revient au Rond Point, pour nous raconter la façon explosive, muette et burlesque dont un geek, un écolo barbu et une apprentie séduisante apprennent à vivre ensemble sous les toits de Paris.

Bigre(c)Stephane_Trapier

Ils sont trois, ils habitent sous le même toit, trois chambres de bonnes. Il y a le geek qui baigne dans la lumière blanche et la culture japonaise. Il y a l’écolo aussi bordélique que barbu. Il y a une jeune femme qui apprend la vie devant sa télévision, une gamme de métiers dans des livres, seule avec son poisson rouge. Ils vont apprendre à vivre ensemble. Un apprentissage explosif, burlesque et muet.

Bigre est une symphonie. Forcément parfaitement réglée, sinon les effets tomberait à plat et les comédiens dans l’application. Tout roule, tout emporte la salle dans des éclats de rire successifs, la salle est comblée, elle rit, applaudit à la fin des tableaux, envoie un tonnerre d’applaudissements à la fin. Il y avait près de nous les élèves d’une classe qui avaient profité des mouvements de dernière minute pour se rapprocher des allées, « comme ça dès qu’on se fait chier, on peut se barrer ». Ils se sont laissés embarquer, ils se cherchaient du regard d’un rang à l’autre, partageaient des sourires. A la sortie, j’entendais les échanges sur le nombre de fois que les gens avaient vu le spectacle, j’ai entendu des six, des sept, des huit.

J’ai moi aussi eu un immense plaisir à les retrouver, à redécouvrir les innombrables détails de la mise en scène, à chaque instant il se passe plusieurs choses. Sans jouer au jeu des sept différences, j’ai eu l’impression que quelques détails avaient évolués, mais mon oeil aussi a évolué. Si la partition, la précision de l’interprétation sont restées les mêmes, l’humeur, trois ans après, est légèrement différente, la solitude des uns et des autres s’est rééquilibrée, l’émotion de certaines séquences s’en trouve renforcée.

Si vous avez envie de passer un bon moment, n’hésitez pas, allez voir Bigre. Si vous l’avez déjà vu, retournez le voir. Si vous ne riez pas de bon cœur, votre cas est désespéré.

Baroudeur et Fléchette avaient  déjà vu Bigre en 2016, ils ont voulu y retourner.

Baroudeur : j’ai vu Bigre pour la quatrième fois, c’est toujours aussi bien. Ils sont trois dans trois chambres. À gauche un univers blanc avec un homme moderne mais un peu snob. Au milieu un bordélique. À droite une femme dont la chambre est bien rangée, mais dans sa tête ce n’est pas pareil. Elle fait la coiffeuse et l’infirmière en lisant dans un manuel, alors forcément ça rate. Ils ne parlent pas. J’ai adoré !

Fléchette : Bigre est vraiment un spectacle plein d’humour, je l’aime beaucoup, d’ailleurs j’y ai invité mes amis pour mon anniversaire. Parfois c’est un peu osé, mais on peut le voir à tout âge, d’ailleurs je l’avais vu à 5 ans. Ce qui me plait le plus, c’est qu’on rit pendant toute la pièce, sans jamais que jamais ça ne soit trop… les acteurs n’ont pas changé. On rit des situations, et pourtant ils ne parlent pas – il y a quand même quelques bruitages ! On rit de ce qui leur arrive, et il leur arrive tellement des choses, même si parfois ce qui leur arrive est triste, là on est triste avec eux.

Au Théâtre du Rond Point jusqu’au 30 juin 2019
Du mardi au samedi : 20h30 – Dimanche 15h00

Un spectacle de et avec : Pierre Guillois,
Co-écriture et interprétation : Agathe L’Huillier, Olivier Martin-Salvan, en alternance avec : Éléonore Auzou-Connes, Anne Cressent, Bruno Fleury, Jonathan Pinto-Rocha

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