Farf is a – Les Déchargeurs

Farf is a aux Déchargeurs : étrange et déroutant, un peu kitsch sur la forme et sur le fond, un spectacle naïf et touchant que les trentenaires ciblés apprécieront en bande.

Sur la scène, un studio, avec une cabine de douche, deux iMac… Gregor, en slip, couché par terre. Valentine assise en bord de scène, sur un grand cygne gonflable rose. Et un poster d’Alizée.

Farf is a, Farfisa. Industriel italien qui fabrique des portiers et autres outils de communication, qui a été le premier à produire en série des orgues électroniques, on les entend sur les disques des Doors (ahhh, Ray Manzarek), du Pink Floyd, de Led Zeppelin…

Valentine et Gregor sont enfermés dans leur studio, communiquent peu, redécouvrent la musique 8 bits des sons synthétiques de leurs années 90, le son de l’orgue, petit à petit se retrouvent puis se trouvent. Le tout intégralement en voix off, sur le son d’un radiocassette. Rythmé par des covers de hits, dont j’ai reconnu Moi Lolita et Barbie Girl.

Il y a une naïveté touchante dans ce spectacle, qui remonte l’histoire du kitsch, mêlant le roman photo des années 50 aux coutumes adolescentes importées du japon de nos jours, en passant par le son condensé des premières consoles, les couleurs acidulées des iMacs et la double liberté qu’offrait le radiocassette. Il n’y manque, au fond, que l’électrophone. Éternelle adolescence attardée, qui regarde de ce qui distrayait leurs parents sur des sons venus de leur enfance. Plus tôt, on lisait le roman photo de Modes et Travaux dans un grenier, LA Woman en boucle sur un Teppaz. La vie, l’éternel recommencement…

Forcément, ça finit bien, et en chanson.

Le spectacle est étrange et déroutant. Un huis clos où deux ermites réaliseraient où les a conduit leur isolement, dont ils sortiraient ensemble par leur musique. Il cible les trentenaires, ils y reconnaîtront certains de leur amis, fredonneront, et iront en sortant se réchauffer le cœur autour d’un bon verre.

Au Théâtre des Déchargeurs jusqu’au 23/12/22
Mercredi, jeudi, vendredi, samedi : 21h00

Conçu et interprété par : Valentine Basse, Gregor Daronian

Visuel : Anthony Devaux, Léa Rousse Radigois

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