Nous qui sommes cent

Si vous avez besoin ou envie de voir évoluer les trois profils de l’analyse transactionnelle au cœur d’une même action… cette pièce est faite pour vous.

100Quand le public entre dans la salle, les actrices sont déjà sur scène, en nuisettes, assises au milieu d’un désordre de robes, pantalons, chaussures. Accrochés de ci de là, des cintres, certains portent des numéros, 1, 30, 23, 65, 100. Il y a une musique, un peu obsédante. Le noir se fait, les actrices avancent sur le bord de la scène, comme si elles allaient sauter du haut d’un immeuble, « On est prêtes », et finalement « On recommence ». Alors elles renaissent, dans un moment presque burlesque.

Trois actrices qui repassent la vie d’une même personne en revue, sont-elles en train de rejouer le match, est-on dans le moment qui précède la mort et durant lequel, parait-il, on revoit passer sa vie. Trois actrices, j’y ai vu les trois facettes de l’analyse transactionnelle, il y a l’adulte, le parent, l’enfant, cette grille de lecture va tenir toute la durée de la pièce, chacune restera dans son rôle, dans sa facette, bien typée. Elles dialoguent, repassent les moments, quelques moments agréables, plus souvent d’autres désagréables, il y a de l’illusion, beaucoup de désillusion, de déception. Un traumatisme d’enfance, bien caché, bien dénié.

Une seule personne, un seul cerveau, dans ce cerveau interagissent le parent, l’adulte, l’enfant. Très typés. Jusqu’au moment où l’adulte tuera le parent et l’enfant.

Je suis sorti avec un sentiment très mitigé. La scénographie est intéressante, la pièce est plutôt bien jouée, son propos ne m’a pas embarqué, de ces propos qui jouent sur un pathos facile avec des ficelles un peu trop grosses et un peu trop visibles. Elle aurait meilleure place dans un séminaire d’entreprise, une formation aux profils de l’analyse transactionnelle, avec un animateur qui les mettraient en évidence.

Avec le souvenir de la (presque) dernière phrase, « Souvenez-vous que la dernière heure ne sonne jamais, et que personne ne peut-être plus nombreux que nous », celle là m’a parlé.

Au Théo Théâtre jusqu’au 22 avril 2018 – samedi 17h30 dimanche 19h30

Une pièce éligible aux P’tits Molières 2018

Texte de Jonas Hassen Khemiri
Avec : Emmanuelle Balas, Jenny Lepage, Stéphanie Pitoun
Mise en scène de Pascal Contival
Compagnie le cri de l’escargot

 

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