
Ma Séraphine à l’Espace Roseau Teinturiers : une pièce sympathique, qui se laisse voir avec plaisir. Sous l’oeil pédant d’un marchand d’art, sur fond de montée des extrémismes, une artiste pleine de talents est emportée par la folie.

Ma Séraphine à l’Espace Roseau Teinturiers : une pièce sympathique, qui se laisse voir avec plaisir. Sous l’oeil pédant d’un marchand d’art, sur fond de montée des extrémismes, une artiste pleine de talents est emportée par la folie.

La Dernière Bande au Chapeau Rouge Théâtre : vous aimez le théâtre de Beckett ? Allez voir Jean-Charles Rousseau Rieznikof, dans une mise en scène de Fabrice Eberhard. Vous passerez un grand moment de théâtre.

Zola l’infréquentable au théâtre Baretta : on entre dans la salle pour recevoir une piqure de l’histoire du XIXe siècle, on en sort en se souvenant que l’histoire est un éternel recommencement.

MU.e à La Scierie : une pièce superbe. Le Petit Théâtre de Pain vous offre une mise en abyme dystopique, un beau travail de troupe, une invitation à regarder les choses en face, à agir plus que subir.

La Nuit des Rois au Lucernaire : Benoît Facerias concentre l’action sur la maison de Viola. Une version courte et convaincante, une conclusion sympathique pour une journée en famille, ou une bonne idée pour commencer une soirée entre amis.

Que faut-il voir à Avignon cette année ? Que nous conseillez vous ? Dans l’épisode du 23/06/23 du podcast Le Rendez-vous Théâtre, Guillaume d’Azémar de Fabrègues et David Rofé-Sarfati ont chacun choisi dix pièces, et ils vous expliquent pourquoi vous pouvez aller les voir. Ces vingt pièces pourront constituer l’ossature de votre Avignon 2023. Une liste à compléter de vos envies, vos intuitions, vos découvertes. Bonne écoute… et bon Avignon !

Une vampire au soleil à La Manufacture : une vampire se livre, s’expose. Un coup de cœur pour ce très beau conte porté par Marik Renner et Marien Tillet, dont on tire une leçon de vie. Un spectacle sombre à ne pas rater. Merci, et bravo.

Voyage avec un âne au Funambule Montmartre : pour se retrouver quand l’amour l’a quitté, RL. Stevenson part marcher sur les chemins des Cévennes. Un joli tableau naïf, plein de poésie et d’humour, une pièce rondement emmenée.

À-mort au Rond Point : au début conférence extraordinaire sur l’art de la réincarnation, le spectacle d’abord amusant tourne rapidement en rond. On remarquera la palette et la qualité du jeu de Manon Chircen.

L’Amant de Pinter à l’Atelier : qui est cet amant qui vient voir Sarah l’après midi sans que Richard s’en offusque ? Ludovic Lagarde emmène Valérie Dashwood et Laurent Poitrenaux dans les méandres de cette vérité de film noir. A voir en diptyque avec La Collection.

La Collection de Pinter à l’Atelier : que s’est-il passé entre Stella et Bill dans cet hôtel, un soir de semaine à Leeds ? Entre rires et mensonges, une vérité apaisera les esprits. Ludovic Lagarde offre le luxe du temps à Mathieu Amalric, Valérie Dashwood, Micha Lescot et Laurent Poitrenaux, tous savoureux.

T’as fait danser ma planète – Coin de la Lune, 17h55 : Roxane Le Texier porte cette jolie comédie musicale romantique pour actrice multi-talentueuse, les émotions d’une jeune femme qui découvre l’amour, la routine, le manque. Et qui repart.

Un dernier rêve pour la route au Rond Point : un texte intelligent, une mise en scène esthétique, une belle distribution. Une femme enfermée entre les griffes de sa mère et le regard des hommes. Un thème fort, dont l’horreur se révèle petit à petit.

Cahin Caha aux Déchargeurs puis à La Scala Provence : Daniel Martin et Jean-Claude Leguay servent le texte de Serge Valetti avec une gourmandise contagieuse. Une pépite de non-sens philosophique, à ne pas rater.

Eurydice au Poche Montparnasse : un texte poétique de Jean Anouilh, une mise en scène enlevée d’Emmanuel Gaury, une belle distribution. Le mythe d’Orphée vu par les yeux d’Eurydice. Un beau moment de théâtre, un propos engagé contre le paternalisme. A voir.

La force du coquelicot – Espace Roseau Teinturiers – 16h50 : une jolie invitation à vivre selon les principes du Kintsugi, cet art japonais qui consiste à réparer les céramiques cassées en sublimant leurs brisures avec de la poudre d’or.

L’homme et le pêcheur – Pierre de Lune – 19h15 : le clown blanc et l’auguste réunis sur un ponton le temps d’une réflexion sur la vie. Une jolie pièce qui se laisse voir avec plaisir.

C’est extra, c’est extra aux Déchargeurs : Wanda Bernasconi vous emmène revivre la vraie première fois, celle des quinze ans, dont on se souvient toute sa vie. Un chouette spectacle tendre et touchant.

Le Président à La Reine Blanche (15h00) : Matila Malliarakis dans un rôle écrit pour lui, l’histoire d’un acteur qui devient président puis chef de guerre. Un texte au propos polémique et clivant, à la position mal étayée, qui alimentera votre discussion d’après spectacle.

La Vie Interdite à l’Oriflamme (20h15) : Christian Mulot adapte le livre de Didier van Cauwelaert, la vision caustique d’un homme qui vient de mourir et découvre la réalité de sa vie à travers les réactions de son entourage.