
Je suis le vent au Théâtre de Nesle : Jean-Paul Dubois, seul sur scène pour emporter le texte de Jon Fosse, le rend lumineux et évident. Magistral et impressionnant. Du grand théâtre, à voir absolument.

Je suis le vent au Théâtre de Nesle : Jean-Paul Dubois, seul sur scène pour emporter le texte de Jon Fosse, le rend lumineux et évident. Magistral et impressionnant. Du grand théâtre, à voir absolument.

Naissances de Benny Betty Bitchy : la magie d’une clown punk qui s’accompagne d’une guitare électrique saturée et dont on comprend les paroles sans le besoin d’un micro. Un seul en scène foutraque qui fonctionne et qui mérite un public mainstream.

Bouquet de Fruits au Théâtre de Nesle : j’ai adoré suivre Daniel Hidalgo et Ada Tudor dans ces variations surréalistes autour des sentiments du couple, finement décrits par Telmo Herrera. Un coup de cœur pour ce spectacle savoureux, un équilibre subtil et rare

Nageuse de l’Extrême au Théâtre Ouvert : Élise Vigier met en parallèle l’histoire de deux femmes, l’une nage dans l’eau glacée, l’autre se bat contre le cancer. Elle dit le sentiment partagé de ceux qui sont revenus d’au delà de leurs limites. Sur scène, simples et justes, Léna Bokobza-Brunet et Élise Vigier

Avec 19.5, Christophe Delessart partage avec le public l’anthologie de son dix-neuvième siècle gouailleur et enjoué. Bellement mis en scène par Johanna Boyer-Dilolo, il sert avec respect et humilité ses plus belles pages de la littérature.

MAJOLA à l’Essaïon Théâtre : une femme contemple son déni dans son miroir, un journaliste blasé et usé, un caméraman qui veut savoir. Caroline Darnay raconte Irène Kadler, compagne d’Amon Göth, le Boucher d’Hitler. Une pièce noire et nécessaire qui dit l’humanité.

Arcadie au Théâtre de Belleville : Sylvain Maurice porte sur scène le texte d’Emmanuelle Bayamack-Tam. Constance Larrieu est impressionnante en Farah, adolescente différente qui glisse sa liberté dans les replis du monde

Illusions Perdues à l’Atelier : Pauline Bayle adapte Balzac. Sa distillation le rend intemporel, passionnant, concentré sur la comédie des hommes. Un texte à l’os, une mise en scène épurée, une distribution de talent. Un grand et beau moment de théâtre à savourer sans modération

Réveille-toi au Théâtre de Nesle : Bernard Jeanjean, finement mis en scène par Martine Fontaine. Un homme forcé par la vie à en faire le bilan avant de choisir de la poursuivre, au filtre de son rapport aux autres. Une galerie d’émotions sympathique et poétique.

Petites Histoires de la Médecine à La Manufacture des Abbesse : Hervé Laplante fait vivre au spectateur ce qui se passe dans la tête d’un médecin qui reçoit un patient hypocondriaque en pleine forme. Anecdotes, citations, bons mots, un moment sympathique et distrayant

La Fin du Début au Théâtre Lepic : Solal Bouloudnine convoque une galerie de personnages pittoresques pour chercher la réponse à la question : Peut-on échapper à la fin ? Un seul en scène attachant et plein d’humour, qui donne autant à réfléchir qu’à rire aux éclats

Le Mage du Kremlin à La Scala Paris : Roland Auzet adapte et prolonge finement le livre de Giuliano Da Empoli. Je suis sorti convaincu par l’adaptation et le jeu de la distribution, épuisé par l’agressivité du son et de la lumière

La Tête Ailleurs au Théâtre de Belleville : comédie musicale feelgood de Camélia Acef et Youri Rebeko, d’une qualité rare. Laissez-vous embarquer par la belle histoire de Norah qui entend des chansons dans sa tête. Coup de Cœur

La Chute à l’Essaïon : Jean-Baptiste Artigas est excellent dans cette adaptation du texte de Camus, théâtrale et hypnotique, qui vous donnera envie, en sortant, de lire le livre et de poursuivre la réflexion.

La Tempête au Poche Montparnasse : Stéphanie Tesson concentre l’action sur Prospero, magicien qui tire les fils des destins. Une Tempête barrée, bourrée d’énergie et de passion, un intense moment de bonheur.

Le Birgit Kabarett au Rond Point : ne laissez pas passer les quelques places encore disponibles pour cette revue caustique et acérée de l’actualité brûlante. Une course contre la montre et contre la panique, un spectacle précieux et indispensable

Chère Insaisissable au Lucernaire : Sophie Tellier raconte les quatre vies de Liane de Pougy, l’insaisissable scandaleuse qui a mis Paris à ses pieds. Mise en scène par Jean-Luc Revol, elle est magnifique dans ce seul en scène musical, fin et lumineux

Dante au Poche Montparnasse : Serge Maggiani offre un voyage passionnant et onirique dans la Comedia, la Divine Comédie, qui convaincra les addicts comme les curieux, porté par la superbe musicalité d’une voix parfaitement maitrisée

Le Prix de l’Or au Théâtre Ouvert : Eugen Jebeleanu a dépassé la violence de son enfance en Roumanie, son père dépressif, il raconte le monde kitsch de la danse sportive. Un voyage vers la sérénité, une leçon de vie contagieuse, un théâtre conférencialisé tendre et touchant.

Sauvez vos projets avec la méthode itérative : tressant humour et métaphores Antoine Defoort expose le piège entre conception et fabrication. Plus conférence que spectacle, une bonne idée pour votre prochain séminaire stratégique ?