
Jeanne au théâtre de Belleville : Yan Allegret décrit la confusion qui règne dans la tête de Jeanne, pas totalement partie de chez elle, qui sait qu’elle ne reviendra pas. Un beau texte desservi par une mise en scène bien lourde et datée.

Jeanne au théâtre de Belleville : Yan Allegret décrit la confusion qui règne dans la tête de Jeanne, pas totalement partie de chez elle, qui sait qu’elle ne reviendra pas. Un beau texte desservi par une mise en scène bien lourde et datée.

Un mari idéal au théâtre Clavel : Oscar Wilde fait exploser les ambitions sociales pour ramener chacun à son équilibre naturel. Une version pétillante signée Guillemette Regnault, une distribution solide et convaincante, de superbes costumes, une bonne soirée. On en redemande.

On est là : Pauline Sales décrit comment les discours utopiques et généreux qu’on tient à vingt ans transforment en réalité, se décantent entre action, parole et nostalgie. Un beau travail de troupe des apprentis du Studio | ESCA mis en scène par Paul Desveaux.

Finlandia aux Bouffes du Nord : Pascal Rambert nous fait le cadeau de pouvoir assister à la grand mère de toutes les tempêtes conjugales, celle qu’on devrait tous vivre une fois dans sa vie. Avec l’éblouissante Victoria Quesnel et Joseph Drouet. Jouissif et jubilatoire.

Le Cri au Darius Milhaud : première pièce d’Hélène Dieulot, un texte fort, une dystopie sur les droits des femmes, la soumission qui se perpétue, l’esprit de révolte qui surgit régulièrement. Une auteure à suivre.

Señora Tentación aux Plateaux Sauvages : Roser Montlló Guberna et Brigitte Seth donnent corps au texte de Marie Dilasser. L’histoire de l’amour entre deux femmes simples, la dénonciation du monde où elles doivent encore ne pas se faire remarquer.

Ma version de l’histoire au théâtre Michel : la thérapie d’un couple dans la quarantaine. La magic touch de Sébastien Azzopardi, une pièce rythmée, pétillante et intelligente. Un miroir tendu à un public séduit qui rit et qui se retrouve. Une réussite.

Des Ombres et des Armes à La Manufacture des Abbesses : un groupe de la DGSI a une journée pour empêcher un attentat. L’un d’entre eux va dériver. Un cas d’éthique pratique passionnant et prenant, qu’on verra malgré les longueurs de la deuxième heure.

L’Os à Moelle à l’Artistic Théâtre : Anne-Marie Lazarini donne une nouvelle dimension aux textes de Pierre Dac, servis par Cédric Colas, Emmanuelle Galabru et Michel Ouimet. Un spectacle convaincant, qui réapprend au spectateur que le rire conscient du fond des choses est aussi une arme pour dénoncer l’inacceptable.

Toute une vie sans se voir reprend au Studio Hébertot : à travers les messages musicaux qu’ils se sont envoyés après leur rupture, Julie Rousseau et Bastien Lucas mettent en perspective le mythe d’Orphée et Eurydice, les blessures de Michel Berger, les remords de Véronique Sanson. C’est superbe.

Les Petits Chevaux à La Reine Blanche : glaçante autant qu’émouvante, la quête d’Hortense, une enfant née dans un Lebensborn, à la recherche de ses origines. Une histoire documentée, un spectacle collectif, fin et intelligent, aussi beau que bouleversant, un spectacle nécessaire.

Indigeste au théâtre Clavel : Théo Defaux et ses complices poussent à fond les curseurs de l’excès et du grotesque dans un univers inspiré du Diner de Con, de Delicatessen, de La grande bouffe et de l’Aile ou la cuisse. Pour ceux qui aiment les pièces de copains.

Le Prince à la tête de coton à La Flèche : un texte fin et touchant de Nicolas Porcher, l’histoire d’une famille dont le père est atteint d’aphasie primaire progressive. Une histoire d’amour ébranlé, un spectacle d’une grande bienveillance. Une pépite à ne pas manquer.

Tout le monde il est Jean Yanne au Funambule : un récital d’Anne Cadilhac et Eric Perez, finement mis en scène par Yann de Monterno, pour retrouver avec plaisir les chansons et les aphorismes de Jean Yanne. Son esprit corrosif, incisif et cynique lui a valu d’être viré de partout, vous sortirez en regrettant que personne n’ait pris le relais.

Terrain Vague aux Plateaux Sauvages : Florence Valéro va chercher l’enfant insouciant au fond du cœur du spectateur. L’histoire touchante de deux enfants des années 90 qui se recontacte longtemps après, sur fond de ces différences qui nous rassemblent.

Brasser de l’air et s’envoler à La Flèche : Xavier Guelfi emporte son idéaliste échevelé dans une frénésie de non-sens. Un premier jet perfectible à suivre sur la durée.

Comme le nageur au fond des mers au Théâtre Ouvert : la quête mémorielle de Thomas Farrigue. Une pièce de Bérengère Jannelle, un film noir très esthétique sur fond de Méditerranées.

Futur aux Plateaux Sauvages : Le Groupe Fantôme vous parle d’un futur onirique et apaisé. Pour qu’il existe, une rencontre originale doit se produire. Sous vos yeux. Ils vous racontent l’histoire, elle s’est produite. Ne passez pas à côté.

Un chapeau de paille d’Italie au Lucernaire : Emmanuel Besnault et Benoît Gruel font du vaudeville de Labiche une gesticulation régressive et potache. Vous aimerez, en bande ou en famille. Ou vous pincerez les lèvres. Il n’y a pas de milieu.

Les Diaboliques au Poche Montparnasse : un coup de cœur pour cette pièce magistrale de Christophe Barbier (mes Nicolas Briançon) qui vous coupera le souffle. Qui est le plus diabolique, de celui qui est emporté par son désir animal ou du témoin silencieux qui laisse faire ?