L’Arche

Comédie musicale barrée, L’Arche place ses nombreux personnages, aussi improbables que désespérés, face à leurs choix, individuels, collectifs, ou d’intérêt général.

Arche

Sur scène, les coulisses d’un théâtre délabré, le casting d’une comédie musicale sans moyens montée autour d’une starlette oubliée de la télé-réalité. Un projet urgent, même le gardien du parking d’à côté y trouve sa place.

Ils galèrent. Sur tout. Même leur projet n’en est pas un, le propriétaire du théâtre est aussi le producteur de la starlette, il n’attend que l’échec de son caprice pour la remettre sur des projets rémunérateurs.

Ils galèrent, finiront par y arriver. Trouver le succès, mais surtout faire de leur équipage disparate une équipe soudée et solidaire.

Dans l’Arche, j’ai vu une belle comédie musicale. L’équipe est nombreuse, elle fonctionne. Ils chantent sans micro, ça devient suffisamment rare pour être signalé. Une belle scénographie, une mise en scène rythmée, des situations intéressantes et variées.

Peut-être trop de situations, et c’est mon bémol. On parle du réchauffement climatique, de la difficulté de monter un spectacle, de la valeur absolue de l’intention d’un projet, de l’importance de savoir faire les choses pour rien, des producteurs-manipulateurs. De la relation entre les uns et les autres, des couples se forment, le pianiste vit une rupture difficile, un homo vieillit difficilement, un enfant va naitre… Ca finit par faire beaucoup d’histoires à suivre en pointillé, je m’attachais à certains des personnages, pas à d’autres, du coup mon attention montait et descendait en fonction de l’avancée de l’action.

J’ai grandement apprécié la séquence Revival, comédie musicale genre année 1970, si vous vous êtes assis dans un siège du théâtre St Martin à l’époque… tout y est !

Ils jouent avec les mots, avec les situations, ils chantent, ils dansent, ils jouent. C’est loufoque, farfelu, complètement barré. Ca part dans tous les sens, quand on croit que c’est fini il y en a encore. Ils ont osé ? Ils ont osé. Le public applaudit à la fin de chaque séquence, et longuement à la fin de la représentation.

Baroudeur a apprécié l’humour du spectacle, il a réussi à suivre la majorité des personnages, et perçu le message sur le réchauffement climatique. Fléchette a trouvé le spectacle plutôt amusant, partant un peu dans tous les sens, un peu trop décousu.

Le Dandy a apprécié le spectacle, qu’il a trouvé surprenant. Le Petit Prince est plus mitigé, qui s’est parfois ennuyé. Ils ont trouvé les personnages attachants, le spectacle amusant. Ils ont apprécié la qualité de la scénographie, mais ont eu du mal à suivre ce qui arrivait à chacun des personnages.

Au Théâtre 13 – Jardin jusqu’au 16 décembre 2018
Du mardi au samedi : 20h00 / dimanche 16h00

Texte : Olivier Denizet, Suzanne Legrand
Musique : Arthur Gueyffier, Suzanne Legrand
Avec : Olivier Denizet ou Victor Lockwood, Louise Larret, Suzanne Legrand, Quentin Morant, Sofia Naït, Daniel Njo Lobé, Jonathan Pinto-Rocha ou Arnaud Saint-Père, Zaharie Saal, Isabelle Turschwell ou Virginie Bracq, Paul Vignes
Mise en scène : Suzanne Legrand, Victor Lockwood, Olivier Denizet

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