
Une vampire au soleil au Théâtre Dunois : une vampire se livre, s’expose. Une putain de pièce, portée par deux grands artistes. C’est violent ? oui. On prend la fin dans la gueule ? oui. Mais quel grand moment.

Une vampire au soleil au Théâtre Dunois : une vampire se livre, s’expose. Une putain de pièce, portée par deux grands artistes. C’est violent ? oui. On prend la fin dans la gueule ? oui. Mais quel grand moment.

L’Os à Moelle à l’Artistic Théâtre : Anne-Marie Lazarini donne une nouvelle dimension aux textes de Pierre Dac, servis par Cédric Colas, Emmanuelle Galabru et Michel Ouimet. Un spectacle convaincant, qui réapprend au spectateur que le rire conscient du fond des choses est aussi une arme pour dénoncer l’inacceptable.

Toute une vie sans se voir reprend au Studio Hébertot : à travers les messages musicaux qu’ils se sont envoyés après leur rupture, Julie Rousseau et Bastien Lucas mettent en perspective le mythe d’Orphée et Eurydice, les blessures de Michel Berger, les remords de Véronique Sanson. C’est superbe.

Les Petits Chevaux à La Reine Blanche : glaçante autant qu’émouvante, la quête d’Hortense, une enfant née dans un Lebensborn, à la recherche de ses origines. Une histoire documentée, un spectacle collectif, fin et intelligent, aussi beau que bouleversant, un spectacle nécessaire.

Plastique, le Grand Emballement à La Reine Blanche : Nathalie Gontard lance l’alerte, le plastique est un tueur en série, il agit dès sa fabrication, on ne sait pas le recycler. La seule solution : s’en passer. Une conférence dérapante animée par Jade Duviquet et ponctuée par le zoomorphe Cyril Casmèze

Indigeste au théâtre Clavel : Théo Defaux et ses complices poussent à fond les curseurs de l’excès et du grotesque dans un univers inspiré du Diner de Con, de Delicatessen, de La grande bouffe et de l’Aile ou la cuisse. Pour ceux qui aiment les pièces de copains.

Le Prince à la tête de coton à La Flèche : un texte fin et touchant de Nicolas Porcher, l’histoire d’une famille dont le père est atteint d’aphasie primaire progressive. Une histoire d’amour ébranlé, un spectacle d’une grande bienveillance. Une pépite à ne pas manquer.

Tout le monde il est Jean Yanne au Funambule : un récital d’Anne Cadilhac et Eric Perez, finement mis en scène par Yann de Monterno, pour retrouver avec plaisir les chansons et les aphorismes de Jean Yanne. Son esprit corrosif, incisif et cynique lui a valu d’être viré de partout, vous sortirez en regrettant que personne n’ait pris le relais.

Terrain Vague aux Plateaux Sauvages : Florence Valéro va chercher l’enfant insouciant au fond du cœur du spectateur. L’histoire touchante de deux enfants des années 90 qui se recontacte longtemps après, sur fond de ces différences qui nous rassemblent.

Brasser de l’air et s’envoler à La Flèche : Xavier Guelfi emporte son idéaliste échevelé dans une frénésie de non-sens. Un premier jet perfectible à suivre sur la durée.

Comme le nageur au fond des mers au Théâtre Ouvert : la quête mémorielle de Thomas Farrigue. Une pièce de Bérengère Jannelle, un film noir très esthétique sur fond de Méditerranées.

Futur aux Plateaux Sauvages : Le Groupe Fantôme vous parle d’un futur onirique et apaisé. Pour qu’il existe, une rencontre originale doit se produire. Sous vos yeux. Ils vous racontent l’histoire, elle s’est produite. Ne passez pas à côté.

Un chapeau de paille d’Italie au Lucernaire : Emmanuel Besnault et Benoît Gruel font du vaudeville de Labiche une gesticulation régressive et potache. Vous aimerez, en bande ou en famille. Ou vous pincerez les lèvres. Il n’y a pas de milieu.

Les Diaboliques au Poche Montparnasse : un coup de cœur pour cette pièce magistrale de Christophe Barbier (mes Nicolas Briançon) qui vous coupera le souffle. Qui est le plus diabolique, de celui qui est emporté par son désir animal ou du témoin silencieux qui laisse faire ?

Les Consolantes au théâtre de l’Etoile du Nord et au Théâtre 13 : Pauline Susini raconte les hommes et les femmes qui se réparent comme ils peuvent pendant que l’histoire collective écrit la mémoire des attentats du 13 novembre 2015

La Femme à qui rien n’arrive à La Scala Paris : Léonore Chaix très touchante nous offre un conte moderne et terrifiant, un petit bijou de tendresse et d’humour glacé, un bonbon à savourer dont on sort sur un petit nuage de bonheur.

Le Rêve d’un drôle d’homme au Théâtre de Nesle : un voyage onirique et initiatique qui va transformer un homme au bout du rouleau. Jérôme Deschamps et Lexia Bonnaud donnent une vie intense au texte de Dostoïevsky.

Le Moment Psychologique à La Scala : une eau forte minimaliste et surréaliste, deux alternatives pour un choix de société. Allez découvrir ce très beau texte de Nicolas Doutey finement mis en scène par Alain Françon.

Fatatras au Poche Montparnasse : on retrouve avec plaisir le Prévert qu’on apprend à l’école, le scénariste, le surréaliste, le politique corrosif. Un spectacle consensuel et gouailleur porté par la pétillance d’Anne Baquet et la lunarité de Jean-Paul Farré

Old Up à La Reine Blanche : Tessa Volkine, épatante. Une plongée ultra réaliste dans l’univers des EHPAD où résidents et personnel sont écrasés entre intérêt des financiers et grincements des familles, où persiste un fil d’humanité. Où on ne peut vouloir aller.