50 ans ma nouvelle adolescence

Une performance d’actrice intéressante, sur le segment encombré des pièces qui veulent traiter la crise de la tantaine, vue du seul point de vue de la femme, plutôt à aller voir en groupe de copines qu’en couple.

50ansStéphanie va avoir 50 ans, elle vit les affres physiques de la pré-ménopause, son mari va la quitter pour une jeune femme qui a moins de la moitié de son âge, elle reste avec ses trois enfants, frise la dépression, pète un cable, retrouve la vie sexuelle de ses années d’étudiantes, enterre sa meilleure amie, retrouve son premier amour, jusqu’au retour de Marc, elle devient alors la nouvelle femme de SA vie.

Le segment des « moi, moi même, mes états d’âme et mes aventures à x0 ans » est assez encombré, il est difficile d’y être vraiment original. Martine Fontaine le revisite à travers un numéro d’actrice sympathique et exigeant, qu’elle maîtrise, où elle se livre physiquement, changeant de posture, de mimique et de voix en un changement de lumière, elle est Stéphanie, Sylvie… Le texte est enlevé, souvent amusant, parfois impudique. Alors je me suis laissé embarquer.

J’ai trouvé le spectacle un peu long, 20 minutes de trop, le fond de la salle finissait par murmurer d’impatience. Est-ce que les intermèdes musicaux apportent vraiment quelque chose, je ne sais pas, mais les errements dans l’accord de la guitare tuaient le rythme, heureusement que mon compère du soir a su la réaccorder.

Surtout, l’homme en moi trouve que Stéphanie pourrait se remettre en cause, juste après l’intervention de son père, sans aller jusqu’à se poser la question de sa responsabilité dans le départ de Marc, elle pourrait s’interroger sur ce qu’elle aurait pu faire pour préserver son couple, relire Alexandre Jardin, par exemple. Ca permettrait de sauver la face du quart masculin de l’assistance.

Oui, c’est clairement une pièce qu’on va voir entre copines capables de comprendre certaines références physiologiques et/ou temporelles, il n’y a peut-être pas besoin de sauver le tiers masculin de l’assistance, finalement. Il est venu, ce tiers masculin, à lui d’assumer le regard entendu « ah, tu vois, tous les mêmes » à la sortie.

Aux Feux de la Rampe jusqu’au 28 mars – mercredi 21h30

Avec : Martine Fontaine
Texte et mise en scène : Bernard Jeanjean

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s