Pour que l’année soit bonne et la terre fertile : un spectacle perché où j’ai chopé deux fous rires

Pour que l’année soit bonne et la terre fertile au Théâtre 13 : 75 % d’humour naturel introspectif sur le collectif Mind The Gap, 25 % de Barbapapa déguisés en chamanes poilus qui dansent. C’est perché, distrayant, pas impérissable, j’ai chopé deux fous rires.

Sur la scène, dans le noir, cinq personnes sont groupées. Théo, est-ce que tu peux allumer, s’il te plait ? La scène aussi. Leur gêne est tangible. C’est un peu difficile à annoncer, on est là pour vous dire qu’il n’y aura pas de spectacle…

La photo d’un costume à base de poils leur avait donné l’idée d’un spectacle, le projet n’a pas abouti, du coup ils racontent leur histoire, leurs histoires. Une logorrhée naturelle, qui rentre dans tous les détails, par cinq personnages tranchés. Petit à petit, les poils apparaissent, puis les costumes.

Le texte, souvent plein d’humour, se perd parfois dans ses circonvolutions, j’ai apprécié la naturel du jeu et la fluidité de la mise en scène de Solenn Louër, Julia De Reyke, Anthony Lozano, Coline Pilet et Thomas Cabel, les membres du collectif Mind the Gap.

Plus tard, les monstres poilus se trémoussent sur scène sur fond de musique électro. L’effort physique des comédiens est intense, à deux reprises, j’ai été pris à deux reprises d’un fou rire inextinguible. Il manque peu de choses pour que la salle les soutienne en battant des mains en rythme, c’est dommage que pris dans leur trip qu’ils n’aillent pas chercher ce renfort.

Pour que l’année soit bonne et la terre fertile est un spectacle inclassable du collectif Mind the Gap qui n’a pas d’autre ambition que de vous distraire et vous faire passer un bon moment. 75 % d’humour introspectif, 25 % de danse de chamanes costumés en Barbapapa poilus qui dansent comme les Teletubbies. Ils y arrivent plutôt bien, même si le spectacle n’est pas impérissable.

Au Théâtre 13 jusqu’au 06/12/24
Du lundi au vendredi : 20h00; samedi : 18h00
Durée : 1h00

Création et jeu : Solenn Louër, Julia De Reyke, Anthony Lozano, Coline Pilet, Thomas Cabel
Compagnie : Mind The Gap

Visuel : Mind The Gap

Cette chronique a été publiée pour la première fois sur www.jenaiquunevie.com

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