Les Caprices de Marianne – Ciné XIII

Très beau moment de théâtre hier soir au Ciné 13, avec Les Caprices de Marianne. C’est pour avoir de belles surprises que je hante les salles, et quand j’en trouve, je dis BRAVO.

octave

Je ne vous raconte pas l’argument de la pièce, Marianne, Claudio, Celio, Octave, ils sont tous là, Marianne fait sa mijaurée, Claudio tente d’éviter le destin qu’il s’est choisi, Celio souffre mollement, et Octave meurt en bad boy.

Les Chaises de Jardin donne une version actualisée de la pièce de Musset, en gardant le texte, en transposant l’action dans un univers à La Fureur de Vivre d’Octave, et d’une touche de Godard, pour la mijaurissime  Marianne.

Je ne suis pas le plus grand des romantiques, Les Caprices renvoient à bien des épisodes de ma vie, j’en ai croisé des Claudio qui souffraient des écarts de leur trophée, des Marianne desséchées de n’avoir pas cédé ou épanouies de l’avoir fait, quand à Octave, dans la vraie vie, il saute sur l’occasion, enfin je crois, et puis quand on peut rendre service…

J’ai vu bien des versions ennuyeuses et morales des Caprices, là j’ai vraiment adoré la mise en scène de Patrick Alluin et Simon Coutret, la façon actuelle dont ils font dire le texte, la magie avec laquelle les longues tirades sont expédiées, on est là pour éprouver de l’empathie pour le rôle, pour enchainer l’action, pas pour entendre un acteur qui s’écoute déclamer une longue envolée.

J’ai apprécié la scénographie, ce plateau tournant qui transforme en un instant la porte de la maison d’Octave en chambre de Marianne, j’ai ri aux intermèdes chantés (vous n’entendrez plus Hélène de Roch Voisine sans éclater de rire). J’ai beaucoup aimé Simon Coutret en Octave Dean, Justine Thibaudat en Marianne Javal. J’ai une certaine admiration pour la façon dont Constantin Balsan est Celio, qui lancine mollement.

J’ai surtout admiré le travail de troupe, l’un sort de scène et va immédiatement changer un rideau, l’autre pousse le plateau tournant pendant que l’action se poursuit, surtout, à la fin de la pièce, après des applaudissements nourris et mérités, ils s’y mettent tous, il faut démonter le décor, une pièce se donne dans une demi heure, pas le temps d’attendre que les spectateurs aient quitté la salle.

OliveOyl a beaucoup aimé le parti pris de la mise en scène et le jeu d’Octave, Baroudeur a trouvé la pièce « très bien ».

Je laisse le mot de la fin à Fléchette : « Un peu compliqué à suivre mais j’ai suivi. En fait ça raconte les caprices des hommes pour Marianne. C’était beau et bien joué. J’ai eu un peu peur à un moment. »

Le site du théâtre

La page Facebook de la pièce

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