Cérémonie P’tits Molières 

Beau moment, hier soir, que la cérémonie de remise des P’tits Molières 2015. Il y avait de l’animation, de l’émotion. Sous la double houlette de Pierre Boiteux, Président de l’association, de Ladislas Cholas, digne parrain. Avec les intermèdes de Benjamin et Hadrien (penser à aller voir leur spectacle).

Il y avait les lauréats pour qui j’avais voté, ceux pour qui j’aurais pu voter, ceux à côté de qui j’étais passé ce soir là. Déception pour Huis Clos, qui (mais ce n’est que mon avis) méritait plus. Fierté pour Arnaud Lechien, excellent comédien dans une pièce rapidement oubliée. Vous trouverez les autres lauréats sur le site des P’tits Molières quand il sera à jour.

Tous touchants, tous pleins d’émotion. C’était étrange de sentir la tension qui saississait les troupes quand l’un d’entre eux était nommé, leur fierté quand l’une d’entre eux gagnait. On parle de troupes de théâtre, c’est vraiment un travail d’équipe, une équipe.

Jusqu’au point d’orgue de la cérémonie, le P’tit Molière d’Honneur, celui qui est donné par les salles, le bureau et le CA de l’association. Celui que je comprends comme leur position institutionnelle, leur vision de l’étalon Qualité, la direction dans laquelle ils veulent emmener la ligne éditoriale de leurs salles. Alzimmer.

Ici, je suis chez moi, je dis ce que je pense. Quand le comédien est entré en rampant sur la scène, je me suis demandé ce que je faisais là (en clair, c’est le moment où on se dit « Et merde… »), rien n’est venu sauver ce spectacle, rangé en sortant dans la catégorie des ÇaC’estFait. Sur une échelle de 1 à 5 ? 0.

Ce choix est, comme tout choix, respectable. Je ne le juge pas. Mais je ne le partage pas. Et je me demande ce que je fais dans ce jury.

Parce que si c’est Alzimmer qui est l’étalon de qualité des P’tits Molières, je me sens dans l’aventure comme un poisson dans une volière, comme un végétarien chez Hippopotamus.

Être juré des P’tits Molières, c’est aussi aller voir des pièces improbables dans des salles désertes et froides, parfois ne pas aimer du tout, parfois être surpris par la pépite qui vient de se jouer sous vos yeux, séduit par l’âme et le courage des acteurs.

L’étalon institutionnel de la qualité c’est Alzimmer ? Je vais acheter une télé et regarder H…..a, au moins je serai confortablement assis au chaud et je pourrai lire un bouquin devant l’écran silencieux

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