
Ex Machina aux Plateaux Sauvages : un beau spectacle coup de poing, Carole Thibaut démonte la machine de la domination patriarcale qui se reproduit, lance un cri de guerrière, un appel tripal à sa destruction

Ex Machina aux Plateaux Sauvages : un beau spectacle coup de poing, Carole Thibaut démonte la machine de la domination patriarcale qui se reproduit, lance un cri de guerrière, un appel tripal à sa destruction

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée à l’Essaïon : Agathe Quelquejay et Michel Laliberté, dirigés par Xavier Lemaire, donnent une version jouissive et jubilatoire de la pièce en un acte de Musset. C’est juste savoureux.

Une merveilleuse histoire de sexe dégueulasse à La Reine Blanche : une folie déjantée de Pierre Notte et Benoit Giros, pour les adultes avertis qui s’amuseront à assister à la représentation autant que les acteurs à la jouer.

L’incroyable épopée de François 1er, à La Contrescarpe : un spectacle familial de Rémi Mazuel et Alain Peron, énergique et sympathique, qui suit les codes des dessins animés. Derrière le grand François 1er se cachaient non pas une, mais deux femmes, sa mère et sa sœur !

Furie à La Flèche : une plongée dans les émotions d’UNE pilote de F1, être une femme ajoute à la pression qui pèse sur ses épaules. Une belle exploration par Leonor Oberson de ce que permet l’espace du songe au théâtre.

Bâtards à l’Atalante : sur la base d’une histoire d’amour classique qui prend fin, Louise Dupuis construit la vision d’un rêve féministe extrême. Du théâtre du réel, un texte bien fait, bien servi, qui fait rire le spectateur et l’incite à la réflexion.

Si Les Déchargeurs se sont arrêtés au cœur de l’été, l’esprit qui sous tendait le projet continue à vivre. Rémi Prin et Emmanuelle Jauffret viennent en effet de voir leur proposition retenue dans le cadre de l’Appel à Projet lancé par la Ville de Saint Denis concernant La Belle Etoile.

Oh les beaux jours au Théâtre de Nesle : Véronique Boulanger est une belle Winnie, dans ce quasi monologue de Beckett, elle offre au spectateur un miroir où il se retrouvera face à lui même et à son âge qui avance
L’épisode du 17/11/23 est en ligne. Dans cet épisode, deux minutes pour vous conseiller d’aller voir :
– 00:44 Méduses en tournée
– 03:04 La Place au Théâtre La Flèche
Et une minute pour vous parler de :
– 04:27 Le Bateau pour Lipaïa au Studio Hébertot
– 05:28 Le Cabaret d’Eva Luna en tournée
– 07:14 Le Crédit à l’Essaïon Théâtre

Si tu t’en vas à La Reine Blanche : Kelly Rivière et Pierre Bidard, un dernier échange entre l’élève et la prof, son premier pas dans l’âge adulte, une belle réflexion sur la mission du professeur de lycée.

Et par elles à la Flèche : un spectacle Feel Good construit comme un livre de développement personnel, avec la même forme de naïveté rafraichissante. On en sort en voyant le monde sous un meilleur angle, en ayant reçu au passage quelques rappels nécessaires.

Le Crédit à l’Essaïon : Clooney-Chevallier cherche à obtenir un crédit de son conseiller Laspalès-Travolta. Du bon gros rire efficace aux dépens d’un banquier qui se termine avec un zeste d’humanité. Un numéro sympathique d’Auguste et de Clown Blanc porté par Jean-Pierre et Sylvain Bugnon.

ADN reprend au Théâtre Paris Villette : pour sa première mise en scène, Marie Mahé signe une très belle adaptation du texte de Dennis Kelly, ce qui commence comme la chronique d’un harcèlement qui dérape devient rapidement une analyse au scalpel du fonctionnement des groupes, passée au filtre de ce qui fait, ou pas, notre humanité.

Le cabaret d’Eva Luna au Théâtre de Nesle : Michael Batz met en scène trois contes réalistes d’Eva Luna d’Isabel Allende pour porter la mémoire du coup d’état de 1973 au Chili. Un beau travail, un spectacle goose bumper.

Le bateau pour Lipaïa au Studio Hébertot : Bérengère Dautun et Emmanuel Dechartre, mis en scène par Gil Galliot. Deux grands comédiens dans une histoire d’amour aux tempes grises, un instant suspendu hors du temps.

Méduses à l’Athénée Louis Jouvet : de et par Mélie Néel. Méduse avait presque quinze ans, elle a été violée par un de ses amis. Un texte fort, dur, pas lourd. Une invitation à réfléchir sur la réalité du viol et à la façon dont la société ne s’en occupe pas vraiment.

La Place à La Flèche : Marie Bucher, mise en scène par Michèle Harfaut, est étonnante dans ce seule en scène adapté du livre d’Annie Ernaux, elle fait revivre les souvenirs de son père sans s’attarder sur les considérations sur la langue ou le sentiment de trahison de classe.

Le Petit Chaperon Rouge de Joël Pommerat à La Huchette : une version initiatique, pas moralisatrice, du conte de Perrault, portée avec talent et énergie par Nina Cruveiller et Nina Ballester, à voir par toutes les générations, et dès l’arrivée au collège.

Vous avez dit Romantique ? : quand une princesse badass vient sur scène avec sa harpe, ça dépote. Claire Galo-Place, dans un spectacle savoureux qui mêle stand up et récital, anecdotes et leçons de vie.

Les Membres Fantômes au Théâtre La Flèche : Charlotte Laemmel et Gaëtan Peau emmènent le spectateur dans le quotidien de Pascal et Sandra, un frère et une sœur qui n’ont rien. Une pièce tendre et juste, finement interprétée, à l’humour sincère, qui observe sans juger.