Solaris

Une adaptation du roman de Stanislas Lem qui abuse de la fumée, des éclats de lumière, une distribution peu crédible au jeu inégal.

solaris ©avril dunoyer

Sur scène, trois structures en plexiglas, dans l’une Kris Kelvin, psychologue envoyé par Le Conseil inspecter une station spatiale en orbite autour de Solaris, dans les deux autres deux silhouettes.

Solaris est l’adaptation d’un roman de Stanislas Lem, un univers clos dans lequel des créatures apparaissent, les astronautes voient revenir leur passé, surgir leurs fantasmes.

Je ne suis globalement pas rentré dans la pièce. La scénographie est très mobile, il faut le temps d’en bouger les éléments; la mise en scène abuse de la fumée, presque étouffante, et des effets lumineux; la distribution n’est pas crédible, et le jeu des comédiens est inégal. Peut-on vraiment faire de la science-fiction, décoller une fusée, sur une scène de théâtre, si on n’a pas les moyens de Robert Hossein ? Les quelques moments de « terreur » ont plutôt fait rire les spectateurs. Quelques scènes rappellent l’univers de Caro et Jeunet (Delicatessen, La Cité des Enfants Perdus), celles-là marchent mieux.

Et puis il y a Louise Emma Morel, qui joue les visiteurs, qui donne une Harey animale, femelle, elle est le bijou de la pièce.

Au Théâtre de Belleville jusqu’au 26 janvier 2019
Lundi / Mardi : 21h15 – Dimanche 20h30

Texte : Stanislas Lem
Adaptation : Rémi Prin, Thibault Truffert
Avec : Thibault Truffert, Louise Emma Morel, Quentin Voinot, Gabriel Laborde
Mise en scène : Rémi Prin

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