Le journal d’un fou

Sylvain Zarli est Propitchine, le héros du Journal d’un Fou de Nicolas Gogol, mis en scène par Stéphanie Slimani sur la scène du Tremplin Théâtre.

fou

Sur scène, une grande malle. En fond sonore, « Le Dey d’Alger a une verrue sous le nez ».

Sylvain Zarli entre en scène, il est Propitchine, tailleur des plumes de son directeur, il tombe amoureux de sa fille Sophie, perd le sens de la réalité, espionne la correspondance de Medji, la chienne de Sophie, comprend qu’il est le roi d’Espagne, s’imagine que l’asile dans lequel on l’emmène est son palais.

On sent un sacré boulot de préparation, de mise en scène derrière cette adaptation de la nouvelle de Gogol, et Sylvain Zarli donne un Propitchine crédible qui sombre petit à petit, passant de la vie ennuyeuse d’un employé de bureau proche de l’inutilité à la folie profonde.

Du coup la première partie m’a paru manquer un peu de rythme, et j’ai apprécié l’apparition de Medji le chien, et l’accélération constante qui marque la montée progressive de la folie. J’ai également eu le sentiment que la mise en scène très précise tenait le comédien à la bride courte, son regard se ressent de son application, il s’en est libéré à la fin, et là c’était parfait.

Au Tremplin Théâtre jusqu’au 8 mars 2019
Du 04/01 au 02/02 : vendredi-samedi 20h30
Du 02/02 au 23/02 : samedi 20h30
Du 28/02 au 08/02 : jeudi-vendredi 20h30

Texte : Nicolas Gogol
Adaptation : Stéphanie Slimani
Avec : Sylvain Zarli
Mise en scène : Stéphanie Slimani

Eligible aux P’tits Molières 2019

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