Igudesman & Joo – Olympia

J’avoue, je suis fan d’Igudesman & Joo, j’ai vu leur premier spectacle 3 fois, j’avais trouvé que le deuxième ne se renouvelait pas vraiment. Avec Play it Again, j’ai été servi.

L’idée de Play it Again, c’est de reprendre les morceaux joués en rappel de A Little Nightmare Music et de And Now Mozart, adaptés à chaque pays, et d’en faire un spectacle. Il y a plus de travail sur le contexte, et moins sur la musique, ce spectacle met en avant les qualités de linguiste de Joo, les grandes qualités d’acteur de Igudesman, appuyées, bien sûr, sur leurs talents d’instrumentistes, ils se sont rencontrés à l’âge de 12 ans, à l’école de Yehudi Menuhin.

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2Cellos (Black Violin) – Olympia

En une phrase : une performance pour midinettes bien réglée, avec en première partie un beau moment de sincérité.


2 Cellos, ça m’a rappelé l’époque des boys bands, on ne sait pas ce qui est joué et ce qui est sur bande, le show est millimétré, c’est efficace, mais je l’ai trouvé sans émotion aucune. Entrainant et froid.

Black Violin, qui faisait la première partie, c’était bien autre chose. Comme ils l’expliquent, au conservatoire ils jouaient Beethoven, le soir ils écoutaient Jay Z, ils ont assemblé les deux univers. Ils propagent leur vision, on peut faire de la bonne musique avec une casquette et un air cool.

Et ils envoient, DJ, batterie, 2 violons, ils vont chercher le public, l’emmène dans leur trip, un peu hip hop, un peu classique, et ça marche. C’est mélodieux, j’ai savouré.

Un petit goût ? Stereotypes

Faada Freddy – Olympia

En une phrase : une performance vocale incroyable dans un écrin de lumière


Faada Freddy a mis le feu à l’Olympia, pour la soirée de soutien à Helen Keller International, association qui lutte par des moyens simples contre la cécité et la malnutrition.

Accompagné de ses 5 choristes, de ses seuls choristes, sans aucun instrument, Faada Freddy arrive sur scène comme un dandy ingambe, dans un écrin de lumière irréelle.

Les voix flottent, les oreilles ne se croient pas. Aucun instrument ? aucun instrument, juste des voix, des corps.

Mes yeux rejoignent mes oreilles, les chanteurs semblent flotter dans l’air.

Tout s’abstrait des contraintes de l’espace temps, c’est un voyage dans des mélodies irréelles, l’Olympia est debout, tapant dans ses mains, chantant.

Un moment d’humanité, d’union.