Aime-moi

Et si, avec une bande d’amis, on prenait un livre de psychologie homme/femme, et qu’on le lisait à haute voix en retrouvant les travers des uns et les défauts des autres ? C’est un peu ça, Aime-moi, un petit bonbon qui donne le sourire.

Sur scène, un fauteuil jaune orangé. Noir, une voix off , nous allons participer à une séance thérapeutique collective d’une heure, et d’ailleurs ça serait bien si on éteignait nos portables. Lumière, la scène est vide, une femme dans la salle explique qu’elle attend un texto important… puisque personne n’y va, elle va s’assoir sur scène, ça fait peur. Elle s’appelle Gerry, comme la souris; c’est sa mère qui l’a inscrite à cette thérapie, professionnellement elle se cherche, amoureusement ça fait 10 ans qu’elle alterne les relations toxiques et les périodes de célibat… il parait qu’on trouve l’amour en sortant de la séance ?

On va explorer la jalousie de Gerry, sa capacité à se soumettre, à se faire souffrir, ses contradictions. L’accompagner à Venise, la voir faire l’exégèse d’un caractère dans un texto. Des moments vrais de vraie vie, le garçon fait ça dit ça, la fille entend ça pense ça. Gerry finira par se faire respecter.

Je me suis bidonné du début à la fin, et je n’étais pas le seul, même le régisseur riait.

Comme si, avec une bande d’amis, on avait acheté un de ces livres de psychologie de bazar qui assènent d’un ton péremptoire que les hommes et les femmes… ne fonctionnent pas de la même façon (vous savez… Mars n’écoute pas, Vénus ne sait pas lire les cartes…), et qu’on l’avait lu ensemble, en reconnaissant les travers de l’un, les amours de l’autre. On pourrait le prendre au sérieux (et là ça serait terrifiant), mais non, on en rit, ensemble, et ça fait du bien.

Une pastille Vichy, au fond. Pas le plus grand texte du monde. Un texte bien foutu, plutôt vrai, bien enlevé, qui fait du bien. On sort de la représentation avec la banane. La pièce est jouée en alternance par Géraldine Martineau et Diane Bonnot, je l’ai vue avec Diane Bonnot, longuement applaudie.

A voir avec des amis. Pour épiloguer ensuite sur la vérité des situations sans trop les avoir vécues ensemble, c’est plus facile de rire quand on n’est pas trop impliqué. Les filles se reconnaîtront entre elles, les garçons se verront rappeler quelques vérités.

Au Théâtre de Belleville jusqu’au 25 février 2020
Lundi – Mardi : 19h15 / Dimanche : 17h30 / Mercredi 5 février : 19h15

Texte : Géraldine Martineau
Avec : Géraldine Martineau OU Diane Bonnot
Mise en scène : Zazon Castro, Géraldine Martineau

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