
Un certain penchant pour la cruauté à la Reine Blanche : Muriel Gaudin bouscule la vie ronronnante d’une famille bien pensante, chacun se laissera aller au penchant naturel de l’homme pour la cruauté. Une mise en scène subtile de Pierre Notte.

Un certain penchant pour la cruauté à la Reine Blanche : Muriel Gaudin bouscule la vie ronronnante d’une famille bien pensante, chacun se laissera aller au penchant naturel de l’homme pour la cruauté. Une mise en scène subtile de Pierre Notte.

Toute une vie sans se voir au Studio Hébertot : à travers les messages musicaux qu’ils se sont envoyés après leur rupture, Julie Rousseau et Bastien Lucas mettent en perspective le mythe d’Orphée et Eurydice, les blessures de Michel Berger, les remords de Véronique Sanson. C’est superbe.

Toutes les choses géniales au Lavoir Moderne Parisien : un spectacle rafraichissant et cathartique, Laurence Gray est une petite fille qui se construit malgré la chape d’une mère suicidaire à qui elle n’arrive pas à redonner le goût de la vie.
On échange sur et on recommande :

L’Arbre à Sang aux Plateaux Sauvages : dans le bush, une mère, deux filles, le corps du père. La fin d’un calvaire. Un texte au scalpel d’Angus Cerini, mis en scène à l’os par Tommy Milliot. Un coup de cœur pour ces émotions brutales, viscérales, à voir absolument

Viril(e.s) au Théâtre Lepic : à travers le témoignage de cinq jeunes femmes inattendues, Marie Mahé construit une nouvelle forme de virilité, une force assumée où chacun peut occuper une place, la sienne. Un grand coup de cœur.

Ceux qui restent : à voir au Funambule Montmartre. Un spectacle bienveillant, d’une grande douceur. Sur le sujet fort de la mort choisie, Camille Prioul nous offre une belle histoire d’amours, de transmission et de choix, appuyée sur une belle et juste distribution.

Eurydice au Poche Montparnasse : un texte poétique de Jean Anouilh, une mise en scène enlevée d’Emmanuel Gaury, une belle distribution. Le mythe d’Orphée vu par les yeux d’Eurydice. Un beau moment de théâtre, un propos engagé contre le paternalisme. A voir.

Olympe de Gouges, plus vivante que jamais au Lucernaire : Céline Monsarrat raconte avec talent la vie de celle dont la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne traçait la route des féministes pour plusieurs siècles.

Niquer la fatalité aux Plateaux Sauvages : Estelle Meyer dans une performance chorale, tribale, tripale, un dialogue avec Gisèle Halimi, un appel à sortir de la fatalité qui marque les femmes pour qu’enfin hommes et femmes vivent libres et apaisés

Killology à La Reine Blanche : Benjamin Guyot met en scène le texte de Gary Owen. Une plongée dans une ultra violence esthétique, une interrogation sur l’influence des jeux vidéo sur le comportement des jeunes désorientés. Aurez-vous l’estomac assez solide pour vous y confronter ?

Un juge à la Reine Blanche : Fabio Alessandrini nous renvoie à la différence entre loi et justice, en posant un regard critique sur le fonctionnement de cette dernière. Une belle performance d’acteur pour un vrai moment de théâtre

Zoo Story au Poche Montparnasse : Pierre Val et Sylvain Katan sur un texte d’Eward Albee, dans un duel à Central Park convaincant et finement joué

Gargantua au Poche Montparnasse : Pierre-Olivier Mornas, la trogne réjouie et l’œil brillant, pour un moment un peu hors du temps à entendre les grands moments et les morceaux de bravoure du texte de Rabelais. Allez-y, c’est bien.

Mon Père (pour en finir avec) au théâtre La Flèche : une histoire de famille, du grand Pierre Notte, servi par une distribution aux petits oignons. Ça balance, ça pétille, c’est caustique et irrévérencieux. J’ai pris un pied intégral.
On échange sur :
– La Nostalgie des Blattes à La Manufacture des Abbesses vu et chroniqué par Guillaume et David
– Jeanne et Solal au Théâtre de Nesle vu et chroniqué par Guillaume
-Il n’y a pas de Ajar au Théâtre de l’Atelier vu et chroniqué par David
On conseille :
– Le Poids du Mensonge à La Manufacture des Abbesses vu et chroniqué par Guillaume
– La Banquise au Théâtre de Belleville vu et chroniqué par Guillaume
– Dernières Notes au Studio Hébertot vu et chroniqué par Guillaume
– L’Education Sentimentale au Théâtre de Poche Montparnasse vu par David
On annonce et recommande :
– Miséricordia au Théâtre du Rond Point à voir par David
– Border Line au Théâtre de Passy à voir par David

Le Poids du Mensonge à la Manufacture des Abbesses : une plongée dans les dernières heures d’un de ces menteurs pathologiques qui ont construit leur vie sur un faisceau de supercheries, et qui partent dans un bain de sang. Mitch Hooper signe un bon thriller, interprété par une belle distribution.

Jeanne et Solal – Théâtre de Nesle : laissez-vous secouer par cette tornade émotionnelle et poétique, la danse de Jeanne dont la mémoire s’efface, qui lutte pour conserver le souvenir de son amour pour Solal. Un très beau spectacle écrit et mis en scène par Emily Lombi, superbement dansé par Capucine Derval et Clément Vergnaud.

Le P’tit Goust au Théâtre de Nesle : Jean-Jacques Boitard, le barde troubadour, dans un spectacle familial qui touchera les adultes tout autant qu’un jeune public.

Le Sas au Théâtre de Nesle : au bout de seize ans, une femme va sortir de prison. Pendant sa dernière nuit, nouée d’angoisses, sans une pensée pour ce qui l’a précédée, elle revit sa vie en prison.