Le Portrait de Dorian Gray – La Bruyère

Impression mitigée d’une représentation qui courait sur son erre et dont les personnages manquaient singulièrement de profondeur.

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Devant le rideau, un chevalet masqué, un fauteuil. Les trois coups résonnent, la pièce commence.

Dorian Gray reste dans les mémoires comme un dandy qui a vendu son âme pour que son portrait vieillisse à sa place. Sous l’influence de Lord Henry, il va aller au bout de ses désirs, de ses envies, de ses crimes. La plume acérée d’Oscar Wilde multiplie les aphorismes et donne un portrait glaçant d’une certaine bonne société victorienne.

Je ne sais pas si c’est l’effet de l’été, si la pièce était donnée par une distribution B, si après 800 représentations une lassitude s’est installée, mais quelque chose n’a pas marché, hier soir, c’était poussif. La mise en scène est sobre, intéressante, le jeu des acteurs manquait de fluidité, de conviction, les répliques ne collaient pas. Seul Fabrice Scott m’a convaincu, son Harry – Lord Henry, cynique blasé et désinvolte – avait plus de profondeur que Basil et Dorian.

Au théâtre La Bruyère
Du jeudi au samedi : 21h00

Texte : Oscar Wilde
Avec : Michael Winum, Fabrice Scott, Maxime de Toledo, Gilles Nicoleau, Caroline Devismes, Solenn Mariani, Thomas le Douarec
Mise en scène : Thomas Le Douarec

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